‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 201 sur 269 · TRAVAUX DE M. OLIER POUR L'ÉTABLISSEMENT DES SÉMINAIRES EN FRANCE · texte numérisé non relu

TRAVAUX DE M. OLIER POUR L'ÉTABLISSEMENT DES SÉMINAIRES EN FRANCE

I. Non content d’avoir soumis à l’examen des Évèques “otre les règles de la compagnie et du séminaire de Saint-Sulques ses vues pice, M. Olier voulut mettre encore sous leurs yeux celles tes sie qui avaient dirigé jusqu'alors ses ecclésiastiques dans la

formation de plusieurs séminaires diocésains. Après tous les essais qu’on avait faits jusqu’alors, sans pouvoir parvenir à donner à ces établissements une forme convenable, il désira que les Évêques, comme juges naturels , prononcassent sur cette matière, et fissent connaitre, düns leur réponse, les moyens de les asseoir enfin sur un solide fondement. Dans ce dessein, il composa un écrit, que nous ferons bientôt connaitre ; et, en l'offrant aux Évèques, il leur disait : «Comme, par la miséricorde de Dieu, ia mai- » son de Saint-Sulpice emploie tous ses soins à former » des ecclésiastiques qui puissent être capables de servir » messeigneurs les Prélats, dans le dessein de leurs sémi- » naires, et qu’elle a été souvent sollicitée et appelée pour » cela en divers diocèses : elle expose, Messeisneurs, à » votre assemblée, ce qu’elle a déjà proposé à plusieurs » de messeigneurs les Prélats, qui ont vouiu essaver de » ses faibles sujets pour leur service. Elle vous soumet ces » petits projets, non-seulement afin que vous justifiez par » votre approbation commune, s'ils sont de Dieu et con- » formes à l'esprit de l'Eglise; maïs encore afin qu'il vous » plaise d'examiner, Messeigneurs, dans la plénitude et » l'unité de vos conseils, les choses que vous croyez devoir

» être pr.

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ez devoir

MÉMOIRE SUR LES SÉMINAIRES, k11 » être pratiquées par les sujets que vous désirez employer » en vos saintes maisons (1). »

Ce Mémoire que M. Olier présenta, d’abord manuscrit, à quelques-uns des Prélats en particulier, leur parut si propre à assurer le succès de l'établissement des séminaires, qu'ils désirèrent qu’on l’imprimât sans délai, afin que les membres de l’assemblée, sur le point de se séparer, pussent en emporter des exemplaires dans leurs diocèses. M. Olier n’en avait achevé encore que la première partie : il obéit néanmoins, et, dans un avertissement au lecteur, il rendit ainsi compte de l’imperfection de cet ouvrage : « L'écrivain s’est soumis sans résistante, » par le respect et l’obéissance qu’il rend à messeigneurs » les Prélats. Il fait profession de les reconnaître comme » ses vrais supérieurs, et de se soumettre à eux en toutes » choses, s'étant, jusqu’à présent, voué et consacré à Dreu » pour leur service, et pour leur préparer des prêtres qui » puissent les aider utilement, et travailler sous eux avec » fidélité, vertu, capacité et dépendance. Si ce petit Projet » (c’est le titre de l'ouvrage) pouvait contribuer en quel- » que chose à faciliter ce dessein, et à seconder la ferveur »et la sainteté du zèle de messeigneurs les Prélats (pour » l'établissement des séminaires), il croirait avoir employé » heureusement ses jours, disant avec l’Apôtre : Zibentis- » simè impendam, et superimpendar, il donnera sa vie » avec plaisir, et la consommera avec joie à leur service et » à celui de leur clergé (2). »

Lorsque cet écrit eut été imprimé, l’un des prètres du séminaire de Saint-Sulpice fut introduit, le lundi 13 mars 1651, dans l'assemblée du clergé, par Isaac Habert, évèque de Vabres, et en présenta un exemplaire, d’abord au président, Georges d’Aubusson, archevèque d'Embrun, ensuite à chacun des Prélats et des députés du second ordre. L’Archevèque le remercia, et témoigna publiquement « l’estime que la compagnie faisait de leur zèle (3). »

(4) Divers écrits spirituels de M, Olier,1.1,p. 251,

IL, Les Évéqr :

demander l'impression du Mémoire de M, Olier sur les séminaires,

(2) Projet de l'établissement d'un séminaire, in 4o, Paris,chez Jacques Lan:

glois, 1654, ver:

lissement.

