‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 202 sur 269 · livre, 4 1, p.942, rituels (1). 4 u,P · texte numérisé non relu

livre, 4 1, p.942, rituels (1). 4 u,P

La différence qu'on remarqua bientôt entre les ecclé- XXI. sistiques formés dans cette maison, et ceux qui avaient rit 2. été ordonnés sans de semblables préparations, était si sen- viers, sible, qu’on applaudissait de toutes parts à la fondation du nouvel établissement. Ceux qui en sortaient, devenaient, par leurs lumières et leurs vertus, l'édification et le modèle des peuples ; et parmi ceux qui y étaient venus, plusieurs, conduits par des vues criminelles, ou aveuglés, futed’instructio n, sur les suites d’une entrée illégitime dans le sanctuaire, se retiraient et embrassaient un autre itat (2). Aussi M. de Suze, ravi des heureux changements (3) 16id pag. quil remarquait dans son clergé, voulut que chacun de ci ses diocésains qui aspirait aux saints Ordres, passât au séminaire un temps plus considérable que celui qu’il avait fixé au commencement. Il ordonna (3) que les prétendants (3) Le 24 ocà la tonsure y demeureraient au moins huit jours, ceux qui ‘°° "7: se préparaient aux Ordres mineurs, dix jours, et les aspiants aux Ordres sacrés, trois mois avant chacun de ces Ordres, On vit encore plusieurs ecclésiastiques des provinces voisines imiter ceux du diocèse, en venant y chercher l’insteuction ou y faire des retraites ; et ainsi cette maison devint en peu de temps une source féconde de grâces pour de vastes cantons de l’Auvergne, du Dauphiné, du Comtat et de la Provence.

De Viviers M. Olier se rendit au Puy, sans songer alors XXI.

à y donner commencement au séminaire, dont l’établisse- ne ment, projeté depuis dix ans, était toujours retardé et que et le clergé suspendu, L'Évêque et le clergé de ce diocèse l'avaient en nl. invité plusieurs fois à jeter lui-même les fondements de naire.

cette œuvre ; mais le manque de sujets dont il pût disposer

ne lui avait pas permis de l’entreprendre. Ecrivant à

M. de Queylus, quelques années auparavant, et l’engageant

li, 28

(1) Lettres aut.

de M. Olier; p.

à passer par le Puy : « Vous ferez espérer à ces Messieurs, » lui disait-il, que, quand nous pourrons leur donner » quelques sujets pour le séminaire, nous le ferons de tout » notre cœur. Notre état présent ne nous le permet pas : » la moisson par deçà est plus grande que jamais (1).» Un autre obstacle était le manque de ressources pécuniaires, Le zèle qui se réveilla dans les ecclésiastiques et dans plusieurs laïques à la présence de M. Olier, fut apparemment le motif qui le porta à leur proposer de contribuer à

. ce dessein. On tint une assemblée de personnes considéra-

(2) Vie de A.

Olier, par M. de £retonvilliers, t.

bles; l’évèque Henri de Maupas, qui y présidait, l'ayant prié, au nom de la compagnie, d'exposer lui-même la nécessité de faire quelques sacrifices pour un si utile établis sement, M. Olier se recueillit quelques moments, et parla ensuite avec tant de bénédiction, que dès-lors la fondation du séminaire du Puy fut arrêtée d’une manière irrévocable, M. de Maupas, l’un des orateurs de cette époque, et qui avait été plusieurs fois témoin des effets de grâce qui accompagnaient les paroles de M. Olier, fut extrêmement surpris et frappé dans cette rencontre; et il disait longtemps après, parlant de ce mème discours, qu’il était plein, non-seule. ment de noblesse, de force, de lumière, mais surtout de cette chaleur de l’Esprit-Saint, qui échauffe les cœurs les plus glacés et remue les âmes les plus insensibles (2), « La très-sainte Vierge, cette puissante princesse, écrivait » M. Olier lui-mème, a fait, par le moyen de son pauvre et » inutile serviteur, l’œuvre excellente de son Fils, en la » vertu de sa parole touchante et efficace. Car, dans cette » octave de tous les Saints, a été commencé l'établisse- » ment d’un séminaire, qui sera, dans ce lieu de bénédic- » tion, comme j’espère, un arsenal en la main de la Mère » de Diu pour la destruction des hérésies; par le moyen » des ouvriers qui s’y pourront former; étant vrai que cette » sainte ville fournit, à tous les Ordres et à toutes les » communautés, des âmes éminentes en sainteté eten fidé-

» lité à 1 » quartier:

» divin Ma » trement ss biens :

prendre la gloire de 1 dévotion pc diment à « eût quelqu suppléasser voirs en st des ecclésia.

apris sous Tous les « blia sur-le-c y avoir rap contrées jus » qu’il plaît » sance, joir » travailler » leurs, plei » aires que » élevés sou » grands sém » perpétuelld » lats ont p » diction, le » cèses, part » pieuse ma » NOUS avon » Dagner nos » (larons, p:

