‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 147 sur 269 · ESPR · texte numérisé non relu

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Ce sentime cher à la pié reste particuli ILest soutenu saints et des ] que de Meaux vérité claire » dit-il, ayant » par la très- » et les dons » toujours vér » cipe univers » Son entrem s états différe «Marie est la » salut, dit e » mencé par » DIEU, c’est ] » CONSOMMÉ est vrai, par quoique quel propre des vi ment leur dév desseins de 1 servé l’exposi théologiens et précision ct p En effet, saint forme à la th les Grecs avec chez les Latin son maitre, si Blois, saint A et une multit aière de simp

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ESPRIT DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE, 255 Ce sentiment si honorable à la très-sainte Vierge, et si XL

cher à la piété de ses dévots serviteurs, n’est point du oys QE “ste particulier au fondateur du séminaire de Saint-Sulpice. festée surtout Lest soutenu par plusieurs Pères et théologiens, des plus res Fc aiuts et des plus doctes ; et, au jugement du célèbre Evèque de Meaux, il n’est même que la conséquence d’une vérité clairement énoncée dans les livres saints. « Dieu, » dit-il, ayant une fois voulu nous donner Jésus-CHRIST » par la très-sainte Vierge, cet ordre ne se change plus, » et les dons de Dreu sont sans repentance. Il est et sera » toujours véritable, qu'ayant reçu par elle une fois le prin- » cipe universel de la grâce, ndus en recevions encore par » son entremise les diverses applications dans tous les s états différents qui composent la vie chrétienne (1).» 4)œir te «Marie est la coadjutrice de Dieu dans l'ordre de notre Poss“tt, + A:

8e sermon pour » salut, dit encore Bourdaloue ; et comme le salut à com- 4 one Pe » mencé par elle, et par son consentement à la parole de ber. 1° sermon , Pac ; NT L à sur la Nativité,

» Dieu, c’est par elle et par sa coopération qu'il doit être k. ss. » consommé (2). » Cette cons“quence n’a pas été tirée, il (2) Œuvres de + vrai an à anni rog da l’Éoliçca Bourdaloue, 1, est vrai, par le commun des anciens Pères de l'Église, ne srmon quoique quelques-uns l’aient aperçue (3); mais c’est le EH rs Fr, . : : ssomption, 2e

propre des vérités chrétiennes, de recevoir successive- part.

, À ee 13) Saint Kment leur développement, selon les âges de l'Eglise et les nue S. Ie. desseins de la Providence; et Digu semblait avoir ré- fs. S$ Pierre

ue Ré . cure Chryxologue, S.

servé l'exposition de celle-ci, principalement à l’âge des . ce , : NRA . Berncru,

théologiens et des docteurs, qui écrivirent avec plus de précision ct plus de méthode que n’avaient fait les Pères. En effet, saint Jean Damascène, qui donna une nouvelle forme à la théologie, et dont les décisions sont reçues par les Grecs avec le même respect que celles de saint Thomas chez les Latins, saint Thomas lui-même, Albert-le-Grand son maitre, saint Bonaventure, saint Anselme, Pierre de Blois, saint Antonin, Gerson, saint Bernardin de Sienne, et une multitude d’autres docteurs, enseignent par ma-

uière de simple affirmation, et comme on a coutume de

* NOTE 7, p.

XII, Le séminaire de Saint-Sulpi-

ce doit honorer ot faire honorer la vie intérieure de Marie,

(4) Recueil de

divers écrits de

M, Olier, fol. 12,

(2) Ibid, FM,

verso,

(3) Ibid, F. 43.

14) Divers écris spirituels

de M Olier, 1.1.

PARTIE NI, LIVRE I. — SÉMINAIRES, faire, lorsqu'on parle d'un point dont tout le monde doit convenir, que Marie est le canal de toutes les grâces *, Mais ce furent principalement les réformateurs qu clergé dans ces derniers temps, qui donnèrent un nouvel éclat à cette doctrine; et l’on peut dire que, par le ministère des Pères de Bérulle et de Condren, suscités les premiers en France pour le renouvellement de l’ordre sacerdotal, elle prit comme une nouvelle vie dans l’Oratoire, où M. Olier, le Père Eudes et beaucoup d’autres vinrent la puiser, pour la répandre à leur tour. « Si la sagesse de » Dreu, dit M. Olier, n’a pas voulu, dans le commencement » des temps, manifester par les saints Pères au commun de l’Église, les hautes communications de JÉsus-Cnisr » à la très-sainte Vierge sa mère, l’union éminente qu'il » a avec elle, et qui la fait regarder et nommer par toute » l’Église, Semblable au soleil de justice, par communi- » cation parfaite de lui-même : Zlecta ut sol ; il est juste » à présent de s'appliquer aux saints mystères que la Pro- » vidence prend plaisir de manifester dans le progrès des » siècles (1). Le séminaire de Saint-Sulpice, entrant dans » le dessein de Dreu, se dévoue et se consacre à respec- » ter ce trésor magnifique, et à manifester par la sainteté » de ses mœurs cette vie inconnue. Car il se propose de » puiser, dans cette source intarissable d’esprit et de vie » divine, tout ce qu’il pourra acquérir de dons, de grâces » et de vertus (2) +. C’est aussi ce qui doit beaucoup exci- » ter les clercs à se nourrir de la vie intérieure de Jésus » en Marie, pour correspondre aux intentions de Jésus- » CHRIST, qui ne nous montre rien de ses richesses que » pour nous en rendre participants (3).