(3) Assemblée du clergé de 1650. 43 vers

412 PARTIE fl, LIVRE IV. — SÉMINAIRES.

Ce petit ouvrage, d'environ soixante pages in-ke, est intitulé : Projet de l'établissement d’un séminaire dans un diocèse ; où il est traité, premièrement, de l’état et de la disposilion des sujets, secondement de l'esprit de tous leurs exercices ; c’est un aperçu des vues sublimes que Dieu avait données à M. Olier, sur l'esprit de ces saintes maisons ; nous ne saurions nous dispenser d’en donnerici les principaux traits.

re « Les séminaires de messeir" 1rs les Évêques, dit-il, doit se former » Sont deslieux destinés ;. ryu er les semences et L: Dre » prémices de l'esprit ecclésiastique, à tous les sujets d’un sont les supé- ” clergé. Comme chaque Ordre religieux a son esprit rieurs naturels, » particulier, qui se répand en abondance dans les novi- » ces, ainsi cet Ordre magnifique du saint clergé, qui seul » est essentiellement chargé de rendre à Dreu tous les » devoirs intérieurs et extérieurs de la religion de Jésus- »fCHRIST, a sur soi l'Esprit universel de la religion de ce » Souverain Prêtre, qui jette les semences de sa vie, avec » abondance, dans les maisons sacrées des séminaires, » pour y former tous les ministresde l’Eglise. C’est ce qui » fait connaître la raison de la grâce permanente, et de » l’abondance de lumière et d’esprit que DIEU y verse. » Ces maisons de retraite et de bénédiction, remplies de » l’esprit et de la grâce des saints Prélats, attirent avec » suavité, par l’odeur de leurs parfums, les colombes de » leurs diocèses. On y voit fondre les oiseaux de l’Eglise, » qui sont les véritables prêtres, avec vitesse et ardeur non » pareilles, priant et attendant, en toute humilité et con- Hate t fiance, d’être reçus, par la bonté de leurs Prélats, dans partie ,sect. 4e, » Ces lieux de grâce (1).

Re » Le vrai et unique supérieur du séminaire est monsei- » gneur l'Évêque, qui, contenant en soi la plénitude de » l’esprit et de la grâce destinée à être répandue dans son » clergé, peut seul lui donner son esprit et sa vie. Ce que » le chef est dans un corps naturel, le saint Prélat le doit

» ètre dé » travail » sanctif » soit la » vertu, » cèses ( » tout, I » euX Ce » divin » cœtte p » de vivi » elle de » jointut » nerfs p » munic:

» l’'embo » saint P » mière » voir la » partout » ensem} » être rel » ner to » d’être » par les » dra d’a » dans 1e » étrangè » guissa » Mais » appelés » ment à » doivent » blissen » auxquE

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» dit-il, ss et L ets d’un | esprit es nOviqui seul tous les e JÉSUson de ce ie, avec inaires, st ce qui te, et de v verse.

