‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 223 sur 269 · XXIV. Pendant que les colons attendaient à Québec le retour · texte numérisé non relu

XXIV. Pendant que les colons attendaient à Québec le retour

M. Olier con- : . \ à ’ : un sacre à la Sainte LU Printemps pour passer à Montréal, M. Olier, retiré

Famille l'ile de alors à Vaugirard, où il commençait l'établissement de son

Montréal, eee de : è . ss séminaire, conçut un dessein bien digne de sa religion: ce fut de consacrer cette île à la Sainte-Famille, avant que la colonie en prit possession. Au mois de février 1642, il réunit dans l’église de Notre-Dame tous les membres de

+ La plupart, ne connaissant point ces motifs, s’étonnaient que quelques particuliers osassent tenter une entreprise si onéreuse et si incertaine ; et ce fut pour dissiper les bruits répandus à ce sujet qu'on publia, en 1643, un ouvrage anonyme sous ce titre : Les véri-

Tag otifs de messieurs et dames de la Société de Notre-Dame de Montréal, pour la conversion des sauvages de la Nouvelle-France,

in-40,

la compag la sainte point prêt:

voisins (1 sous la pre sacrèrent Notre-Dan certer les solu qu’on au moins d'honnètes trouver di session de rait toujor maitresse ; une ville ; tant fait u:

nécessaires sans sortir cent mille

Le 17 in à Québec a sternasurl siasme, ell reconnaiss:

velle ville, et l’on dre

très-saint S été conserv nissaitnih

hiver(1).

ant dans riés d’asnt qu’on courage 1 hardie; écrivit en d homme t Div, se sa gloire.

> cœur (il s envoyè- dernière les fondeise paraihardie, si ai qui ne rien qu’au passe pour it aussitôt 3) +.»

le retour er, reti ent de son

religion :

avant que r 1642, il embres de

ent que quel- ‘reuse et Si s à ce sujet b: Les véritre-Dame de elle-France,

CANADA. FONDATION DE VILLE-MARIE. 501 la compagnie de Montréal, dit la sainte Messe à l’autel de la sainte Vierge, où il communia tous ceux qui n'étaient point prêtres, tandis que les prêtres célébraient aux autels voisins (1) ; et tous consacrèrent l’île à la Sainte-Famille, (1) Mémoires sous la protection particulière de la sainte Vierge, et se con- MELON ER sacrèrent eux-mêmes à ce pieux dessein (2). Au sortir de (2) Relation ib. Notre-Dame, ils se rendirent à l'hôtel de Lauzon, pour con- ?: #25: bre" crter les moyens de consolider la bonne œuvre. Il fut ré- ment de la Foi, solu qu’on ferait un armement considérable, qu’on fréterait pe aid au moins trois navires, pour transporter à Montréal autant d'honnètes familles de différents états, qu’on en pourrait trouver disposées à cette émigration ; qu'on prendrait possession de l’île au nom de la très-sainte Vierge, qui en scrait toujours regardée comme la première et la véritable maitresse ; et qu'avec la permission du Roi on y bâtirait une ville sous le nom de Ville-Marie. Puis, chacun s’é-

0 . x 4 L4 Là L (y Vi d tant fait un devoir de contribuer généreusement aux frais , Ce

œur Bourgeois,

nécessaires pour l'exécution de ce dessein, on recueillit, Pr: re sans sortir de l’assemblée, une somme de plus de deux v » 355.

Hd es # un cent mille livres (3) *. PL

Le 17 1nai 1642, la petite troupe qui avait passé l'hiver Xxv. à Québec arriva enfin à Montréal. En abordant, elle se pro- Re a sternasur le rivage, et, dans les transports d’un saintenthou- sement à l'ile de

: | s pire , Montréal. Comsiasme, elle entonna plusieurs psaumes pour témoigner sa SR Ro

reconnaissance à Dreu (41. Dans le lieu destiné pour la nou- Ville-Marie. velle ville, on éleva des tentes et des pavillons pour se loger, ,,4)#m41es des

Hospitalières, p.

et l’on dressa un autel, où le lendemain le Père Vimont, 553.

après le Veni Creator, célébra le premier le saint Sacrifice, etexposalesaint-Sacrement pour obtenir du Ciel un heureux commencement à cette sainte œuvre. Une chapelle construite avec des écorces fut d’abord le lieu où l’on déposa le (5) Retution du

4 . . . à Per h ë très-saint Sacrement (5), qui depuis ce moment a toujours ,36, AM

été conservé à Ville-Marie (6); et comme le pays ne four- 2 y At nissait ni huile ni cire, on mit devant le tabernacle qu'on ‘6 /% de la sœur Bourgeois,

avait apporté de France, au lieu de lampe, une fiole de p.26,

verre, où l’on avait renfermé plusieurs mouches à feu,

Hobbs insectes qui, lorsqu’on les multiplie, jettent une lumière 355, semblable à celle de plusieurs bougies réunies (1).