+ En signe de cette dévotion, M. Olier ajouta aux Litanies de la très. sainte Vierge, et, à ce qu’il paraît, avec l'approbation de l’assemblée générale du clergé de France de 1651, l’invocation Regina cleri (4), que l’on récite encore au séminaire de Saint-Sulpice, et dans toutes les maisons qui en dépendent,

ESPRI » 0 Bonté, s

» commention » norer cette F » nous la servi que jamais,

» nous donnez » Marie, je m » nes VŒUX et » du grand Dr » mour envers » aime telle qu » l'apprend, m » peuvent le di » l'idée la plus » pour donner » de sa personn » te seul point Les conséque principe, que tc qu'il eut si fo ‘aient celles n paroles : Zotis 4 fectibus, et vo

nt voluntas eji run (2); et à 1 Bonaventure (4 hit que, puisq par Marie, chac ses actions à Di lière et plus fa Brun, deux est:

qui exprime la 4 Vierge dans des où l'Esprit de lmbe, répand + I,

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ESPRIT DU SEMINAIRE DE SAINT-SULPICE, 257 » 0 Bonté, soyez bénie à tout jamais ! qu'à présent nous » commencions tout de nouveau à servir, à aimer, à ho- » norer cette Princesse si aimable et si incomparable ! que » nous la servions, que nous l’aimions et l’honorions plus que jamais, puisque les nouvelles lumières que vous » nous donnez nous y obligent! Sainte Princesse, Vierge » Marie, je me jette à vos pieds pour vous renouveler » mes vœux et mes obéissances. J'entre dans les desseins » du grand Dieu, qui veut dans ce siècle renouveler l’a- » mour envers votre grandeur; je vous vénère et vous » aime telle que vous êtes en vous-même, et que la foi me » l'apprend, mille fois plus parfaite que les mes ne » peuvent le dire et le penser, puisque vous à! sur » l'idée la plus belle que Di£u ait pu former en lui-même, » pour donner à son Fils une mère sortable à la grandeur » de sa personne. Je dis des merveilles infinies en disant (4) Mémoires » ce seul point (4). » | ARR Les conséquences naturelles que M. Olier tirait du XLIL principe, que tous les dons nous viennent par Marie, et Offrir tout à qu'il eut si fort à cœur de consacrer dans la maison, ve re ‘aient celles mêmes que saint Bernard exprimait par ces plus essentielparoles : Zotis ergo medullis cordium, totis præcordiorum 4 ra : mfectibus, et votis omnibus, Mariam venerenau : quia sie pice. nt voluntas ejus, qui totum nos habere voluit per Ma- (Saint Ber-

nard, 1, 4, p.

run (2); et à l'exemple de ce saint docteur (3), de saint 4014: Serm. de aquæduclu,n.7,

Bonaventure (4) et de plusieurs autres Saints (5), il vou- j (3) Ibid. pag. 1 C A . . D19, hit que, puisque toute grâce descendait sur la maison (4: Saint Bon- . 0 A , Ua . [A Spec L.

pur Marie, chacun s’efforcât d'offrir aussi par elle toutes "par. ses actions à Dieu. Pour rendre cette dévotion plus fami- (1 és ES “+ . . . , L ? e lière et plus facile, il fit graver, sur les desseins de Le 539. — $. Jeun : , 6 , Dumascèn. 1, 1, brun, deux estampes fort répandues depuis. Dans l’une, p, 382 et ativi. aynn! a 3 RS OEUE A : gai — Gerson. Lrarqui exprime la vie de Jésus en Murie, on voit la très sainte tu. À super Ma- Vierge dans des nuées, les mains croisées sur la poitrine, unifleut.

où l'Esprit de Notre-Seigneur, sous la forme d’une cobombe, répand toutes les richesses de sa grâce, Elle à les LR 17

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