» dont nous » Supérieur «

sieurs, lonner de tout  pas :

cuniaiet dans paremibuer à isidéral'ayant > la néétabliset parla ndation vocable, qui avait | aCCOM- SUrpris s après, n-seulertout de eurs les les (2).

| écrivait auvre et ls, en la ans celte tablissebénédicla Mère b moyen que cette butes les ‘en fidé-

SÉMINAIRE DU PUY. k35 » lité à l’œuvre de Jésus-Curisr, J'étais venu dans ces » quartiers pour me reposer et me remettre, mais notre » divin Maître et sa très-sainte Mère en ont ordonné au- » trement (1). » M, Olier, non content de contribuer de (1) Lettresaut. ss biens au succès de cette œuvre, promit encore d’en PM puis

prendre la conduite (2) ; tant à cause de son zèle pour la (2) Gall.'chris- F4 Q Q 4 tiana;\: vu, col.

gloire de Drav et le bien de ce diocèse, que de sa grande 418. = Frié, par ! Q û ? : Jr dévotion pour Notre-Dame-du-Puy. Ne pouvant être assi- a ag à fe . A 1 j f * Année Dominaidiment à ses pieds devant son image, il fut ravi qu il y Ru eùt quelques membres du séminaire de Saint-Sulpice qui ques Ras ! x . . . . Hi, P. .

suppléassent à son impuissance, en lui rendant leurs de- ve . A ‘ 3 4 F . (3) fie Ms. de voirs en son nom, et qui travaillassent à la sanctifiration w. oOüier, par x aerléciacti tinha à : À D M. de Bretondes ecclésiastiques destinés à conduire les peuples qu’elle ss, à. an, pe apris sous sa protection particulière (3). 070; 977: | ! r à XXII.

1 à staclies 3: :

Tous les obstacles étant donc levés, M. de Maupas pu L'Évèque du blia sur-le-champ son mandemerit de fondation (4). Après Puy donne la ee ’ : ’ : conduite dé son y avoir rappelé les difficultés que cette œuvie avait ren- séminaire à M. contrées jusqu'alors, il parle en ces termes: « À présent Olier. :l ] A A . ; 1 .. (4) Le 10 no- » qu'il plait à Dieu susciter des personnes dont la nals- pre 1654. » sance, jointe à la piété et à la doctrine, nous invite à travailler sérieusement à cette sainte œuvre; et, d’ail- » leurs, pleinement informés des bénédictions extraordi- »naires que Notre-Seigneur départ à ceux qui ont été élevés sous la direction et dans les maisons de ces » grands séminaires de Paris, qui sont comme des sources » perpétuelles où grand nombre de nosseigneurs les Pré- » lats ont puisé abondamment, avec grand fruit et béné- » diction, les séminaires qu’ils ont établis dans leurs dio- » cèses, particulièrement ceux qu’ils ont pris dans cette » pieuse maison de Saint-Sulpice; sur la confiance que » nous avons que la divine Miséricorde daignera accom- » pagner nos desseins des mèmes bénédictions :.. nous dé- »clarons, par ces présentes, avoir érigé un séminaire, » dont nous avons donné la direction à M. l’abbé Oliér; » Supérieur du séminaire de Saint-Sulpice de Paris, et à

436 PARTIE Il, LIVRE IV. — SÉMINAIRES,

» ses successeurs en ladite charge, et à ceux qui nous Etre te » seront envoyés de leur part, pour en être les supérieurs, pus. » gouverneurs et administrateurs sous notre autorité (1). »

XXIV, Comme on n’avait point encore de local disposé conve- Ru et nablement, on se servit, en attendant, de la maison d’un naire du Puy. pieux et fervent laïque, Hugues de Pradier d’Agrain ; et, von Rs pour y commencer les exercices, M. Olier appela, du disupérieur. cèse de Viviers, M. Tronson, dit l'abbé de Saint-Antoine (2), LE dr et M. Le Breton. L'Évèque du Puy, qui avait connu à Paris 1e M. de Lantages, employé alors dans la direction du sémi-

naire de Saint-Sulpice, le demanda pour supérieur du nouvel établissement. C’était un des sujets les plus nécs. saires à M. Olier, qui d’ailleurs lui portait l’affection la plus tendre; mais, considérant que sa compagnie était la ser vante des Évèques, il le promit sur-le-champ à M. de

Maupas, ajoutant qu’il lui donnait son cœur en lui cédant PA cal M. de Lantages (3). Ce fut apparemment dans cette occa-

sion qu’il dit à M. de Saint-Antoine : « La très-sainte Vierye

» nous enlève les meilleurs sujets de la maison ; elle en es » est la maitresse (). » M. de Lantages était alors maladeà

phes touchant Paris. Quand M. Olier le vit assez rétabli pour pouvoir pur- M. Olier, p.98. {ir j] l'envoya d’abord à la campagne, et peu après il lui écrivit d'aller l’attendre à Moulins, où il se proposait luimême de le joindre. Mais à Moulins, M. de Lantazrs, qui ignorait encore les desseins de M. Olier, trouva un: iettr qui l’invitait à se rendre au Puy pour y achever laisse ment du séminaire, et en être supérieur. Nulie pari la bénédiction de Dieu ne parut se répandre «vec pius d' bondance, ni d’une manière plus sensible, que dans cette communauté. Elle fut, à proprement parler, la sement féconde d’une génération de fervents et de savants ecclisiastiques, qui, en peu d’années, changèrent la face du diocèse : c'était ce que témoignait avec effusion de cœur M. de