Tels furent les commencements de Ville-Marie, Il ne

manquait aux vœux de M. Olier que de pouvoir passer

di Ë ie de lui-même dans ce pays lointain (2). Nous avons vu qu’en

Giry, 4* partie, 1636 l’autorité du Père de Condren fut seule capable de chap. vi. — Vies

Ms. de Grandet, l'arrêter ; depuis, il ne cessa de gémir et de soupirer pour DU ten obtenir un jour cette grâce. « Etant instruit, écrivait-il en t vu, col. 407. 1642, des biens qui se font en Canada, pays habité par » des peuples gentils, et me trouvant lié de société comme

» miraculeuse à celui à qui Notre-Seigneur a inspiré le

» mouvement et commis l’entreprise de Ville-Marie, je

» me suis toujours senti porté d’aller finir mes jours en ete quartiers, avec un zèle continuel d’y mourir pour aut. de M. Olier, » MOn Maître. Qu'il m'en fasse la grâce, s’il lui plait : je “oh de » continuerai toujours à l’en solliciter avecinstances (3). » Lacolonieest Pour se mettre à couvert des incursions des sauvages, Rep : la colonie construisit à la hâte quelques fortifications avec par les sauva- de gros pieux. Bientôt elle s’y vit harcelée par les Iroquois, pes.| les plus cruels d’entre ces peuples barbares, et qui avaient coutume de brûler vifs leurs prisonniers, et de se nourrir

ensuite de leurs chairs. À ces alarmes journalières, se

joignit encore la disette : car la terre, pendant plus de

dix ou douze ans, ne produisit presque rien, tant par l’inexpérience des colons à l’égard du climat de ce pays,

que par les travaux sans nombre dont ils se voyaient ac-

” o se cablés (4). Quoiqu’on eût la consolation de voir plusieurs 356, 357. sauvages embrasser le christianisme , cette île fut néanmoins, dans les premiers temps, le théâtre d’une guerre très-meurtrière, qui, dans une infinité de surprises et de

petits combats, fit répandre beaucoup de sang, et donna

lieu à des cruautés inouïes. « Les lroquois , écrivait

» mademoiselle Manse, ayant vaincu et presque entière-

» ment détruit les Hurons, leurs anciens ennemis, se

» tournêt » lence q » de si » fréquen » Ils tuè » sons de » sûreté, » le défe Dans cet de repassé compagni plus de © des arm glorieuse Un sec vouement «is, qui

Lg et um

de se con:

avec un co vait seul » vait-elle » Dieu qu »et je pa » paquet c une mult iompha

œætte ann cette colo Ville-Mar maisons, de pieux, gne, qu’0 courait $

CANADA. FONDATION DE VILLE-MARIE. 503 es à feu, »tournèrent contre nous avec plus d’orgueil et d’insolumière » lence qu’ils n’avaient fait jusqu'alors. Ils nous serraient ). » de si près, et leurs attaques étaient si brusques et si rie, Il ne » fréquentes, qu’il n’y avait plus de sûreté pour personne. ir passer » [ls tuèrent plusieurs des nôtres, et brülèrent des maivu qu’en » sons de Ville-Marie. Notre hôpital mème n'était pas en apable de » sûreté , et il fallut y mettre une forte garnison pour jirer pour » le défendre ; enfin tout le monde était découragé (1). » «) Pie de la vait-il en Dans cet état de choses, M. de Maisonneuve prit le parti “*7 Aowrgeois. abité par de repasser en France pour demander des renforts à la té comme compagnie de Montréal , et parvint en effet à rassembler nspiré le plus de cent hommes, tous robustes, exercés au métier Marie, je des armes, qui s’embarquèrent avec joie pour une si | jours en glorieuse expédition.

urir pour Un secours non moins utile à la colonie, ce fut le dé- XXVII. plait : je vouement d'une fille de Troyes, nommée Marguerite Bour- 4, pre mn nces (3).» M is, qui y établit, pour l’instruction des petites filles, geois. sauvages, véagrégation nombreuse encore subsistante. Cette tions avec «5 emule de mademoiselle Manse, inspirée comme elle Iroquois, de se consacrer à cette œuvre naissante, quitta sa patrie ii avaient avec un courage et une confiance que l'Esprit de Dieu pou- Le nourrir vait seul lui inspirer. « Je dis alors en moi-même, écrilières, se » vait-elle dans la suite à M. Tronson, si c’est la volonté de t plus de » Dieu que j'aille en Canada, je n’ai besoin d’aucune chose; tant par »et je partis sans denier ni maille, n’ayant qu’un petit ce pays, » paquet que je pouvais porter sous mon bras (2). » Après Pre Tan : vaient ac- une multitude de difficultés, dont la sœur Bourgeois geois. plusieurs wiompha par la générosité de son zèle, elle s’embarqua fut néan- cette année 1653, arriva à Montréal, et déploya, dans e guerre cette colonie, la charité d’une héroïne et d’un apôtre. ises et de Ville-Marie se composait alors d’une cinquantaine de et donna maisons, dispersées çà et là dans l’enceinte d’un petit fort L écrivail de pieux, et de quelques cabanes dressées dans la campaentière- gne, qu’on commençait à peine à défricher. La sœur parbmis, se __ tourait seule, chaque jour, presque toutes ces maisons,

