‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 198 sur 269 · II · texte numérisé non relu

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quoique la conelqu'un, ivorable, M. Olier S se sont nt de foe soit opqu'il y à l'admira-

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ère partie répandait bxtraordi- «monde

DU LIVRE TROISIÈME. k01

pour les missions, et que le Père de Condren, si réservé en matière de louanges, disait que c'était un Lomme à opposer à l'anlechrist (1). Au milieu de ses travaux apostoliques, se voyant sailli, presque sans relâche, par l'ange de Satan, et craignant de succomber au péril de la vanité, ce saint missionnaire avait souvent demandé à Dreu d’être humilié aux yeux du monde, et (2) Fies Ms. de de perdre l'estime de sainteté dont il jouissait partout. Il se ren- ne tp. dit à Metz, pour y prêcher une mission, d'après le désir que le (3) Lettre de M. père de Condren en avait témoigné avant sa mort, et ce fnt Lepage, prieur dans le cours de ces travaux, que Dieu l’exauça de la manière la on oi plus étrange (2). Les églises ne pouvant contenir la foule du vembre 4742, 40. peuple qui accourait pour l'entendre, il prit le parti de prècher ni À nd hors de la ville, d’un lieu un peu élevé. Un jour, comme il allait Amelote, Vie du au lieu de la prédication, c'était durant l'été, et le soleil était ss de otre tès-ardent, il se sentit indisposé; mais ne se jugeant point as- us AC pr sz malade pour se faire remplacer, il voulut commencer son n. 406.4

discours (3), et le mal se déclara tout-à-coup, dans cette occa-

(1) Mémoires de M,dnuFerrier, p. 69, 72,

(5) Histoire aà ne ‘ régée de lu possion solennelle. Par une conduite extraordinaire, qui n’est pas 4,7

ession de Lou- «ns exemple dans l’histoire des Saints, Dieu permit non-seule- dun et des peines

ment qu’il perdit l'esprit, mais encore qu’il fût obsédé, peut-être ch er | mème possédé du démon (4), et que, dans les violents accès de 4828, P. 44, 45.

: épreuves, il blasphémât son saint nom, et maudit le jour de ME rs : «naissance, à peu près comme on le lit du saint homme Job (5). Père Seurin, p es Chacun connaît l’histoire du Père Surin qui, durant vingt ans, M. Boudon,part. fat souvent tourmenté par le démon, et qui, dans cet état, essaya Mo © %r tn, in-

: “ 42, 4826, p, 295, de se donner la mort à lui-même (6). M. Meyster, sous l’impres- (7) Fies Ms, de son d’une semblable obsession, à laquelle se joignaient une fiè- Grander, ibid,

AE (8) Défense de re ardente et une sorte de frénésie, profita de l'absence d’un , foi catholique, de ses gardiens pour se donner la mort (7), en s’enfonçant un per M 4 i pi : part.p.15.—Œucouteau dans le sein (8). Avant d’expirer, il recouvra cepen vres d'Arnauld, dant l'usage de la raison, et se confessa au Père Bouchard, de 4 xxx, p. 200, +: 'Oratoir i dirigeai ercices de la mission en sa (8) Lettre de ne qui dirigeait alors les ex A ne place (9). | Cet événement tragique fut connu de toute la France (10); et, h) Ltd su : à ee : oh, quoique d’après la maxime de saint Augustin, on ne doive pas } pie 4m coté. juger du sort éternel des hommes par le genre de leur mort, p.843. mais par la manière dont ils ont vécu *, la fin de M. Meyster ne hissa pas, malgré la sainteté de sa vie, d’inspirer partout des sentiments de crainte et de terreur. Il arriva même, qu'à cause 40 $. Aug, de icati ratoir à séni ait disciplina serm.

de ses communications avec l’Orataire, où le Jansénisme avait ps D : (42) S. Aug.

