LEURS DU
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Is, nous donnent lieu de conclure que, malgré la nomination dont nous parlons, il ne fut jamais supérieur du séminaire de Clermont, ni avant son départ pour le Canada, ni depuis son retour en France; et voici les motifs sur lesquels notre opinion est fondée.
40 M. de Maisonneuve, gouverneur de Montréal en Canada, étant venu en France l’année 1655, dans le dessein seulement
(4) Histoire de
d'obtenir pour cette colonie l'établissement d’une communauté Montréal, par
M. Dollier de
de prêtres de Saint-Sulpice (1), M. Olier désigna quatre de ses Cosson, de 1655 à ecclésiastiques, du nombre desquels fut M. de Queylus, qu’il nom- 1656. Ms. an ta ma supérieur du nouvel établissement (2), et il est difficile de pen- Piotivthèque Mu
ser que celui-ci, devant suivre M. de Maisonneuve à Montréal, ait accepté en 1656 la supériorité du séminaire de Clermont.
D'ailleurs, il s'agissait alors pour M. de Queylus non-seulement d'aller fonder une communauté de Saint-Sulpice en Canada, mais encore d’être le premier Évêque de ce pays, d’après le vœu de la compagnie de Montréal et l'agrément de l’assemblée générale du clergé de France, comme nous le dirons dans la suite; dessein qui était incompatible avec les désirs de M. d’Estain. Si néanmoins ce Prélat le nomma sur ces entrefaites supérieur de son séminaire, cest que sans doute il ignorait encore la résolution où était M de Queylus de passer à Montréal. Car il est à remarquer que M. de Maisonneuve ne fit connaître à personne en Canada le vrai motif de son voyage (3), et qu’en France on le tint d’abord secret. Du moins il est certain que le dessein d'envoyer M. de Queylus en Canada ne fut rendu public que l'année suivante, 4657. M. Godeau, parlant de cet ecclésiastique à l’assemblée générale (4), dans la séance du 10 août 1656, disait : Je ne le puis encore nommer ; etil ne le nomma en effet que dans la séance du 10 janvier suivant (5). M. d’Estain ignorant donc lui-même ce projet, a pu désigner M. de Queylus pour supérieur de son séminaire le 23 février 1656, quoique cette nomination fût incompatible avec les vues de M. Olier.
Elle était d’ailleurs incompatible avec la résolution bien connue, que M. de Queylus avait prise au sujet du Canada. L'Évêque de Vence en parlait en ces termes aux Prélats dans la séance du 10 août 1656 : Z/ veut bien aller sacrifier parmi ces sauvages son bien el sa fortune (6). Etant donc alors dans cette disposition, on ne peut supposer que M. de Queylus ait pris en France la conduite d’un nouvel établissement, tel que la fondation d’un séminaire. Enfin M. Godeau ajoutait le 10 août 1656 : Depuis plusieurs années, il travaille dans les diocèses de quelquesuns de nosseigneurs les Evéques de Languedoc : ce qui suppose que M, de Queylus exercnit alors son zèle non à Clermont
zurine.
(@) Ibid. de
(3) Histoire de Montreul, ibid.
(4) Assemblée de 1636, 40 août, p. 629.
(5) Ibid. 10 janvier 1657, p. 1060.
(6) Sbid, p.620.
102 NOTES dans l'Auvergne, mais à Privas en Languedoc, dont il était curé, et où il travaillait à la conversion des hérétiques de cette ville, En effet, quoique M. d’Estain l’eût nommé supérieur de son sé. minaire par ses lettres du 23 février 1656, M. de Queylus ne ais sait pas, après cette nomination, de remplir, comme auparavant, les fonctions curiales à Privas, en attendant la conclusion des négo- (4) Registre de ciations entreprises pour l’aflaire de l'évêché du Canada. L'on voit as, HS même, par les registres de cette paroisse, qu'il y bénit un m- 41666. riage, et qu’il en signa l’acte, le 26 juin de cette année 1656 (4). Enfin, nous lisons dans les Remarques historiques sur l'église de Saint-Sulpice, que M. de Poussé fut envoyé par M. Olier à (2) Remarg.etc. Clermont pour y établir le séminaire (2) : ce qui, joint à ce 41p.288389. Que nous avons rapporté plus haut, montre assez que le projet d'envoyer M. de Queylus en Canada (projet qui fut effectué au commencement de l’année suivante 4657) obligea M. Olier de faire agréer à l'Évêque de Clermont M. de Poussé pour supérieur de son séminaire, au lieu de M. de Queylus, que ce Prélat avait luimême désigné par ses lettres de fondation.
(3) Œuvre 20 Nous ajoutons qu'il ne paraît pas que, dans la suite, M. de d’Arnauld, 1, Queylus ait jamais eu la conduite de ce séminaire. eat Né S'étant embarqué pour le Canada le 17 mai 1657 (3), il se vit des Jésuites de Contraint le 26 octobre 1659 de repasser en France (4), pour des motifs que l’on trouvera exposés dans l'Histoire de la colonie de du séminaire de Montréal. Revenu en France, il fit un court séjour dans le Rouer- Saint-Sulpice, 23 gue, son pays natal (5); alla à Rome en 1660, pour y ménager les RS Ma, 40 an- moyens de rentrer en Canada ; se rendit ensuite à Paris au coma et 44 février Mmencement de 1661 (6), et repartit une seconde fois pour le Ca- 1664. nada, où il arriva le 3 août de la même année. Mais contraint de nouveau de quitter ce pays, il s’embarqua le (7) Journal des 95 octobre pour la France (7), séjourna quelque temps dans le JR Rouergue, où il était au mois de novembre 1662, et revint de là à Paris, dans l'intention de chercher, de concert avec ses confrè- (8) Assemblées T8, Quelque moyen pour retourner à Montréal (8;. Comme il ne du séminaire de s’en présentait alors aucun, il fut d’abord question de l'envoyer à Sant-Sutpi® T Clermont où l'Évêque, M.de Veny d'Arbouse, successeur de 48 et 22 janvier, M. d’Estain, désirait beaucoup de l'avoir pour supérieur de son # mars 1663. séminaire, en remplacement de M. Chenart, alors à la tête de cette maison, et que le dépérissement de sa santé fit rappeler à (9) Ibid, 41 jé. Paris (9). Toutefois, la présence de M. de Queylus étant jugée vrier 1004, comme nécessaire au bien de la colonie de Montréal, on le retint à Paris, afin qu’il pût profiter des ouvertures qui viendraient (61 Ibid, 23 fé- à naître pour son retour en Canada (10); et au lieu de M. de vrier 64. Queylus, on envoya à Clermont M. de Lantages, qui succéda à
bec.
y Assemblées
année, il ent Paris, pour e vicaire de S des prêtres d charge, qui « de temps apri préparer à 4 Tous ces fa ne doit pas à Clermont, qu lui en donnen