pour y instruire les enfants et les ignorants ; et, semblant encore se multiplier elle-même, on la voyait visiter et servir les malades, consoler les affligés, blanchir le linge et raccommoder les hardes des pauvres et des soldats, ensevelir les morts, et se dépouiller, en faveur des nécessiteux, des choses les plus indispensables. Enfin, ne pou-

vant suffire aux besoins des habitants, dont le nombre croissait de jour en jour, elle repassa plusieurs fois en 4 Bagues, France, pour y chercher des coopératrices ; et quoiqu'elle ee bn Dar ne promiît que des privations et des souffrances aux filles Foi dans la Nou- Qui s’offraient pour la suivre, elle ne laissa pas de former velle-France, 1 r ui, p. 59. une nombreuse communauté (1).

XXVIIL. M. Olier, de son côté, avait singulièrement à cœur de Mb qe Procurer un autre genre de secours non moins important à mandent l'érec. la colonie. En fondant Montréal,les associés avaient dessein, on É VE d'y attirer tous les sauvages répandus dans un rayon de plus l-Marie. de quatre cents lieues, pour les instruire de la religion. Ce

projet demandait un grand nombre d’ouvriers, toujours

présents dans le pays ; et comme on n’en trouvait point en

France qui voulussent aller évangéliser des peuples si

cruels, il pensa que, si l’on pouvait y ériger un siége épi-

scopal, on formerait, par ce moyen, des ouvriers sur les

lieux mêmes. M. Le Gauffre, successeur du Père Bernard,

avait aussi sollicité avec beaucoup d’ardeur l'érection de

ce siége, et avait même été nommé pour aller l’étabiir,

(2) Grande, lorsque Dr l’appela à lui (2). Mais, voulant y contribuer Pr 1e LUE même après sa mort, il laissa, par son testament, dix mille livres, pour servir à la dotation de l’Évèque et de son Cha-

(3) Ibid. pag. Pitre (2). Le clergé de France étant alors assemblé à nd Paris, les associés de Montréal prièrent M. Godean, er = évèque de Grasse, d’exposer à cette illustre compagnie le Père Lempe- la nécessité de donner un Évêque à la Nouvelle-France, et rer, 3% jo demander que la somme, laissée par M. Le Gauffre, fût appliquée à sa destination. L’assemblée députa, en effet,

à la Reine, les Évèques de Séez et de Grasse, et résolut

d'écrire à politique longtemps Après réal reno ment de cette érec l'évêché e droits sei culté était séminaire et l’Évèq sans le » bien all » person » surer la » soit de 7 » nécessal » les infid » les diocè » de Lang » d’espére approuva deau de fs du clergé, Pape, du pèrent avi qu’au moi que le cor sûrement l'évèché € clergé, qu 10 janvic nomma € occuper ci

CANADA. FONDATION DE VILLE=MARIE, 505 emblant d'écrire à Sa Sainteté, s’il en était besoin. Mais les troubles isiter et politiques qui survinrent dans le royaume, firent différer le linge M longtemps l’exécution de ce dessein. ats, en- Après la cessation des troubles, les associés de Mont- XXIX. nécessi- réal renouvelèrent leur demande, et offrirent non-seule- EP re ne pou- ment de supporter toutes les dépenses qu’occasionnerait pour être évènombre cette érection, mais encore de donnér, pour dotation de qe dus fois en l'évêché et du chapitre, la moitié de l'ile, avec tous les iqu’elle droits seigneuriaux et les terres déjà défrichées. La diffiux filles culté était de remplir un tel siége : un ecclésiastique du former séminaire de Saint-Sulpice consentit par zèle à l’occuper, et l’'Évèque de Vence le proposa à l’assemblée du clergé, œur de sans le nommer encore. « C’est un abbé, dit-il, qui veut jortant à » bien aller sacrifier, parmi ces sauvages, son bien et sa dessein, » personne. Je ne le puis encore nommer; mais je dois asà de pus » surer la compagnie qu’il a toutes les conditions requises, igion. Ce » soit de zèle, soit de prudence, soit de doctrine, qui sont toujours » nécessaires à un homme qui va fonder une église parmi point en » les infidèles. Depuis plusieurs années, il travaille dans

uples si » les diocèses de quelques-uns de nosseigneurs les Évèques iége épi- » de Languedoc, avec un très-grand fruit, et il y a lieu sur les » d'espérer que Dieu bénira ses travaux. » L'assemblée ernard, approuva unanimement la proposition, et chargea M. Goction de deau de faire en son nom, conjointement avec les Agents établir, du clergé, toutes les sollicitations nécessaires auprès du ntribuer Pape, du Roi et du cardinal Mazarin (1). Ils s'en occu- (1) 4ssemblée

de 1656, 40 août,

lix mille pèrent avec beaucoup d'activité du côté de Rome; il parait :,, 629.

