‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 168 sur 269 · acte d'humilité, dit en sa présence, et devant une assez · texte numérisé non relu

acte d'humilité, dit en sa présence, et devant une assez

nombreuse compagnie, qu’il était un misérable pécheur.

M. Olier, pour lui apprendre à s’humilier tout de bon,

prit la parole et lui dit : « Quand on veut s’humilier véri-

» tablement, on ne se contente pas de s’accuser en termes

» si généraux, inais on déclare en particulier quelqu’une

» de ses fautes. Car dire qu'on est un misérable et un grand

» pécheur, ce sont là des paroles fort compatibles avec le

» désir de la gloire, et qui peuvent très-bien cacher un

(4) Ibid, pag. » fin orgueil (4#).» Dans une autre rencontre, quelqu'ui

el lui racontant avec empressement le bien qu'il avait fait,

M. Olier, après l'avoir écouté quelque temps, se leva

de son siège, et lui dit avec beaucoup de douceur : « Mcu

» cher Monsieur, oublions-nous nous-mêmes, n'en parlons » jamais, et n'en reinplissons point les esprits et les cœurs

(5) Ibid. pag. | 2 à 296. » qui sont crées pour Dieu (9). »

Non-seulement il n’entretenait jamais personne du bien

que DIEU op avantage, il les esprits à que autre 11 À ces louang leur et une saient être un courtisa grande con:

lents, qu’il blait être d fait vœu de souffrir, en @ incompatible parlant de It a coutume d qui en est le dit à haute » JÉSUS-CHRI » son ; quant » teur inutile Sil s’effore vertus chrétie k volonté, ce’ CHRIST. Il vor divine au trè; mystère ador:

répand dans » dit-il, que » charistie es » comme son » pour le pro » opposition » demeurera

» damment ll,

Aoux

avec e naème, trant 1 prit te aciunes ité et saient

l'euxblesse ni, ne ) ; et, dans | avai gran . assez heur.

> bon, vériermes u'une grand vec le er un qu uii L fait, leva «Mcu irlons CŒUrS

1 bien

ASSIDUITÉ A L'ORAISON. 305 que Dieu opérait par lui ; mais si l’on venait à parler à sou avantage, il disait sur-le-champ quelque chose pour élever les esprits à Dieu, où il détournait le discours de quelque autre manière (1). Loin de prendre le moindre plaisir à ces louanges, il en ressentait au contraire une vive douleur et une tristesse accablante. En sorte qu’elles paraissaient être pour lui un vrai supplice. Un jour, rencontrant un courtisan, qui le louait chez une personne de trèsgrande considération, il sentait des tourments si violents, qu'il ne pouvait les supporter, et qu'il lui sembit être dans une sorte d’eñfer (2). Depuis qu’il avait fit vœu de servitude envers les chrétiens, il ne pouvait souffrir, en effet, qu’on lui donnât des marques d’honneur, incompatibles avec cette condition. Un jour une personne, parlant de lui, l’appelait simplement Monsieur, comme on 4 coutume d’en user dans une maison, en désignant celui qui en est le maitre. M. Olier, ayant entendu ce discours, dit à haute voix: «Il n’y a point ici d'autre maitre que » Jésus-CarisT : c’est lui qui est le seul seigneur de la mai- » son ; quant à moi, je n’y occupe que le rang d’un servi- » teur inutile (3). »

S'il s’efforçait d'enseigner à ses disciples la pratique des vertus chrétiennes par la mortification du jugement et de

4) Esprit de M, Olicr, tu ut p: 324.

(@) Esprit de M. Olier, Liu, p: 323, 325.

(3) Ibid. pag.

Dévotion en-

vers le très-

la volonté, e’était pour établir en eux la vie de Jésus- saint Sacre -

Carisr. [l voulait que chacun d’eux allât puiser cette vie divine au très-saint Sacrement de l’antel, et considérât ce mystère adorable comme la source continuelle d’où elle se répand dans les âmes. « Tous croiront d’une foi ferme, » dit-il, que le dessein de JÉsus-Cnrisr vivant dans l’Eu- » charistie est de nous communiquer sa vie et ses vertus, » comme sont sa religion envers Drev le Père, sa charité » pour le prochain, son anéantissement de soi-même, son » opposition perpétuelle au monde et au péché. Chacun » demeurera convaincu qu’il ne peut recevoir plus abon- »damment ces vertus, que par la communication que ni, 20

ment. Assidnité à l’oraison,

306 PARTIE 11, LIVRE IN. — SÉMINAIRES, a. RES Jésus-CanisT lui en fera au très-saint Sacrement, et il aura piti. Ms. auto- recours à ce divin banquet, pour avancer dans la vie Pa Rémamartste, divine (1).

ne en l. Après la dévotion au très-saint Sacrement de l'autel, et suiv. il leur indiquait encore, comme moyens, l’oraison et l'étude assidue de Notre-Seigneur. « L'oraison, disait-il, » est le supplément de la très-sainte Eucharistie, Notre- » Seigneur nous ayant donné l’une et l’autre pour nous » unir à lui. Dans l’oraison, nous recevons les mêmes biens » que dans la sainte communion, quoique dans une pro- » portion inégale : dans l’oraison comme dans l’Eucha- » ristie, nous adorons JÉSUS-CHRIST présent, en sorte » qu'il n’y aurait, ce semble, que comme un rideau à ôter » pour le voir à découvert; dans l’oraison, Jésus-Cursr » nourrit l'âme et la fortilie, il s’unit étroitement à elle, il » demeure en elle et elle en lui, il la rend semblable à lui- » même, la dégoûte des choses grossières de la terre, ln (@) Esprit de » remplit d'amour pour celles du ciel, et la rend terrible pi it» au démon (2). »

XVI. Mais, pour qu’on ne se privât pas des fruits d’un si salu- Fidélité à la taire exercice, M. Olier recommandait qu’on fût fidèle à y

méthode d’orai- : ; , À son. Prépara- Suivre la méthode en usage dans la maison ; etil voulait

tion du sujet. que ceux qui se sentaient attirés à quelque manière d'iraison particulière n’en entretinssent pas leurs confrères, de peur de les dégoûter de la méthode accoutumée, Un ecclésiastique, fort éclairé dans les voies spirituelles, faisait quelquefois de ces oraisons peu communes le sujet de ses conversations. M. Olier ne tarda pas à en être averti, et, jugeant qu’il était de la dernière importance de suivre toujours les mêmes principes dans une communauté, convaincu d’ailleurs de l’utilité de la méthode, dont on ne se dispense que trop aisément ; il pria celui des directeurs qui expliquait cette méthode à la communauté, de parler nettement, non pas contre cet ecclésiastique, dont la vertu lui était en singulière vénération, mais contre les avis

qu'il donna trant le pér maximes, Ce n'est chacun sans l'oraison, a recommand teur, et de prouvés. M:

rer toujours autant quoi illusions du qu'il écrivit » avez à Obs » nuer la pr » prévoir to » cune viole » yêtes. Ai » tâchez de » VOUS ne Y » faire viole » VOUS porte » régle du n » sujet de | » de la volo » Suivant, o1 » toute illus » Votre sujet » Suivez en » SANS VOUS » prendre vo » devez et ne Un autre 1 uples, pour l'étude assidi

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