Maupas, après la mort de M. Olier, lorsque M, de Breton

villiers, son successeur, passa au Puy. « Depuis l’établis-

(4) Ætlesta-

» sement di » pas recon Il est vr eurs, et ques. L'Évê fruit, voulu:

d'un comma charge. I se représenté q tages à Paris «ll ne crut | » une chose » bien que l’ » tiques, reg:

» leve juge, :

» main, Ct p:

» et empêche » DIEU (2) *.

On à rapp que M. Olier lait à travail] vrais, du V avait nourri ( rforme de ce du diocèse d sainte Vierge dans l’église lui faire con dans ce diocè tonnaissant dre à DIEU, n tontenta d’att et quoiqu'il 1 sir de réforn sabstint de f;

li nous érieurs, té (4), »

| CONVEon d’un un; et, du dicoine (2), a à Paris u sémi- ‘eur du 1$ nécesn la plus it la ser.

ui cédant

ette ocuite Vierge ; elle en

malade à LVOÏr parrès il lui Losait luians, qui ue iott ctaflissee pari la pius d'a ans cette SCIHENté nts ecclé- € du dioeur M, de e Brelonl'établis-

SÉMINAIRE DE CLERMONT. h37 » sement du séminaire, lui dit ce Prélat, mon clergé n'est {Peau » pas reconnaissable (1). » Bretonvilliers,\. il est vrai que M. de Lantages sut gagner tous les PRES sœurs, et s’attira d’abord la confiance des ecclésiastiques. L'Évèque, pour le mettre à même de faire plus de fait, voulut le nommer son vicaire-général, et usa même d'un commandement exprès pour lui faire accepter cette charge. I se désista cependant bientôt, M. Olier lui ayant représenté qu’il serait contraint de rappeler M. de Lanages à Paris, s’il demeurait plus longtemps grand-vicaire. «il ne crut pas, dit M. Tronson, devoir condescendre à » une chose qu’il jugeait si préjudiciable et si opposée au » bien que l’on prétendait établir ; c'est que les ecclésias- » tiques, regardant alors le supérieur du séminaire comme » ler juge, n’agissent plus avec lui que par respect hu- » main, ct par un motif de crainte qui leur serre le cœur 2 pottres de »etempèche cette ouverture si utile dans le service de Ye état à » Dieu (2) *. » 459. RS On a rapporté, dans la première partie de cet ouvrage, XXV. que M. Olier, prèchant ses missions, crut que Dreu l’appe- ea lait à travailler particulièrement à la sanctification du Vi- re de Clervrais, du Velai et de l’Auvergne. Depuis ce temps, il PEN X avait nousvi dans son cœur le désir de se consacrer à la rforme de ces trois provinces, surtout an renouvellement du diocèse de Clermont, après une faveur dont la trèssainte Vierge l’avait honoré, un jour qu'il était en oraison dans l’église cathédrale de cette ville. Car elle avait daigné lui faire connaître qu’elle désirait de le voir travailler dans ce diocèse, pour la gloire de son Fils. M. Olier, ne connaissant point le genre de services qu’il devait y rendre à Dieu, ni les moments marqués par sa Providence, se tontenta d’attendre ses ordres sans vouloir les prévenir ; . et quoiqu'il lui füt aisé de prévoir que le moyen le plus sir de réforme serait l'établissement d’un séminaire, il sabstint de faire aucune démarche pour procurer de lui-

438 PARTIE IT. LIVRE IV, = SÉMINAIRES, même un établissement de ce genre à Clermont. Enfin lorsqu'il y pensait le moins, il fut invité, par l’Évêque et

(4) Vie Ms, de Mode M. Olier,par M. le clergé, à jeter les fondements de cette œuvre (1). Jus-

de Bretonvil- vie a , He À si p. qu'alors on n’avait exigé dans ce diocèse d’autre prépara-

ae où tion, avant l'ordination, que les exercices de huit jours, et

cembre 1651. Ca- encore devait-on cette institution à la piété généreuse du nons synodaux à : A ‘ , de Clermont, Cardinal de la Rochefoucauld, qui avait fait une fondation

ar V5 pour défrayer les ordinands pendant cette retraite. M. Louis

(8) Contrat 1° ; à 0 ’ .r .

d'ubn dus. d'Estain, à peine élevé sur le siége de Clermont, avait

minaire de Cler- essayé d’abord d'établir ces exercices dans une commumont à celui de ; NA N : , S.- Sulpice, 43 nauté religieuse de son diocèse (2) ; mais, ce moyen ne r-

a pondant pas aux espérances qu’il en avait conçues, il

département du résolut, de concert avec son clergé, d'établir un séminaire Puy- de- Dôme, ?

cart, 51. Grand « à l'instar de celui de Saint-Sulpice (8), pour y élever, *e Traité du 2 » dit-il, et y instruire aux bonnes mœurs et discipline ca. ne. Cp » nonique les ecclésiastiques, afin qu'ils puissent, avec plus

60, » de facilité, se rendre capables de l’exercice de leur minis-

SR À He 2 PA » tère et se former à un esprit vraiment clérical (4) *.»