on Cha- qu’au mois de janvier suivant 1657, on n’attendait plus mblé à que le consentement du monarque ; et pour l’obtenir plus s0dean , sûrement, les associés dressèrent le contrat de dotation de pagnie l'évèché et du chapitre, et le remirent à l’assemblée du ance, et clergé, qui devait le présenter au Roi. Dans sa séance du fre, fût 10 janvier, M. Godeau, parlant encore de ce dessein, en effet, nomma cette fois l’ecclésiastique qui consentait à aller résolut occuper ce nouveau siége. C'était M. de Queylus, l’un des

premiers associés de Montréal. « C’est un homme, dit-il, » dont tous messeigneurs les Évèques de Languedoc con- » naissent la probité, le zèle, la capacité, et qui possède

(4) Assemblée » Une abbaye assez considérable. IL veut bien aller se sa-

der tisse ne » crifier dans ce nouvel évêché, dans un pays barbare, et

1060. » si éloigné de toute consolation + (1).

XXX. 1n 1°4 14! , ! de 1 : AvSs, 9 M. Olier en. Outre l'érection d’un siége épiscopai dans ce pays, on

voie de ses pré- désirait encore l'établissement d'une communauté de mis- HS Ville-Ma- sjonnaires, ainsi qu'on se l'était proposé au commencement. M. de Maisonneuve, gouverneur de l'ile, vint en France pour en représenter de vive voix la necessité, et pressa M. Olier de se charger lui-même de cetle œuvre. Tous les membres de la Société de Montréal exprimant aussi le même vœu, M. Olier accepta enfin la conduite de celte mission, conformément à la pensée que Dieu lui avait

(2) Mémoires inspi i i entrefaites, le et inspirée depuis longtemps (2). Mais, sur ces !

div. vin, dessein de l'établissement d’un évêché échoua par l’oppo-

(8) Œuvres sit; , iss: 3). Sans être dArnautd om, SON de quelques personnes puissantes (3)

xxxiv, p. 724 et arrêté par ce contre-temps, M. Olier nomma M. de Queylus Tan pour être supérieur de l’établissement projeté, et lui associa trois ecclésiastiques, M. Souart, destiné pour la cure

+ Cet éluge de M. de Queylus, fait par M. Godeau en présence de l'assemblée du clergé de France, et les autres témoignages si honorables, que MM, Colbert, Talon, et d’autres grands magistrats de cette époque (sans parler de Louis XIV lui-même) rendirent dans la suite à son désintéressement, à sa piétéfet à son zèle, peuvent difficilement se concilier avec le portrait qu’on a fait de lui dans quelques écrits compos’s récemment, d’après certains documents isolés. Pour juger avec connaissance de cause de ces appréciations si différentes sur M. de Queylus, il serait nécessaire de voir exposée avec tous ses détails l'histoire des premiers temps de la colonie de Ville-Marie; et si nous publions un jour cette histoire, à laquelle nous travaillons depuis plusieurs années, nous espérons, à l’aide d’un grand nombre de pièces du temps, que les auteurs des écrits modernes dont nous parlons n'ont pas connucs, mettre le lecteur en état de porter sûrement son jugement sur cet ecclésiastique, qu’on sait avoir tant contribué, par sa générosité et par son zèle, à l'accroissement et au bien de Ja colonie de Montréal.

de Ville-] vir de se pour le C à ses ec L'un d’eu mit alors courir de irait mèr rez pas l:

» cherche » vironné » Mains (| l’événeme DrEu (3), de la Déc après avoi pendant q à la mois buscade , qu'ils mi dans leur » écrivaie:

» France,

» preints

» nôtres, ( » connure » fois M. d » de foi, :

» d’une n:

» les sauv:

» d’une ch » C’est qu’ » était très » blanche

» de Dieu.

