SUR LE PÈRE THOMASSIN
NOTE 1, p. 291. — La détermination que prit le Père Thomssin de placer son neveu au séminaire de Saint-Sulpice (1),
NS
de préférence à celui de Saint-Magloire, où lui-même ensei-
(1) Lettres de
M, Tronson.
gnaitalors (2), est un témoignage frappant de son opposition au (2) Fies Ms. de
Jansénisme. Son estime pour Saint-Sulpice, dan: cette conjoncire, est aussi une preuve touchante de la droiture de son cœur et de lingénuité de son caractère; car le Père Thomassin, entrainé d’abord dans les nouvelles erreurs, en avait été retiré en partie par le zèle des directeurs de cette maison. M. de Poussé ayant été informé des sentiments nouveaux que ce Père enseigoait alors à Saint-Magloire, en fit prévenir M. Feret, grand viœire de Paris, et l’Evêque de Pamiers, réunis chez saint Vincent de Paul. Ils résolurent de s’en assurer, et l’accusation fut trouvée véritable. Mais le Père Thoinassin, qui n’avait embrassé ces opinions que par surprise, les abandonna avec sincérité, dès qu’on lui en eut fait apercevoir le venin. Sa conduite irrita fort contre lui les Jansénistes : « Il commence depuis peu, disaient-ils, à par- » ler dans ses écrits et dans ses leçons de la nouvelle hérésie, » lui qui, il y à quatre ans, était encore plus dur que Jansénius » même (3). » a