P. 938. — Wie de : Se linvitati 4 ‘ M. Olier, par le M. Olier, après l'invitation du Prélat, ne doutant point

ra Ro LE de la volonté de Drev, et ravi de contribuer à cet établis- Remarg. histori- Sement, envoya M. Raguier de Poussé pour en avoir la ea ‘” ?” direction (5). 1 ne prit néanmoins aucun moyen pour le AU pee conserver à sa compagnie ; et, quoique dans les lettres de

- cal pe t. fondation du 23 février 1656, l’Évèque en donnât la convi, col. 1 + « a . . , Q Q !

donne cette date Auite à M. de Queylus, ce séminaire était encore indépen-

Hu de fe. dant de celui de Saint-Sulpice, auquel il ne fut uni que le

naire. 13 janvier 1659 (6), deux ans après la mort du serviteur

à. Olier pro Il contribua encore à la réforme de l’Auvergne, en coocure l’établis- pérant à l'établissement du séminaire de Saint-Flour. Ce isement d'un Gjiocèse, alors d’une vaste étendue, se ressentait partout séminaire pour ne RE s le diocèse de S.. du dépérissement de la discipline; et, s’il faut en croire Flour. : , 4: » dy ‘a

D) drohs. du les actes publics, on y comptait jusqu’à six ou sept mille

ES de ecclésiastiques, dépourvus des conuaissances les plus nhistoriq. M. 42 ; : : . POS tu, tol.8s, Cessaires à leur état (7). M. lier, connaissant depuis long-

temps les abbaye de M. Couder Flour. Le : courût : dai réduit, il clercs, Ou ] ment de so!

les plus pie qu'on pour dere, M. 0] diocèse de £ royal de N répandit d'e lait l’éloge » doctrine 1:

» sonnes éc faut qu'il a Ferrier dit » probation L'archev demandé à pu le refuse lt pour en » pour l’Eg » ses plus à M. Pla » puisse êtr » les désirs » gneur, ai » dant le « » nouvelles »tre en ét:

» obéissance » sacrés à e

. Enfin que et |). Jusréparaours, et euse du ndation I. Louis t, avait ommua ne réeues, il ninaire, élever, line cavec plus r minis- ) *.»

nt point établisavoir la À pour le bttres de la conindépen- 1 que le erviteur

; EN CO0lour. Ce

partout en croire ept mille plus néuis iong-

SÉMINAIRE DE $AINT-FLOUR, 1h39 temps les besoins de cette contrée, où était située son abbaye de Pébrac, avait d’abord eu dessein d’envoyer M. Coudere (1) à M. de Mont-Rouge, évêque de Saint- (1)Lettresaut. Flour. Le zèle de ce Prélat méritait en effet qu’on le se- D nie courût : dans la disette de bons ouvriers où il se trouvait réduit, il avait toujours quarante ou cinquante jeunes deres, ou prétendants à la cléricature, dans un appartement de son palais, et il plaçait les autres auprès des curés les plus pieux et les plus instruits, pour les former autant qu'on pouvait le faire alors (2). Au défaut de M. Cou- ml Archives, dere, M. Olier lui envoya M. Planat, qui établit, dans le diocèse de Saint-Flour, un séminaire appelé le séminaire royal de Notre-Dame de l'Hermitage, et sur lequel Der répandit d'abondantes bénédictions. Un écrivain du temps fit l'éloge de M. Planat, en disant «a que sa piété et sa » doctrine lui avaient acquis l'approbation de toutes les per- (3)F'iede Jean- » sonnes éclairées dans la science des Saints (3) ; » et il ne Françoise et x. 4 . : Marie Marthe de faut qu’il ait jeté en effet un grand éclat, puisque M. du Biron, in-12, p. Ferrier dit « que sa piété et sa sagesse avaient attiré l’ap- NA Mémoires » probation de toute Ja France (#). » nb LP L'archevèque d’Embrun, Georges d’Aubusson, l'avait demandé à M. Olier, qui le promit d’abord ; mais n’ayant pu le refuser à des besoins plus urgents, il écrivit à ce Préhtpour en obtenir un délai. « L’amour que vous avez » pour l’Eglise, lui dit-il, et votre zèle à la secourir dans » ses plus urgentes nécessités, vous porteront à accorder à M. Planat dispense pour quelque temps, afin qu’il » puisse être en état de vous obéir, et de vous servir selon » les désirs de votre charité. Il est tout à vous, Monsei- » gneur, ainsi que le reste des sujets de la maison. Pen- » dant le délai que je vous demande, ils prendront de » nouvelles forces pour servir l’Église de Dieu, et se met- »tre en état de rendre leurs devoirs parfaits et leurs » obéissances à messeigneurs les Prélats. Ils se sont con- » sacrés à eux, et à vous en particulier, Monseigneur, qui

#40 PARTIE IT, LIVRE IV. = SÉMINAIRES, » leur témoignez une bienveillance qu’ils ne méritent pas,

à (0) Lettres ut. » dont ils se sentent très-honorés, et qui m’oblige de vous e M. Olier, p.

que de Lot lui faisait de réponse porterons la dignité

» en remercier en leur nom (1). »

XXVIT. Rien ne montre mieux cette dépendance entière, et ce M. Olier for. f D 1 4 mé un établis. leSpect profond pour l’épiscopat, que la conduite du ser. ours ne viteur de Dieu envers M. du Bosquet, évêque de Lodève, tont - Lodéve, . 11!