, dit-il, oc COnpossède " Se Saare, et

yS, on le mismenceint en ssité, et œuvre.

rimant uite de ui avait iites, le l’oppons être

jueylus

i aS$0la cure

Sence de honorade cette la suite cilement es écrits r juger ntes sur ses déle; etsi lons denombre nt nous er sûreant Conau bien

CANADA. ‘FONDATION DE VILLE-MARIE. 507 de Ville-Marie; M. Galinier et M. d’Allet, qui devait servir de secrétaire à M. de Queylus, nommé vicaire-général

pour le Canada (1). Lorsque M. Olier proposa cette mission (1) Pie de ta

« firme . sœur Bourgeois, à ses ecclésiastiques, tous s'offrirent comme de concert. , gs, — pr

; , a + ñ établissement de L'un d'eux, M. Le Maître, voulant témoigner son zèle, s° pi en la Nou-

mit alors à dire, qu’une fois en Canada il serait prèt à nreite

$ x erere (4 , courir de toutes parts pour chercher des sauvages; qu’il UE # es .__e te «qe . 1er irait même les trouver dans leur pays. « Vous n’en au- par le Père Giry,

rez pas la peine, reprit M. Olier; ils viendront bien vous Re

» chercher eux- me. ‘ vous vous en trou» 31 en- Aistoriques,t.i, : p. 544, 545. —

» vironné que vous ne pourrez vous échapper de leurs dunie Déminir

+ ss : * A1 caine, ibid, p.487.

» mains (2). » Cette prédiction fut bientôt justifiée par 12) Sail She. l'événement. Deux ans après la mort du serviteur de net Vi col:

Dieu (3), on envoya M. le Maitre à Ville-Marie. Le jour (# Lettres circulaires des Hos-

de la Décollation de saint Jean-Baptiste, 29 août 1661 (4), pitalières de La

s . ‘ ‘ : Be Flèche, Ms. inaprès avoir dit la sainte Messe, il se mit à faire la garde for. 2e part. p. 4. pendant que les serviteurs de la communauté s’occupaient , de

à la moisson. Alors une troupe d’Iroquois, cachés en em- (5) Histoire de lu Nouvelle-

buscade, fondirent sur lui et lui tranchèrent la tête, France, par le se ‘ : j Père Charle-

qu'ils mirent dans un mouchoir, et qu’ils emportèrent sx. — Lettres

dans leur pays. « Lorsque ces barbares l’eurent décapité, nn 4e.

» écrivaient les Hospitalières de Montréal à leurs sœurs de 2 AA

» France, tous les traits de son visage demeurèrent em- Mort de MM.

» preints sur ce mouchoir, en sorte que plusieurs des | Ro et

» nôtres, qui étaient prisonniers dans leur pays, le re- Ga

» connurent parfaitement : ce que nous ont dit plusieurs

» fois M. de Saint-Michel, M. de Cuillerie, personnes dignes

» de foi, ainsi qu’un Père Jésuite, qui était prisonnier

» d’une nation plus éloignée, et qui nous a assuré que

» les sauvages lui avaient parlé de cette merveille comme

» d’une chose extraordinaire. Ce qu’il y a de particulier,

» c’est qu'il n’y avait point de sang au mouchoir, et qu’il

» était très-blanc : il paraissait dessus comme une cire

» blanche très-fine, qui représentait la face du serviteur

» de Dreu. Les sauvages s’entre-disaient les uns aux au-

» tres, que cet homme était un grand démon, ce qui veut » dire, parmi eux, un homme excellent et tout esprit. Is (1) Lettres cir- ” EN ConÇçurent une si grande crainte, qu'ils vendirent ce Culaires, 04. b. ÿ mouchoir aux Anglais. Le Père Jésuite fit tout son pos-

sœur Bourgeois, » sible pour l'acheter; mais il ne put y réussir, les sau- P . — Voyez

aussi: Charle- » Vages ayant menacé les Anglais de les détruire, s’ils le an VE» Jui donnaient (1). »

La sœur Bourgeois, qui rapporte les mêmes circonstances, ajoute qu’on regardait comme un fait constant, que M. le Maître avait parlé, après que sa tête eut été se-

(2) Vie de ta parée de son corps (2). Sans doute, qu’à l’exemple du presœur Bourgeois. nier martyr, saint Etienne, il demanda grâce pour ses meurtriers ; car le sauvage qui lui avait tranché la tête, et

qui s’appelait Hoandoron, eut le bonheur de se convertir

et de mourir à la mission des prêtres de Saint-Sulpice,

aussi chrétiennement qu’il avait vécu depuis son bapti-

(3) Éloges de me (3). « Cette perte, continuent les Hospitalières, nous à ges » coûté bien des larmes, tant à cause de l'estime et de la sb grrr » vénération dont nous étions pénétrées pour ce grand

par M. Levachon » serviteur de Drev, que pour les obligations infinies que de Belmont. Ms.

p. 425. » nous lui devions. » Puis elles ajoutent : « Nous nous » flattions au moins de posséder pendant longtemps M. Vi-

(&i Et non Pi- » gnal (#), qui nous avait été donné pour supérieur ; mais.

pre » le bon Dieu en a bien disposé autrement, et lui a fait

» éprouver le même sort qu’à M. Le Maître. Après la » mort de ce dernier, il fut mis économe du séminaire,