plies de bnt avec mbes de "Eglise, leur non et conts, dans

monseiitude de lans son . Ce que t le doit

MÉMOIRE SUR LES #ÉMINAIREX, 413 »ètre dans le corps mystique de son elergé (1); et c’est (1) Projet,etc » travailler en vain, que de tenter un autre moyen pour ” » sanctifier les colléges des clercs, Quelque exceliente qie » soit la sainteté de ces grands personnages d’éminente » vertu, qui se trouve:it répandus «à et 1à dans les dio- » cèses (comme la proïidence de Dieu en a suscité par- » tout, pour réveiller le zèle du clergé), n'ayant point en » eux cette grâce capitale, cet esprit de chef, attaché au » divin caractère des Prélats, on n’en saurait attendre » cette plénitude d’esprit et de vie, capable de remplir et » de vivifier le corps du clergé ; puisque, selon saint Paul, » elle doit s’écouler du chef dans les membres par ses » jointures naturelles, par ses ligaynents, ses veines, ses » nerfs préparés à la distribution des esprits et à la com- » munication de la vie. Ces canaux adaptés et ajustés à » l'embouchure de la source, ce sont les prêtres liés au » saint Prélat, selon que Jésus-Cunisr la réglé duns la pre- » mière formation du clergé, Il a donné aux uns de rece- » voir la vie, aux autres de la distribuer et de la répandre » partout ; et cela par un ordre de parties assorties et liées » ensemble dans une structure admirable, qui ne peut » être remplacée par aucune invention, sans perdre et rui- » ner toute l’Eglise, à laquelle toutefois Dieu a promis » d'être toujours présent, pour la conduire et la vivifier » par les Ordres sacrés de sa divine hiérarchie, Ce qui vien- » dra d’ailleurs et d’une autre manière, fera le même effet » dans le clergé, que ferait une chaleur extérieure et » étrangère qu’on voudrait introduire dans un corps lan- (2) Projet. Ad-

.. ’ dition, $ 111, p.

» guissant (2) . 49, 50, 51.

» Mais comme mes-eigneurs les Fvêques sont souvent IV.

te à! » «14 Des direc- » appelés ailleurs, et qu'ils ne peuvent vaquer assidi- 5 qu sémi-

» ment à la direction et à l'instruction de leurs clercs, ils naire. Sublimi- » doivent avoir entre leurs mains des prêtres qu'ils éta: 1e leur voca- » blissent, à leur défaut, pour diriger le séminaire, et

» auxquels ils donnent de leur esprit et de leur grâce,

h14 PARTIE II. LIVRE IV, —— SÉMINAIRES.

comme fit autrefois Moïse aux soixante-dix vieillards, afin » de tou:

de vivifier et de nourrir leur clergé. Ils satisfont ainsi à » les Pré

l'obligation la plus importante de l’épiscopat, qui est de » EUX por

jeter la semence de la vie divine dans les cœurs des prin- » plir de

cipaux sujets de leurs Eglises, qui doivent, à leur lour, » qui, da

remplir les chapitres de leur religion ; les autels de leur » du saï

sainteté; les chaires, de leur doctrine et de leur piété; » l'Eglise

les tribunaux de leur justice ; et tous les cœurs des peu- » la perfe

ples, du feu sacré de leur amour. Car c'est en cela prin- » en leur

cipalement que consiste l'éminente fonction de la dignité » mêmes hiérarchique, c’est-à-dire, dans la communication de » JÉsus-C1

l'Esprit et de la vie de Dixv.O admirable commission que » s'ils ne celle des bons prètres, qui entrent en part de cet Esprit, » ne lui.

alin de le distribuer aux plus nobles et aux plus saintes » eUX, ni (D Projet, à » parties de l'Eglise (1). Ils doivent ètre des bassins très » apostoli FRA profonds et très-vastes, pour recevoir l’abondance de la À » vraient grâce nécessaire à ce saint emploi. Il faut qu'ils aient, » renonce

par vertu, ce qui est donné au saint Prélat par la gran- » monde, deur de son caractère, et que, remplis de sa lumière, de » nant Di

son esprit et de sa grâce, ils puissent la distribuer à tous » pour le les membres du clergé, la partageant à chacun selon ses » saint Ba besoins, Il faut qu'ils aient un extérieur humain, mais » veler la

qu’ils soient tout divins dans leur fond, et qu’ils n'aient » Moyen,

de vie humaine, que pour porter la vie de Dieu parmi LE » fidélité : les hommes; qu'ils portent l’intérieur admirable de l'É- » glise, ur

vêque sous l'extérieur d’une vie commune, eu s’efforçant » rées pot de transformer les élèves du sanctuaire en eux-mèmes, » Si impol op comme ils seront déjà eux-mêmes transformés en l'inté- 1088) etn p. 17.18. rieur du saint Prélat (2). » UNIVETS Fe » Le Fils de Dreu préparant ses Apôtres et ses disciples

sentielles aux » à l'esprit de leur vocation, les garda trois ans auprès de directeurs des » soi, les portant toujours à l’anéantissement de toute PSE propre volonté, et au dépouillement des biens grossiers (3) Ibid, p. 18, » du monde (3). Ce sont les mêmes préparations que l'E- ® » glise de Jésus-Curisr, dépositaire de ses secrets, demande » Server &