+Non potest malè mori, qui bene vixerit (44); undecumque mors pio bona enarr. in Prcim. est, Quære qualis sit qui moritur, quo post mortem iturus est, non unde de vita 448, », 11, t, W9 citurus (42). je “ol. 4680, ni. 26

alors pénétré, plusieurs défenseurs du dogme catholique, trop peu en garde contre les surprises de la prévention, se persuado. rent que M. Meyster avait été l'un des défenseurs de la nouvelle (1: Défense de hérésie, et csèrent publier que les opinions cruelles de la prédes. la foi catholique, tination (1), et les maximes du livre de /a Fréquente Commn- 4re part. p.15. pjon, avaient été la cause de son désespoir et de sa mort (2, (2) Application 4 x LR: tn : / de la censure an Mais il ne fut pas difficile de le justifier sur ce point; car il était Pacifique, au li- mort sans avoir jamais eu aucune relation avec Port-Royal, ou es Re avec Arnauld. Il était d'ailleurs si éloigné de prendre part aux nion, p. 83.— Le disputes du temps, qu'il sut à peine en quoi consistaient les opi. et nions de l'Evèque d’Ypres, et que même sa manière de conduire e hacker, p. les âmes était entièrement contraire aux maximes du livre de /a 604, 607. Fréquente Communion (3). Aussi tous les ecclésiastiques qui d’ Pie avaient prèché des missions avec lui, furent singulièrement scan. xxx. L'innocen- dalisés, en voyant déchirer ainsi sa mémoire, surtout ceux (qui ce et la vérité l'avaient suivi à Metz, et qui, ne doutant pas que sa mort n'eir is été précieuse aux yeux du Seigneur, l'avaient inhumé en terre p. 406. sainte.

Ce fut le jugement qu’en portèrent aussi les hommes les plus éclairés de ce siècle, entr'autres, le Père Jean Chrysostome, cc. lèbre religieux du tiers-ordre de Saint-François, dont la vie a été donnée au public. M. Olier, ayant appris sa mort sans en connaître le genre, chargea d’abord un de ses ecclésiastiques de faire l’oraisou funèbre du défunt. Mais ayant su depuis les circonstances qui l'avaient précédée, il se contenta de faire célé-

(&) Vies Ms de }rer un service pour lui (4), sans rien diminuer, toutefois, du sil LE À respect qu’il portait à sa mémoire, ni de l'opinion qu'il avait toujours eue de sa sainteté. « Le révérend Père Jean-Chrysos-

» tome, écrit-il, étant venu me visiter le jour de la Pentecite,

» m'apprit la mort de M. Meyster, dont je n'avais point encore

» la certitude. Dans cet entretien, je lui découvris ce qu'il avai

» plu à DiEu me faire connaitre, depuis six semaines, sur l'état

» intérieur de M. Meyster. Il me répondit que cela était vrai, et

» qu'en même temps DIEU lui avait donné la même vue. I me À

» remercia, je le remerciai aussi de mon côté. Ainsi je voyais » que Dieu avait permis cette mort, pour faire trembler ceux (5 Mémoires » Qui travaillent dans l'Église, et pour ôter aux missionnaires aut. de M. Olier. » l'envie de suivre la voie de cet homme extraordinaire (5). » C'était aussi le jugement que le Père de Condren avait por: 8 | té de M. Meyster, disant qu'il fallait l’abandonner à l'Esprit di. (6) Attestations Vin qui le régissait, mais qu'il ne devait pas servir de règle aux aut. touchant M. autres (6); ses voies l’écartant trop de lordre commun de h U

Qher Pe 285 Providence, et pouvant aisément conduire à l'illusion. Le Père [1

\melote, qui plus de sévér

NOTE 7, p.

en partie , es route de Cou M. de Breton mais M. Tro terre (2), elle liers (3).

Nolre-Dam Vierge sous ce de Paris d'env l'origine à trois des voleurs, el rent néanmoin qui leur apparu ices marchand qui existait dé} hit bätir, dit-c avaient été mir h congrégation commencèrent mond, présider

kabre, et qui

1663, au mulie pelle ayaut été une nouvelle $s vent, On y célè Vierge, el pen concours est er chapelle, une fo paraît avoir été particulière cor du XVe siècle :

» dam F'irgini » polali conval

La chapelle tonscription de le Gonesse, dar

que, trop persuad.

a nouvelle la prédes- > Commun mort (9).