Sa conduite à l’occasion que nous allons rapporter. Le prédécesseur envers M, du de ce Prélat, M. Plantavit de la Pause, homme savant et

Bosquet, | . ’ ‘ s connu par plusieurs ouvrages, avait engagé M. Olier à

» Étant » de Mons

(2: Lettresant de M Olier, p.

43% et suiv., 225 et

suiv,

(3) Œuvres

d'Arnautd, 1.1, p.80. Lettre du 23 septembre

(4) Lettres aut.

de M, Olier, p.

(5) Ibid. page

former à Clermont-Lodève, dans le prieuré de Saint-Paul, la seule paroisse de cette ville, un établissement pour procurer l'instruction et la réforme de son clergé. Mais M. qu Bosquet ne donna point aux prêtres de cette maison, surtout à M. Couderec, leur supérieur, la même confiance que leur avait témoignée M. de la Pause (2). Il serait diffi. cile d’en assigner le motif, à moins de lattribuer à l’opposition de ces ecclésiastiques pour le Jansénisme, donton ne voit pas que M. du Bosquet ait été constamment éloigné (3). Quoi qu’il en soit, M. Olier, connaissant les dispositions de l’Évèque, écrivit d’abord à M. Coudere de remettre sa cure à quelqu'un de ses confrères, qui lui füt plus agréable : c'était l’avis des directeurs du séminaire de Saini-Sulpice, quoique M. Olier eût préféré qu'il se fût démis simplement entre les mains du Prélat. Mais, sur ces entrefaites, le peuple de Clermont, très-affectionné à son euré, s'étant muliné contre l’autorité de M. du Bosquet, qu'on savait lui être contraire, M. Olier consulta plusieurs Évèques, et, d’après leur réponse, il revini à son premier avis (4). « La conduite que Messeigneurs estiment utile de » tenir, écrivait-il, me parait être très-sainte et très-avan- » tageuse pour la maison. C’est pourquoi je vais en éerire » à M. Coudere, souhaitant que ma lettre arrive assez à » temps, pour prévenir l’exécution du premier projet, qui » nous était assez pénible, et qu’il est juste d'abandonner » pour de si judicieuses raisons (5). » Il écrivit aussi à l'Évè-

» qui j’ave » sonne, à » j'avais é » bienveil » ques aut » Mais m:

» de VOS gi » néfice, e:

» d'être di » et qu’il 1 » l'union « » maxime » ne se ré » tent par » leur fair » ils doive » manière » seigneur » des suj

» lESSeNs

» ce béné

» premiers

» la maiso

nt pas, de vous

e, et ce du ser- Lodève, Cesseur avant et Olier à at-Paul, jur prois M, du ON, Surce que ut diffi- Tr à l’opdonton ent éloiles disidere de ai Jui fût inaire de il se füt , SU CES né à son Bosquet, blusieurs à premier tutile de ‘Ès-Avanen écriré 6 assez À ojet, qui ndonner Là L'Évè-

ÉTABLISSEMENT DE CLERMONT-LODÉVE, 3 | que de Lodève une lettre très-respectueuse, par laquelle il Jui faisait connaître ses intentions, N'en ayant point recu de réponse, il lui écrivit encore la suivante, que nous rapporterons ici, comme un monument de #on respect pour la dignité épiscopale et de sa profonde humilité,

« Monseigneur,

» Étant entré dans voire diocèse par le commandement

» de Monseigneur votre prédécesseur, et M, Coudere, par otic » qui j'avais désiré continuer mes obéissances à votre per- de Lodive.

» sonne, ayant été agréé de vous dans les cominencements,

» j'avais été ravi, non-seulement de lui conserver votre » bienveillance, mais aussi de le faire subsister avec quel- » ques autres sujets, pour votre plus grande satisfaction.