» et obligé, pour satisfaire à sa charge, d’aller avec quel-

» ques ouvriers à une île nommée l’Ile-la-Pierre, pour

» en faire tirer, afin de bâtir le séminaire : il fut apercu

» par les sauvages, qui le prirent et le tuèrent. Ces mal-

(5) Lettres cir. » heureux, non contents de cela, firent rôtir sa chair et

Ne L 3. » la mangèrent. C’étaient des circonstances bien doulou-

516. P, reuses pour ses amis, mais particulièrement pour nous XXXIL. » qui en sommes vivement affligées (5) *

La compagnie ; , ner Se. 4 de Montréal fait La compagnie de Montréal s'était efforcée depuis vingt-

un ans

aucune tuer à s

Sulpice ( la coloni établis e1 jugèrent

ils ne po mettant ce qu'ils » disent- » plu à » soins d » sémina » cette b » de forte » Croissel » de cont » seins d » M. l’ab » l’œuvre » l’île de L'une Sulpice, f pagnie. E M. de Bre ce n’était Saint-Sul

ui veut prit. Is irent ce ON posles saus'ils le

circononstant, | été sedu preur ses tête, et nvertir Sulpice, n bapti- , NOUS à et de la e grand ries que us nous s M. Viir ; Maïs, i a fait près la

inaire, ec quele, pour

aperçu es malchair et doulouur nous

s vingt-

CANADA. FONDATION DE VILLE-MARIE, 609 un ans de défricher et de peupler le pays, autant que les donation de l'île circonstances avaient pu le permettre. Mais cette compa- Ca nr gnie ayant perdu la plupart de ses membres, dont plusieurs des plus opulents étaient morts, d'autres s'étaient retirés ; de plus, se voyant chargée de dettes énormes, sans aucune espérance de les acquitter, elle résolut de substituer à sa place les ecclésiastiques du séminaire de Saint- Sulpice (1), qui depuis treize ans soutenaient presque seuls (1) Lettres de la colonie par leurs largesses, et depuis six ans y étaient M 7r0ns0n; Me

établis en communauté. Les associés qui restaient alors, #4 présenté à

jugèrent d’ailleurs que M. Olicr ayant été suscité de Dreu rs Abe blissement de la pour donner commencement à cette œuvre, ayant fait pa- Foi, tn, p. 4.

raître tant de zèle et de générosité pour l’entreprendre, et 749445 7e ie donné assurance qu’elle deviendrait florissante un jour, @ébec, p. 239. ils ne pouvaient mieux en assurer le succès, qu’en la remettant entre les mains du séminaire de Saint-Sulpice ; ce qu'ils firent par contrat du 9 mars 1663, « Considérant, » disent-ils dans cet acte, les grandes bénédictions qu’il a » plu à Dreu de répandre dans l'ile de Montréal par les » soins de M. l’abbé Olier et autres, et combien MM, du » séminaire de Saint-Sulpice ont travaillé pour soutenir » cette bonne œuvre, ayant exposé leurs personnes, et fait » de fortes contributions pour le bien de la colonie et l’ac- » croissement de la gloire de Drev : les associés, désirant » de contribuer de leur part, pour seconder les pieux des- » seins de MM. du séminaire, et honorant la mémoire de » M. l’abbé Olier, l’un des promoteurs et bienfaitcurs de

pe (2) Archives de » l’œuvre, donnent par ces présentes à MM. du séminaire 74 murine, Ca- » l'ile de Montréal (2).» FFF do

L’une des conditions imposées au séminaire de Saint- xxxrr1.

Sulpice, fut l’acquittement de toutes les dettes de la com- SRE pe pagnie. Elles s’élevèrent à la somme de 130,000 liv., que onéreuse pour M. de Bretonvilliers paya de ses propres revenus (3) ; mais PE ae

ce n’était là qu’une partie de la charge que le séminaire de (3) 4rchivesdu

| : : ‘ séminaire d Saint-Sulpice devait porter en acceptant cette donation, mon

Les associés, qui désiraient de voir continuer l’œuvre de Montréal avec le même esprit de désintéressement qui l'avait fait entreprendre, et qui espéraient ce bien si le séminaire de Saint-Sulpice en demeurait toujours chargé, mirent pour première condition : que le domaine et la propriété de l’île seraient inséparablement unis au séminaire, sans en pouvoir être séparés pour quelque cause (4) Archives de Et occasion que ce fût(1). Cette clause, qui, d’une part, du ne mes interdit au séminaire tout droit de vendre ou d’aliéner +, 108. l’obligca, de l’autre, à tant de dépenses pour soutenir et accroitre la colonie, qu’il aurait été contraint de succomber, sans les libéralités que M. de Bretonvilliers, M. de Queylus, M. du Bois et quelques autres de ses membres, @) Lettre de faisaient chaque année en faveur de cette œuvre (2). Aussi, mé Pas après la mort de M. de Bretonvilliers, qui seul y avait … Mémoire sur fourni près de #00,000 livres, M. Colbert, touché de la générosité avec laquelle le séminaire de Saint-Sulpice: l'avait soutenue jusqu'alors, et sachant qu’il n’était plus en état de sufire à ces énormes dépenses, obtint de (3) Lettre de Louis XIV une rente annuelle de 2,000 écus, pour aider le

