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M. Olier y furent extrêmement goûtés. « Ils sont entre les » mains de toutes les personnes spirituelles, » disait le Père Giry ; et Hermant, auteur favorable au Jansénisme, par conséquent non suspect de partialité envers M. Olier, dit aussi que, de son temps, toutes les personnes dévotes
(1) ist. des Or: et spirituelles en faisaient une grande estime (1). Enfin,
dres reli
’ 4740, in-19, t.
dans l’espace d’environ quinze ans, ils furent plusieurs
Lettres mn fois réimprimés en diverses villes du royaume, à Paris,
ritnelles de M.
Olier, 1873. Pri.
vilége du Roi.
Notice des
Lyon, Rennes, Toulouse, Bordeaux, Grenoble, Avignon, etc. (2).
Nous allons faire connaître ici en peu de mots chacun
ouvrages de M. des ouvrages de M. Olier, en suivant l’ordre des matières
Olier.
(3) Partie %, vie leçon,
qui y sont traitées, plutôt que celui du temps où ils parurent. Le premier, et qui sert comme de fondement à toute sa doctrine, est le Catéchisme chrétien pour la vie inté rieure. Il y propose, par demandes et par réponses, la né. cessité, d’abord, de mourir à la vie d’Adam, à l’orgueil, aux plaisirs, à l'amour des richesses, et de vivre ensuite de l'Esprit de Notre-Seigneur, en aimant comme lui l’humilité, la mortification, la pauvreté, et en participant à l grâce de ses mystères. C’est l’objet de la première partie. Dans la seconde, il montre que la prière est le moyen principal pour acquérir cet Esprit et pour le conserver. L4 Journée chrétienne apprend à agir en union à l’Esprit de Notre-Seigneur, et fournit diverses considérations que M. Olier avait promises à son disciple dans son Cat chisme (3). « Cette vérité, que nous devons vivre comme » JÉsus-CHRIST a vécu sur la terre, dans ses mœurs et dans » ses sentiments, dit-il, m’a donné la pensée de former » quelques pratiques, et de proposer diverses intentions » pour faire saintement chacune de nos œuvres. J’ai tâché » de renfermer tout ce qu’on peut faire de plus considérable » dans la journée et pour chaque action. Il faut que cha- » cun pense que ceci n’est pas écrit pour lui seul : dans » un festin, il est nécessaire qu'il y ait diversité de
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OUVRAGES DE M. OLIER. k51 » viandes, afin que chacun en puisse trouver selon son ap- » pétit (1). » Enfin, dans l’/ntroduction à la vie et aux ver- à
tus chrétiennes, M. Olier apprend encore à pratiquer, dans face.
l'Esprit de Notre-Seigneur, les véritables vertus, celles surtout qui sont les plus nécessaires pour détruire les désirs corrompus du vieil homme, comme l’humilité, la pénitence, la mortification, la pauvreté, l’obéissance.
Ces trois ouvrages, quoique destinés principalement aux ecclésiastiques, ne tendent cependant qu’à former de parfaits chrétiens, tels que devraient être tous les aspirants à la cléricature. Pour l’usage particulier des clercs, M. Olier composa un autre écrit, connu sous le nom de 7raité des saints Ordres. 1 y parle de l’excellence de chacun d’eux, avec une sublimité de pensées et de sentiments qui convenait à un homme suscité de Dreu pour la réforme de l'Ordre ecclésiastique, et on peut dire que ce livre répond à la grandeur de son sujet. On doit encore compter, parmi ses ouvrages, le recueil d’une partie de ses lettres, publiées par M. Tronson, au nombre de deux cent cinquante, sur les originaux que diverses personnes s’empressèrent de lui communiquer. « Ceux qui ont été assez heureux, dit-il » dans la préface, pour converser familièrement avec cet » homme de Du, pendant qu’il était sur la terre, seront » bien aises de voir, dans ce petit recueil, une partie des » saintes vérités qu'ils lui ont entendu enseigner autrefois » avec tant de grâce et d’onction ; et ceux qui n’ont jamais » eu le bonheur de le voir, auront au moïns la consola- » tion de l’entendre ici parler sur toutes sortes de matières,
» et d’y contempler un portrait fidèle de la beauté de son © (2) Lelres or
» esprit et de ses éminentes vertus (2). » Tous ces ouvrages furent moins le fruit de ses réflexions et de ses recherches, que des lumières dont Dieu le rem-
plissait dans l’oraison. Il écrivait, pour l’ordinaire, après ce sait ses ouvrasaint exercice, et avec une facilité et une rapidité si extra- 8°
ordinaires, qu’on l’a vu écrire à genoux cinq ou six heures
(4) Mémoires de M Baudrand, p.78
(2) Gadesecard,
de suite, sans être jamais incommodé par cette sorte de composition. Sa plume, dit M. Baudrand, suivait l’impé- » tuosité de l’Esprit de Dreu qui l’éclairait, et traçait sûre- » ment sur le papier ces vérités divines, que les dons de » sagesse et d'intelligence, qu’il avait reçus, lui décou- » vraient en foule et tout d’un coup (1). » C’est pour cela sans doute que, dans cette rapide composition, il s’attachait moins à donner des motifs propres à convaincre et à persuader, qu’à exposer le fond même des choses, comme elles s’offraient à son esprit : ce qui doit le rendre quelquefois moins aisé à comprendre, comme il est arrivé à la plupart des auteurs qui ont reçu de semblables lumières : et cette assistance de Dieu explique encore comment, au milieu d’occupations si différentes et si multipliées, il a pu tant écrire, ayant vécu si peu de temps. Outre les ouvrages dont nous venons de parler, et l’£zxplication des cérémonies de la grand”Messe, que nous avons déjà fait connaître, il en composa un grand nombre d’autres, restés manuscrits, tels qu’un Traité des attributs de Dieu, un autre des
saints Anges, et un de la création du monde, le Maitre des exercices, un écrit sur l’Oraison dominicale, un Traité de la Vie divine etautres, des Panégyriques de plusieurs Saints, et neuf ou dix volumes de Mémoires, où l’on trouve un grand nombre de mélanges précieux +.
+ On attribue encore à M. Olier deux ouvrages imprimés que nous n'avons pu nous procurer malgré nos recherches ; le premier est intitulé : La manière de faire oraison sur les vertus. Paris, Langlois, 1656, in-24 (2). On trouve apparemment un abrégé de cet écrit au