» Mais maintenant qu’il n’a pu mériter la continuation

» de vos grâces, je lui ai mandé de se désnettre de son bé- » néfice, en lui faisant connaître qu'il n'était pas juste » d'être dans la maison d’un maître, sans «on agrément, » et qu'il ne pouvait espérer aucune bénédiction que dans » l'union de votre charité, C’est sur ce fondement et cette » maxime qu'est établie Ja maison de Seint-Sulpice. Elle » ne se réserve d’autres dupits sur les sujets qui en sor- » tent par la vocation de messeigneurs les Prélats, que de » leur faire toujours connaître la dépendance absolue où » ils doivent être à leur égard, et de les reprendre de toute » manière, s’ils y avaient manqué, C'est pourquoi, Mon- » seigneur, dans la douleur que je souffre en voyant un » des sujets de la maison indigne de votre affection, je » ressens une véritable joie de faire le sacrifice entier de » ce bénéfice, afin de témoigner par 14, dans un de nos » premiers établissements, que les sujets de la raison » n'ont pi. de vie, d'intérêt, ni de conduite, que dans » l’obéissastce ue messeigneurs les Prélats, [ls peuvent » nous appeler et nous renvoyer quand ils le veulent; et » la maison fait profession de ne rien étre et de ne rien

h42 PARTIE JT, LIVRE JV, == SÉMINAIRES, » posséder, que dans leur pure et simple dépendance, » L'œuvre de Dreu ne doit jamais causer rien d’incom- » mode ni de contraire à la simplicité et à la justice de » l'Évangile; et si je savais qu’il dût sortir jamais de » Saint-Sulpice quelque sujet qui choquât les ordres de » nosseigneurs les Prélats, ou appuyât le violement de leur respect, je demanderais que la maison füt détruite, et devint un objet d’anathème à la face de tout l’universe » C’est pour ce sujet, Monseigneur, qu'ayant appris qu’il s'était passé quelque émotion et quelque mutinerie dans la ville de Clermont, contre votre ohéissance, j'écris à M. Couderc de se démettre de son bénéfice entre vos mains, purement et simplement, pour que vous en disposiez en faveur de qui il vous plaira. Nous ne devons ni violer le respect dû aux saints Prélats, ni approuver ceux qui le violent, ou souffrir qu’à notre occasion il arrive rien de pareil dans les lieux où nous sommes présents, Si propter nos exorta rst tempestas, dejiciamur in mare : il vaut bien mieux qu’on ne nous voie jamais, et qu'on n’entende plus parler de nous, que s’il était dit qu’à notre occasion il se soit passé rien de semblable, ou que mûme nous nê€ l’ayons pas désapprouvé, lorsque nous le pouvions. Je suis bien aise qu’on voie l'horreur que nous avons d’une pareille conduite, et que, pour cela, nous ne voulons point qu’il reste rien de nous dans ces ieux, afin d’obliger les violateurs de vos respects de penser à leur faute. Bien loin d'entrer dans leur parti, nous le détestons, et s’il y avait quelque chose audelà de l’anathème et de l’exécration, j'en userais pour détester et condamner une si indigne conduite, Du moins, Monseigneur, devons-nous faire tout ce que nous pouvons, pour vous témoigner combien nous honorons la dignité épiscopale en votre personne et en tous nosseieneurs les Prélats, I me suffit qu’en la présence de Diet,

netà vos :

» à ma voix » faction de » sances, Si » ordres, et » par quelq » désiriez de » mon obéi:

» que vous » plus fidèle En rappe M. Olier les voisine de ] marquis de ] de missionn » DIEU, écri » velle miss » de sa con » que nous

+ Tels furen l'établissement regardée, par eux-mêmes er » biens à fa » M. Couder:

» M, Olier lui »vre, plutôt » l'Évêque. V » naire de Na » de se départ » Nihil innove » plus capable » assurément » lorsque tous » la règle de 1 » teur a laissé

lance, ncomice de is de res de nt de ruite, l’uni-

qu'il e dans cris à € Vos n dislevons rouver ion il es prémur in mais, 1 était mblarouvé, n voie t que, B nous )s ress leur se aupour noins, S pouons la osseie DrEc,

ÉTABLISSEMENT DE MAGYAC, 443 net à vos pieds, je recoive, avec ceux qui ont déférence » à ma voix, votre sainte bénédiction, et que j'aie la satis- » faction de vous avoir témoigné nos respects et nos obéis- » sances. Si nous eussions eu l’honneur de recevoir vos » ordres, et qu'il vous eût plu, par un mot de lettre, ou » par quelqu'un des vôtres, nous faire savoir ce que vous » désiriez de nous, je vous aurais témoigné ponctuellement » mon obéissance, qui est telle que je puis dire, en vérité,

’, : (1) Lettres aut, » que vous n'avez pas, Monseigneur, un plus humble, de M, Olier, p:

» plus fidèle et plus obéissant serviteur (1) +. » 43 et suis,

En rappelant ses ecclésiastiques de Clermont-Lodève, = +: ; : , M. Oilier for.

M. Olier les envoya à Magnae, petie ville de la Marche, me un établis-

voisine de Limoges, pour satisfaire les pieux desseins du mr ss. marquis de Fénelon, qui voulait y fonder une communauté ses ecclésiasti-

de missionnaires (2). « Abandonnons-nous aux ordres de NT ET » Dieu, écrivait-il à M. Couderc en lui donnant cette nou- (2) Lettrenaut,

sd. + ire : , de M. Olier,p.