» et qui » prudenc

MÉMOIRE SUR LES SÉMINAIRES. M5 Is, afin » de tous les prètres, surtout de ceux que messeigneurs ainsi à » les Prélats, vrais successeurs des Apôtres, appellent à est de » eux pour prendre la conduite du séminaire, et le rems prin- » plir de leur esprit. I1 faut donc que ces bons prêtres, r lour, » qui, dans leur vie commune, doivent être le modèle de leur » du saint troupeau, renouvellent en eux tout ce que * piété; » l'Eglise a jamais désiré de plus pur, de plus saint, pour es peu- » la perfection du sacerdoce, et soient anéantis et sacrifiés a prin- » en leur propre volonté, étant certain que le vide d’euxdignité » mêmes sera l’unique disposition pour attirer l'Esprit de tion de » Jésus-CHrisr, incompatible avec l'esprit propre, et que, ion que » s'ils ne cèdent entièrement la place à ce divin Esprit, ils Esprit, » ne lui donneront jamais le moyen de faire éclater en saintes » eux, ni dans les autres, des effets excellents de la grâce ins très » apostolique. Je croirais aussi que ces mêmes sujets dece de la » vraient renouveler, entre les mains du saint Prélat, le $ aient, | » renoncement qu’ils ont déjà fait à tous les biens du a gran- » monde, lorsqu'ils sont entrés dans la cléricature en preière, de » nant Dieu pour leur partage, et les richesses du ciel

r à Lous » pour leur unique bien (1). Saint Augustin, et avant lui (4) projet, %

elon ses » saint Basile, dont Notre-Seigneur se servit pour renou- “PR pra in, mais » veler la sainteté de l’état clérical, n’eurent pas d'autre n'aient » moyen, que d’y faire revivre le respect, l’amour et la uparmi MR » fidélité aux conseils de Jésus-Curisr et aux lois de l’E- > de l'É- » glise, uniques voies qué la sagesse de Dieu avait prépabfforcant » rées pour sa perfection. Il faudrait même que des sujets » siimportants à tout l'évêché, renonçassent aux bénéfi- » ces, et ne fussent point tirés de leur emploi, qui, étant » universel et public, est aussi plus étendu et plus consi-

» dérable que tout autre emploi particulier du diocèse (2). le pe

» Comme il se rencontrera peu de personnes qui veuil- VE

» lent entrer dans cette vie d'abandon et de dénuement, Ne ue sus

»etqui soient en mème temps remplies du zèle, de là directeurs, et

» prudence et de la capacité nécessaires, il faudra les con- D. erpiés » server soigneusement, quand la Bonté de Drev les aura

(t) Projet, %e sect, $ m1, p. 28, 29, 30.

(2) Ibid. 8 1v, p. 31.— 34.

Des séminaristes. Leur nourriture,leur vêtement. Exercice assidu de la mortifica-

tion,

h16 PARTIE III, LIVRE IV, = SÉMINAIRES, » données, On apportera tout le soin possible pour les » décharger de toute occupation extérieure. [ls n’y pour- » raient vaquer sans divertir quelque chose de l'attention » qu’ils doivent au-dedans du séminaire, et sans étouffer, » par là même, seaucoup de biens spirituels dans l’inté- » rieur de la maison. Il sera donc juste qu'il y ait quel- » ques petits fonds destinés pour la nourriture et le vête. » ment de ces saintes personnes. Elles se contenteront » toujours de peu, et il faut que ce peu-là même leur soit » administré par quelqu'un qui veille à leurs besoins, » sans qu'ils s’en mêlent et s’en occupent aucunement, » Quand il plaira à la divine Providence d'appeler à soi » quelqu'un des directeurs du séminaire, ceux qui res- » teront choisiront deux ou trois prêtres, les plus émi- » nents en doctrine et en vertus, parmi ceux dont nous » allons parler, et les présenteront à monseigneur l’Évé. » que, qui, selon sa sagesse et son discernement, en pren- » dra un pour le substituer à la place du mort (1).