M. Tronson, 6 , . . , ‘ A F juin, 467. — Séminaire à fournir aux besoins de la colonie de Mont-

Journal, A mai Late 1877, 6 avril 1878. réal (8) Malgré ce secours, le séminaire de Saint-Sulpice de

Paris fut obligé, pendant près d’un siècle, à s’imposer cha-

que année des privations considérables en faveur de Mont-

+ Les ecclésiastiques du séminaire de Montréal ayant proposé à M. Leschassier d'échanger la terre deSaint-Sulpice, qui estune dépendance de l’île de Montréal, pour l’ile-Jésus, où ils avaient dessein de transporter leur mission sauvage, afin de l’éloigner du voisinage de Ville-Marie ; il leur répondit que le séminaire de Saint-Sulpice n'avait pas le droit de faire cet échange, lequel serait de nul effet, d'après les clauses de la

(à) Lettre de M. donation (4). L'année 1719, l’un de ces ecclésiastiques lui ayant parlé, Le mtgcil *& dans une lettre, de la possibilité de vendre cette même terre, M. Les- (5) Réponses Chassier lui répondit : C'est une hypothèse inutile, puisque nous ne

faites en 1749. pouvons jamais vendre cet termes la donation qui arohiveddu ais, ? J celte. terre, aux termes de la q

de Ville-Marie, nOus en à été faite (5).

réal; et premièt

de l’anx siastiqu des grar tes pour

charges

à porter, yerent d terres ali qui ne l” lations e faire, et unst qu inpossil rer avi des terre ILest mi siecle, Les obligerer Montréal pension M. Tron.

périeur » Montre » ne les » leur €

l’œuvre de ement qui bien si le rs chargé, aine et la S au sémique cause ‘une part, aliéner +, outenir et 6 SuCComrs, M. de membres, 2). Aussi, ul y avait hé de la it-Sulpics était plus obtint de r aider le de Mont-

ilpice de oser chade Mont-

sé à M. Lesendance de ransporter e-Marie; il e droit de ses de la ant parlé, e, M. Lese nuus ne ation qui

CANADA. FONDATION DE VILLE-MARIE, 611 réal; et, pour tout dire en un mot, durant les cinquante premières années qu’ils eurent à porter cette charge, les seigneurs envoyèrent de France plus de neuf cent mille livres de numéraire (1), ce qui représenterait AU j) srcpives de jourd'hui la somme de quatre ou cinq millions, sans avoir {4 marine, jamais rien retiré pour eux-mêmes des revenus de la seigneurie. Aussi Louis XIV, par ses lettres patentes de 171%, accorda-t-il, méme à titre onéreux, la contirmation de l'amortissement de la seigneurie de Montréal aux ecclésiastiques du séminaire de Saint-Sulpice, en considération Pa Pers des grandes dépenses qu'eux et leurs auteurs avaient fai- 4706, Édits vt

F. ñ : a ord !

tes pour l'établissement, l'augmentation et la conservation royaus, Québre,

de la colonie (2). ge 1, Ilest vrai que les donateurs de 1663, prévoyant les xxxy

charges énormes que le séminaire de Saint-Sulpice"aurait . Le séminaire Muse one A ai Si us Jesaint-Sulpice à porter, par l’etfet d’une donation si onéreuse, ne l'obli- ,;, jamais progerent d'employer au bien de la colouie que le revenu des ras des clauses

friché avorables de k terres alors défrichées, sans y comprendre celui des terres Goaion. m8 qui ne l’étaient pas encore, ni les anéliorations, augmen-

ltions et acquisitions que MM. du séminaire pourraient faire, et dont ils pourront disposer, est-il dit dans l'acte, ainsi que bon leur semblera(3); mais il leur aurait éd unpossible de soutenir .a bonne œuvre, s'ils eussent voulu da, 1,1, irer avantage de cette clause, puisqu’en 1668 le revenu des terres défrichées ne s’élevait guere qu’à cent écus(#). l'est même à remarquer que, pendant prés d’un derni- M. Cousturier

