‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 173 sur 269 · IL PRÉSERVE SON SÉMINAIRE DU JANSÉNISME · texte numérisé non relu

IL PRÉSERVE SON SÉMINAIRE DU JANSÉNISME

à À prit dans la maison+. « J'ai fait bien des réflexions, écri- | sait M. Tronson, sur la conduite que M. Olier, notre très-

, honoré père et fondateur, avait tenue pour conserver la , saine doctrine dans la maison; et je suis plus convaincu que jamais que nous n’y saurions prendre garde de trop » près, et que si un jour l'esprit de division se met dans le séminaire et que la maison se ruine, ce sera par la di- »vwrsité des sentiments singuliers, et pour n’avoir pas »apporté sur cela assez de précautions (1). » Il ne sera pas utile de rapporter sur ce point important les réflexions de M. Le Peletier dans un écrit où il rendait compte de a vocation à la compagnie de ‘Saint-Sulpice, dont il fut dans la suite le cinquième supérieur. « C’est dans ce sémi- » maire une règle invariable, dit-il, et à laquelle on tient la main tant que l’on peut, de ne laisser jamais parler » publiquement des matières propres à exciter des divi- » sions : règle bien sage et bien prudente, et qui donne » pourtant tout le sujet que l'on a de crier contre cette » communauté. Car plusieurs personnes regardent comme » un crime de ne pas déclamer contre certaines opinions, » de ne pas prendre et soutenir avec chaleur un parti, sou- » vent le plus mauvais et le plus condamnable. Au sémi- » maire, on ne souffre pas volontiers, dit-on, la lecture de » certains livres, où il y a cependant de très-bonnes cho- »ses; cela est vrai : peut-être même n’y en a-t-il aucune » demauvaise. Mais, avant ces livres, tout le monde était- »il ignorant? n’avait-on pas suffisamment de quoi s’in- » struire et s’édifier ? N’y a-t-il pas assez d’autres livres, où » personne ne s’est jamais avisé de trouver à redire ? n’a- » vons-nous pas les sources, beaucoup plus pures assuré- » ment que les ruisseaux? N’est-il pas vrai qu’il y a plu- » sieurs personnes qui trouvent à redire à ces livres, qui se

L Ce fut par le même moyen que M. Hurtevent préserva le sémitaire de Saint-[rénée de Lyon, des erreurs du Jansénisme (2).

(4) Lettres de M, TronsonA.x, Clermont, % mars 40690, p.

(2) Esprit de M. Hurtevent, par M. Maillard

» déclarent contre eux ? peut-être ont-elles torts; d'autre » les défendent : ils peuvent avoir raison ; c’est, je crois, ce » qu'ilest inutile d'examiner. Car qu’est-il nécessaire d'in. » troduire dans une communauté des sujets de dispute, » des occasions d’altérer la charité et de faire naître la di- » vision? Que ceux qui se plaignent de cette conduite re. » marquent du moins qu’on ne souffre point non plus la

» lecture publique des livres opposés et faiss pour com-

» battre les autres : à moins qu’ils ne traitent de points de

u) Éeiit aut, ” 10ï, et de la condamnation d’erreurs manifestes dont tous de M. Le Pel- , les Fidèles, et surtout les ecclésiastiques, doivent être

Lier Sur Son ene :

trée à S. Suly ce. » instruits (1). »

. re . Un autre moyen que M. Olier prit encore pour préser- ALE ” in-

tordit aux siens VET SOn séminaire et sa communauté des nouvelles erreurs,

. sado fut de se séparer lui-même, et de recommander qu’on se deceuxquiné- , É. , . . ‘ taient point sou- séparât de tout ecciésiastique qui ne faisait pas profession

mis aux déci- g’obéissance, et de l’obéissance la plus universelle aux désions du Saint-

NOTE [, p.

massin de pla de préférence gnait alors (2), Jansénisme. Sc ture, est aussi et de l’ingénu trainé d’abord partie par le z ayant été info gait alors à S «ire de Paris, de Paul. Ils rés véritable. Mais

Siège. cisions de l’Eglise. Il ne cessait d’inspirer, à tous ceux qui travaillaient avec lui, la plus grande défiance des dehors de la piété, quelque imposants qu’ils fussent, dès que cette piété prétendue n’avait pas pour fondement une parfaite soumission au Saint-Siége ; eLécrivant à un ecclésiastique qui faisait profession de n'embrasser aucune opinion, et qui néanmoins ne laissait pas de fréquenter les assem- sun blées de la secte : « Croyez-moi, Monsieur, lui dit-il; NOTE 92, p. : » c’est une délicatesse de spéculation qui ne peut être ré- un ancien man

NU Go » duite en pratique : de dire que l’on n’est d'aucune opi- Le nu à

#T8, » nion, et de faire alliance avec ce parti (2). » pr M. Corbel,

Entin, une dernière précaution, ce fut de retrancher de pour réformer sa compagnie et de son séminaire tous ceux qui s'étaient plus courts que

prononcés pour les nouvelles erreurs. cs ponee ou la considéra

autre exemplaï porte la date d tion des ancier des premiers pe de mœurs, En

nions que par Jui en eut fait luiles Jansénis » ler dans ses » Jui qui, il y :

» même (3). »

d’autres > Crois, ce aire d'indispute, tre la diiduite ren plus la OUr compoints de dont tous vent être

ir préser- $ EITEUTS, qu’on se rofession e aux déceux qui s dehors que cette e parfaite siastique inion, et S assemni dit-il; t être réune Opi-

ncher de s’étaient

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