» velle mission; adorons sa divine Providence et la pureté 929, — pie de .

ne , : : * mère Gautron » de sa conduite; ne pensons point à nous, nl aux voiles div. 1, p. 516. °

» que nous avons préméditées, Soyons à l’Esprit-Saint, qui

+ Tels furent les motifs qui déterminèrent M. Olier à abandonner l'établissement de Clermont-Lodève ; et sa conduite a été toujours regardée, par ses successeurs, comme la règle qu'ils devaient suivre eux-mêmes en de semblables rencontres. « Il y avait de très-grands » biens à faire à Clermont-Lodève, écrivait M. Tronson , et » M. Couderc y travaillait avec grande bénédiction : cependant » M, Olier lui conseilla de revenir ici, et d’abandonner ce saint œu- »vre, plutôt que d'y travailler contre les ordres et la volonté de » l'Évêque. Vous savez comme l'on a mieux aimé quitter le sémi- » naire de Nantes, où l’on était établi depuis longues années, que » de se départir de cette règle. Ainsi je ne puis dire autre chose, que : » Nihil innovetur, preter id quod traditum est. Rien à mon avis n'est » plus capable d’attirer grâce et bénédiction sur la maison, et rien » assurément n’affermira tant l’œuvre que Dieu nous confie, que » lorsque tous les particuliers agiront toujours dans cet esprit, C’est » la règle de l'Eglise, et l'esprit que notre très-honoré Père et fonda- QUE n. . » teur a laissé dans la maison (1). » MI, Clermont,

(4) Lettresaut, de M, Olier, p,

» a conduit les Apôtres par sa sagesse,et non par la leur : » Uhi erat impetus Spirits, illuc gradiebantur ; nec re. » vertebantur cm incederent. L'établissement d’une com- » munauté à Magnac sera un bien fort avantageux à ce » grand et vaste diocèse de Limoges. Il faut suivre l’ Esprit » et la conduite de Jésus-Cnisr Notre-Seigneur sur ses » disciples, qu’il envoyait de lieu en lieu pour produire » des fruits dont la vertu se conservait et se répandait » dans les âmes. /n hoc vocati estis, ut fructum aff ratis, «t » fructus vester maneat (1).

Le zèle que déployèrent les missionnaire ondit à l'abondance de la moisson, en sorte que M. © brenant le détail de leurs travaux, craignit qu’ils ne succombassent à tant de fatigues. Il écrivit à M. Couderc pour le conjurer de modérer son ardeur, et de ne pas travailler jusqu’au bout de ses forces. Dans une autre lettre, il le supplie d'arrèter le zèle impétueux des jeunes ouvriers qu'il avait sous sa conduite, et de les appliquer aux exercices de la retraite spirituelle, tant pour les renouveler dans l’esprit intérieur, que pour leur procurer ainsi quelque relâche, « J'apprends, lui écrivait-il, que vous et tous » nos très-chers frères êtes présentement harassés de » travail, quoique non pas découragés. Je vous supplie,

au nom de Dev, de les arrûter, et de leur conseiller de

ma part de prendre du repos. Le Fils de Dev, qui n’avait pas besoin de la prière pour se fortifier et pour se renouveler en son Père, après ses travaux évangtliques, se retirait sur la montagne pour y faire oraison, apprenant par là à tous ses disciples à faire la même chose. Tant que nous serons en ce monde, nous souffrirons beaucoup de déchet dans les forces intérieures de » l'esprit par l'exercice extérieur, et pour cela nous aurons » toujours besoin de nous renouveler en Dieu. Ainsi, je » vous demande, pour le bien de nos frères etle vôtre, d'en » user de la sorte; et quelque presse qui vous assiège, il

:» écrivit po

» ne faut ] » avec la f » que de v » leurs pr » les prem » accablen » votre Co1 » vent y el » courager Fénelon, x tions que bondance, communat fut l’origi ment, uni tres de Sai volution (« Le duc 4 procurer, € blissement clergé, et € Blois, afin de rien en nécessaire «Pour fair » de l’Eglis » que son » (Blois ét4

» ne pouv( » l’approuv » qu'un Év

+ Le mar soixante. deu de Saint-Sulp

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oncit à bre- UCCON)pour le vailler il le uvriers & EXeTruveler si quelet tous sés de upplie, Iler de EU, qui 4 pour ivangéraison, mème souffri- 1res de aurons insi, je e, d’en ice, il

PROJET D'ÉTABLISSEMENT A BLOIS. hh5 » ne faut pas céder à la tentation, qui vient dinairement » avec la ferveur. Le démon ne demanderait pas mir: » que de vous accabler, vous et ces jeunes ouvriers, diuis » leurs premiers travaux. Il n'y a rien plus à craindre que » les premiers efforts de la jeunesse, qui abattent et qui » accablent pour le reste de la vie (1). Pour ce qui regarde (9) Lettres aut. » votre communauté, examinez bien les sujets qui doi- Ho sil Là » vent y entrer, il n’en faudrait qu’un seul pour tout dé- » courager dans les commeni-:"ents (2). » Le marquis de (2) Zbid. pag. Fénelon, voulant perpétust dan: ses terres les bénédictions que les missionn:\ses y répandaient avec tant d’abondance, assigna des fonds pour la subsistance de leur communauté qu'ils cédèrent à d’autres ouvriers, et qui fut l’origine du petit séminaire de Magnac. Cet établissement, uni en 1679, par le marquis, au séminaire des prètres de Saint-Sulpice de Limoges, a subsisté jusqu’à la Ré- (@) Pie de M. volution (3) +. : a Tan