» Outre les directeurs, il doit y avoir au séminaire des » prêtres entièrement formés, qui, étant toujours prêts » d’être envoyés dans le diocèse, partent au moment que » l’occasion s’en présentera, 2t qu’ils en recevront l’or- » dre de monseigneur l’Évèque. Il ne sera pas néces- » saire qu’ils renoncent aux bénéfices et aux dignités » ecclésiastiques, comme les premiers; d'autant qu'ils » doivent être abandonnés entre les mains du saint Pré- » lat, pour être appliqués aux églises en la manière qu'il » voudra (2).

» Le troisième ordre des sujets qui composent le sémi- » naire sera le plus nombreux. Il comprend tous ceux qui » viennent se former à l’état ecclésiastique. Comme ils » seront de condition inégale, on usera d’une telle simpli- » cité dans la nourriture et le vêtement, que les pauvres » n’aient point sujet d’excéder, ni de flatter leur sensualité, » et qu’en même temps les riches ne soient pas exposés à

» se plaine » cice de | » rien de s » fection di » Aussi, la » sera de f » les appé » donné le » vie du B » commenc » lement le » mais non » d’avoir tt » les rejeto » beaucoup » toujours ( » pour les » mort, con » montre ; ] » uneur, da » le désir ç » tous les e Quelque mandes des pagnie pou premières a eux-mêmes d'aucun ét immenses d il employai üf qu'il alle pour lui de de son cler:

demande, i Vincent de I,

our les y pourtention ouffer, s l’intéit quelle vètenteront eur soit Jesoins, 1ement, er à soi qui reslus émint nous 1r l'Évèen pren-

aire des 1rs prêts nent que ont l’or- $ nécesdignités t qu'ils nint Préère qu'il

le sémiceux qui bmme ils e simplipauvres nsualité, exposés à

MÉMOIRE AU LES SÉMINAIRES, 17 » se plaindre, Un autre moyen plus important, c'est l'exer- » eice de la mortification de soi-même, sans quoi il n’y a » rien de solide dans la religion du clergé et dans la per- » fection du sacerdoce, non plus que dans le christianisme. » Aussi, la plus grande étude des directeurs du sém‘naire » sera de fonder les sujets dans la mortification de tous »les appétits naturels. Jésus-Cumsr Notre-Seigneur a » donné le premier coup de mort à la vie du péché, par la » vie du Baptème, nous laissant à continuer ce qu'il à » commencé, c'est-à-dire, à retrancher en nous continuel- » lement les germes du péché, qui est bien mort en soi, » mais non pas en ses suites. Le Fils de Dre s’est contenté » d’avoir tué le pèr: de sa main, se réservant d’en étouffer » les rejetons par nos mains propres. C’est à quoi l’on doit » beaucoup exhorter les sujets du séminaire, leur faisant » toujours ouvrir les yeux à la malignité l'e leurs désirs, » pour les mortifier et les tenir ensevelis en esprit de » mort, comme leur profession le demande et leur habit le » montre ; les aidant à s’établir, par la grâce de Notre-Sei- » neur, dans un parfait dégoût de la vie prés"nte, et dans » le désir continuel de la vie future, à laquelle tendent » tous les exercices du séminaire * (4). »

Quelque désir qu'éprouvât M. Olier de répondre aux demandes des Prélats, qui désiraient des prêtres de sa compagnie pour établir leurs séminaires, il se contenta, les premières années, de former les sujets qu’ils lui envoyaient eux-mêmes, sans vouloir se charger encore de la conduite d'aucun établissement, en étant empêché par les besoins immenses du faubourg Saint-Germain, à la réforme duquel il employait la plupart de ses ecclésiastiques. Ce fut ce motif qu’il allégua, en 16465, à un Évèque qui lui avait écrit pour lui demander les services de sa compagnie, en faveur

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