‘ar il était Royal, ou e part aux nt les opie conduire livre de /a stiques qui ment scanut Ceux qui mort n'eit né en terre

mes les plus ostome, ct. t la vie a été ans en Conjastiques de puis les cire faire céléoutefois, du 1 qu'il avait *an-Chrysosa Pentecite, point encore *e qu'il avai es, sur l'état était vrai, el

e vue, Il me À

isi je voyais embler ceux nissionnaires ire (ü).»

in avait por:

à L'Esprit dide règle aux mmun de la ion, Le Père

\melote, qui n'avait point fait ces réflexions, juge M. Meyster avec (4) fie du Père glus de sévérité, quoiqu'il ne mette pas son salat en doute (1). er pl pe

AYRON ET NOTRE-DAMS-DES-ANGES, NOTE 7, p. 379. — Le château d'Avron, aujourd'hui démoli ‘2 Extrait de M déve 4e de Neutilv-sur-Murne. eur quelques détailx en partie , est une dépendance de eul y-sur-i ürne, sut la ur M. de Br.route de Coulommiers à Paris, C'était un bien palrimonial de tonvitliers, par AT . : "5 . o 4 . N i. de Bretonvilliers, qui le laissa au séminaire de Saint-sulpice ; Fe re V mis M. Tronson, son successeur, n'ayant pas retenu cette (3) Histoire du ere (2), elle resta encore longtemps à la famiile de Bretonvil- drocèse de Paris, DT pur Lebeuf,\, M, liers (3e p. 26, 27.

Notre-Dame-des-Anges est une chapelle dédiée à la très-sainte \ierge sous ce nom, près de l’ancienne abbaye de Livryÿ,et éloignée de Paris d'environ trois lieues. La tradition du pays en rapporte l'origine à trois marchands étrangers, qui, ayant éle dépouilles par ds voleurs, et ensuite pendus à des arbres de la forèt, échappèrent néanmoins à la mort, par l'assistauce de la très-sainte Vierge, qui leur apparut environnee d'une multitude d’anges. On attribuuit ices marchands l’ancienne chapelle de Notre-Dame-des-Anges, qui existait déjà au temps de Pnilippe-Auguste, et qu'its avaient hit batir, dit-on, en action de graces, dans le lieu mème où ils waient été miraculeusement dénvrés. Les chanvines réguliers de h congrégation de France, à qui l’abbaye ae Livry appartenait, wmmencèrent en 165 à reyaur cette chapelle, dont M. de Nesmond, président à mortier, posa la première pierre, ie 14 sepkabre, et qui fut benite le jour de la Nativité ue la sainte Vierge 1662, au nulieu d’un grand concours de pèlerins (4). Cette cha- (4) Gall. chrispelle ayaut été démolie pendant la Révolution, on en à construit rs “VIR 4018 ie nouvelle sur ses ruines. Quoiqu’elle soit fermée le plus souent, on y célèbre le saint Sacritice dans les fètes de la très-sainte Vierge, et pendant toute l'oclave de celle de sa Nativité, où ‘le «ncours est encore très-considérable. On voit, tout auprès de la chapelle, une fontaine dont l'origine, d’après la tradition du pays, paraît avoir été miraculeuse, et à laquelle on attribuait une vertu particulière contre les fièvres. C’est ce que rapporte un écrivain du XVe siècle : « £'sé juxtu abbatiam (Livriaci), capella quæ- » dam F'irginis gloriosæ in luvo, cum Jonte ubi febricitantes

» polali convalescunt (5). » (5) bi.

La chapelle de Notre-Dame-des-Anges est située dans la circonscriplion de Clichy en Launoy, annexe de Couberon, canton de Gonesse, dans le diocèse de Versailles.

NOTFS

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