Le duc d'Orléans, toujours exilé à Blois, eut le désir de XXX.

procurer, aux diocèses d'Orléans et de Chartres, un éta- A ab bissement commun, qui pût y avancer la réforme du Blois pour les

clergé, et écrivit à M. Olier pour le prier de se rendr: à se ne Blois, afin d’y jeter les fondements de cette œuvre. Avant Chartres.

de rien entreprendre,le serviteur de Dreu crut qu'il était

nécessaire d’avoir l'approbation de l’Évèque diocésain.

«Pour faire les choses dans l'ordre de Notre-Seigneur et

» de l’Eglise, écrivait-il, il serait utile et mème nécessaire

» que son Altesse royale voulüt parler à M. de Chartres

» (Blois était alors de ce diocèse), ou du moins qu’il lui

:» écrivit pour lui ouvrir son dessein et sa pensée. Car nous

» ne pouvons ni ne devons espérer de rien faire, s’il ne » l’approuve et ne nous commet pour cela. Vous savez

» qu'un Évèque, dans son diocèse, est comme un père (D Pie de la e mère Gautron,

+ Le marquis de Fénéion. à mourut le 8 octobre 1685, âgé de P us ue suixante-deux ans (4), ct fut inhuné dans un des caveaux du séminaire ïe de

| ; épultures du de Saint-Sulpice (5). séminaire,

h 46 PARTIE III. LIVRE 1V. — SÉMINAIRES.

» dans sa famille, un chef dans un corps, un supérieur »en sa maison; et que c’est à lui à donner les ordres, à » mouvoir tous les membres, et à commander à ses en- » fants ce qu’il lui plait. Pour moi, qui suis un serviteur » étranger, et qui n’a pas l'honneur d’être son diocésain, » je ne puis n’ingérer à faire aucune fonction, qu'il ne me » fasse l'honneur de m’appeler pour aider son clergé, tout » misérable que je suis. »

M. Olier était d’autant plus disposé à seconder les desseins du duc d'Orléans, qu’il espérait donner par là commencement à un séminaire, pour le diocèse de Chartres. Sa dévotion envers la très-sainte Vierge et son zèle pour le clergé le portaient assez à faire tous les sacrifices pour procurer l'éducation ecclésiastique à la jeunesse de ce pays. « Je puis aider à ce dessein, écrivait-il; car j’ai en- » core quelque reste du débris de deux bénéfices, que je » consacrerai très-volontiers pour ce saint œuvre. Je ne » crois pas pouvoir mieu% employer ce bien, qu’à cette » charité, qui va à soulager les âmes, à sanctifier les peu-

» ples, et à honorer en particulier cette sainte église de » Notre-Dame, à laquelle je dois tout, et à laquelle je se- » rais ravi de sacrifier ma vie, bien loin de ne lui pas don- » ner tout ce que je puis jamais avoir au monde. Enfin je » trouverais en cela le moyen d’accomplir mes désirs, qui (1) Lettres spi- » sont de me voir pauvre, pour mourir dénué de tout,

riluelles de AL.

Oüéer, p. 202. » Comme Notre-Seigneur sur la croix (1). »

Mais le dessein dont nous parlons fut traversé appa-

remment par les Jansénistes, déjà en grand nombre à Or-

*NoTeE 10,p. léans *; et quoique le clergé de Chartres, surtout M. Bourdo doise, ne laissât pas d’agir pour procurer un séminaire à @) Archivesdu ce diocèse, il n’y fut établi que plus tard par M. Ferdiie Malérique. nand de Neufville, qui, en 1680, y appela les prûtres de Ne Cite la Mission (2). Parmi les séminaires à la formation des-

fol. 294, M. 429. quels M. Olier eut quelque part, on peut compter encore

* NOÉ 11,p. a Q VE 4 , Q UN 466. ceux de Bourges, de Toulouse, de Saint-Irénée de Lyon”;

mais, CO]

portante lui conseil pables de dant refus recevoir q «Tels, po » l'Eglise) » le zèle q » sieur, n » recomIn:

» tions po

» vre. Il y » Déu en » Monde 1:

» intentior » puisque ] » tièremen » de rien, \

» le servir » Monsieur Une autr.

nière bien nilité, ce 1 demanda qu Grèce. M. C ecclésiastiqu sein : « Hél

upérieur Jrdres, à ses enserviteur iocésain, il ne me rgé, tout

r los desr là com- Chartres.

zèle pour fices pour sse de ce r j'ai ens, que je re. Je ne qu’à cette r les peuéglise de elle je sepas don- . Enfin je ésirs, qui

de tout,

bsÉ appibre à Or- M. Bourninaire à I, Ferdirôtres de ation deser encore e Lyon’;

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