(4) 1bid, Cuna-

(4) Mémoire 44

s ; Rue : , sur Montréal, siecle, les dépenses indispensables qu’exigeait cette œuvre,

obligerent les supérieurs de Saint-Sulpice à u’euvoyer à Montréal que des ecclésiastiques qui pussent y payer leur pension et pourvoir à leur entretien. Le qui faisait dire à M. Tronson, écrivant en 1686 à M. Duilier de Cusson, supérieur du séminaire de Ville-Marie : « Si nos MM, de » Montréal étaient mieux fondés et plus à leur aise qu'ils » ne le sont, nous pourrions leur envoyer, pour soutenir » leur chœur, un chantre que vous me mandez leur être

512 PARTIE IT, LIVRE V, == SÉMINAIRES, » bien nécessaire ; mais dans l'état où ils sont, nous ne » saurions leur envoyer que des ecclésiastiques qui » aient leur pension assurée, entre lesquels rarement (1) Lettres de ? 'OUVE-t-0n des chantres (1). » Enfin, plusieurs de ces M. Tronson, |, ecclésiastiques consumèrent leur propre patrimoine au me soutien de la colonie, à l'établissement des familles, au (9) Tout, de soulagement des malheureux : de ce nombre fut M. de M. de Belmont. Belmont, dont les libéralités en faveur du pays s'élèvent g7 TE Pe à plus de cent mille écus (2).

XXXV. Une conduite si désiniéressée attira la bénédiction de Avance os Dreu sur leurs travaux : ils défrichèrent peu à peu toute de Montréal. lile, la peuplèrent, la mirent en valeur, établirent des

paroisses, bâtirent des églises, et entretinrent, pour les

ge dei) sauvages, diverses missions (3). « L'on doit à leurs soins,

#tTiVait vers la fin du XVII: siècle le Père Le Clercq, Ré-

IT » collet, les progrès de Ville-Marie, de cinq villages qui

» sont dans l’île, et de plusieurs autres qui commen çent

» à naître; mais principalement le bel ordre de l’Église

» distribuée en six paroisses principales de Francais, que

» ces Messieurs desservent. L’on aurait peine à croire,

» comme je J'ai su de personnes dignes de foi, jusqu’à

(4) Premieréta- » Quelles sommes se montent les contributions du com-

get Lis » munet des particuliers du séminaire pour cette bonne 80, » œuvre (#4). »

«Certainement vingt particuliers, entre lesquelson aurait

» partagé cette île, disait le Père Charlevoix, ne l’auraient

» pas mise dans l’état où nous la voyons, et n’y rendraient

» pas les peuples aussi heureux : c’est le fruit du travail

» et de la bonne conduite des seigneurs. On avait eu, dès le

» commencement, une attention particulière à n’y recevoir

» que des habitants d’une exemplaire régularité ; et cette

fi Cheriauis, » île ressemblait à une communauté religieuse (5).» Un

Nouvelle -Fran- autre historien ajoute : «Il a régné longtemps, entre les

cet LV XP. habitants de Montréal, une sorte de communauté de

889; t, 11, p. 437. | . , » biens, qui subsiste encore dans les campagnes : on allait,

» dans le » n'était

» $C reper M. Olier, 4 pleinemer Ville-Mari on 4 VU, ou seize était pres d'hui elle rante mil!

siége épis voir de si Queylus e moins, con qu'après 1 d'abord si « lemps ava suivre, déc

jus ne 8 qui *ement de ces ine au les, au t M. de élèvent

tion de u toute ent des our les s Soins, cq, Réges qui 1en çent l'Église is, que

croire, jusqu'à lu com-

bonne

n'aurait turaient draient travail , dès le ecevoir et celle ).» Un itre les huté de allait,

CANADA, FONDATION DE VILLE-MARIE. 513 » dans les voyages, loger chez les premiers venus; rien » n'était fermé sous la clef, et il était inoui qu'on eñt eu à » se repentir de sa confiance ( LPO Enfin les espérances dé qi Mimolr. ar M. Olier, sur l'accroissement de cette colonie (2), ont été" (2) Lettres dipleinement réalisées : la ville de Montréal, ou autrement ,,," & LA ÿ— Ville-Marie, formée d’abord de quelques cabanes, comme 501. on a vu, prit tant d’accroissement, qu’elle comptait quinze

ou seize cents habitants en 1677 (3)-EN siècle après, elle «® bid. Meait presque aussi considérable que Québec (4), et aujour- Mgr"! (* d'hui elle se compose d’une population de plus de qua- ,tMémoser rante mille âmes, et vient même enfin d’être honorée d’un

siége épiscopal. M. Olier n’eut point la console ion de

voir de si heureux résultats, étant mort avant que M. de

Queylus et ses compagnons eussent mis à la voile. Néau-

moins, comme il sentait qu’il touchait à sa fin, et craignait

qu'après lui on ne renonçât à un dessein qui devait être

d'abord si onéreux et si difficile, il recommanda, peu de à" érnaut, ar temps avant de mourir, qu’on ne laissât pas de le pour- ‘-*" EG, suivre, déclarant que telle était la volonté de Dreu (5)*. 17, j

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