SON ZÈLE POUR LA CONVERSION DE L'ANGLETERRE
sonne de M. Olier l’un de ses meilleurs amis (1). Enfin la (1) Mémoires : °° é ; historiques sur déclaration qu’il ft sur son lit de mort prouve manifeste- ». Olier, par M.
HI étai , de Bretonvilli ment qu'il était, en effet, catholique de cœur, quoique à Ton amour
jusqu'alors il eût sacrifié sa conscience à sa politique et Powr l'Eglise.
à ses plaisirs, et qu’il se fût donné durant vingt-cinq
ans, à ses sujets, pour un protestant orthodoxe. Car
ayant appris de ses médecins qu'il n'avait plus que peu
d'heures à vivre, et que la mort allait le mettre à l'abri
de tous les revers de fortune, il eut recours alors au mi-
nistère d’un prêtre catholique, protesta qu'il voulait mou-
rir dans la communion de l'Eglise Romaine, déclarant
qu'il se repentait sincèrement d’avoir renvoyé jusqu'alors
sa réconciliation (2). Il fit son abjuration entre les mains (2) Zingard, p.
: Re e 455, 462.
du Père Huddleston, bénédictin, en présence du comte de jus FT
. . ) 1ruiite aog- Bath, premier gentilhomme de la chambre, du comte matique et histo-
= DAC ique des édits, de Feversham, capitaine des gardes, et de son propre j4r {e père Tho!
ê 2 9) + mussin, in-4° frère le duc d’York (3) +. 1703,1. 11, p. HS.
+ Après la mort du roi d'Angleterre, on trouva dans sa cassette deux petits écrits de sa main qui furent rendus publics par le roi Jacques II son frère, et qui sont une preuve saus réplique des convictions catholiques de Charles IL. Nous en donnerons ici un fragment pour confirmer ce que nous avons rapporlé des heureuses influences du zèle de M. Olier sur l'esprit de ce prince.
«Jesus-Cunisr ne peut avoir sur la terre, dit-il, qu’une seule Égiise, » et il est visible que cette Église ne peut être autre que l'Eglise ap- » pelée Catholique-Romaine. Il n’est pas besoin d'entrer dans une » mer de disputes particulières; l'unique question consiste à savoir où » est cette Église que nous professons de croire dans les sytuboles des » Apôtres et de Nicce, cette Eglise à qui Jesus-Cunisr a laissé le pou- » voir de nous gouverner dans les matieres de la foi,
» Car il ne dépend pas de chaque particulier de croire tout ce quilui » vieut dans la tete selon sa fantaisie, mais celi dépend de l'Eglise. Ce » serait une chose fort déraisonnable de faire des louis pour un pays, et de » laisser aux habitants à en être les interprèues et les juges. Car alors » chaque particulier serait juge en sa propre cause ; et, par conséquent, » iln y aurait rien qui pôt être considéré comme justice ou injustice, » Je demaude à tout homme de bonne foi, si ce n’est pas la même » those de suivre nos propres imaginations on de s’en servir pour inter-
M. Olier mé
h94 PARTIE NI. LIVRE V. — SÉMINAIRES.
L'œuvre que M. Olier eut le plus à cœur, après la sanc-
dite le dessein tification du clergé, fut la conversion des sauvages de la de procurer la Nouvelle-France, Nous avons différé jusqu'ici d’en par-
conversion di Canada.
‘ler, afin de présenter, dans un même exposé, tout ce qu’il entreprit pour le succès de ce grand dessein. Il gémissait de voir que la foi n’eût presque point encore pénétré dans ce pays, soumis depuis plus d’un siècle à la France, et qu’à la honte du christianisme, l’ambition eût formé diverses compagnies de commerce, pour dépouiller
» préter l'Écriture? Si le pouvoir d'interpréter lÉcriture est dans la » cervelle de chaque particulier, qu’avons-nous besoin d’une Eglise, ou » de gens d'Eglise ? Je voudrais bien que quelqu'un me monträt en » quel endroit (de l’Écriture) le pouvoir de décider des matières de la » foi a été donné à chaque particulier.
» Jesus-Cunisr a laissé son pouvoir à son Eglise, il y a laissé son Es- » prit. On a d’abord exercé ce pouvoir après sa résurrection : preriè- » rement par les Apôtres dans leur symbole ; et plusieurs anuées après » par le concile de Nicée, où fut fait le symbole qui en porte le uom. » Par le pouvoir qu’on avait reçu de Jésus-Curisr, on fut juge mème » de l’Ecriture sainte plusieurs années apres les Apôtres, en déterminant » quels étaient les livres canoniques et ceux qui ne l’étaient pas. si » alors on avait ce pouvoir, je voudrais bien savoir comment on est » venu à le perdre ; et si JESUS-CHRIST à laissé une Eglise sur la terre, » et que nous ayons tous été autrefois de cette Eglise, comment et » par quelle autorité nous en sommes-nous séparés ? Le seul prétexte » dont j'ai oui parler est parce que l'Église est tombée en faute, inter- » prétant l'Écriture d’une mamere forcée, et contraire à son véritable » sens , et qu'on ous à imposé des articles de foi, qui ne peuvent étre » autorisés par la parole de Dieu. Je voudrais bien savoir qui doit ètre » juge de cela : si c’est toute l'Eglise, dont la succession à continué » jusqu’à aujourd’hui sans aucune interruption, où des particuliers, » qui ont excité des schismes pour: leur propre intéret.
» Nous avons, depuis cent ans, senti les tnistes effets de cette doc- » trine qui ÔLe à l'Eglise le pouvoir de juger sans appel dans les ma- » tières spirituelles. Quel pays peut demeurer en paix, lorsqu'il y à » point de juge supréime, dont vn ne puisse appeler ? Peut-il s’y faire
(1) Traité des » aucune justicé quand les coupables sont leurs propres juges, et interédits, par le Père x 9 £ :
Thomassin, ibid. ” PYètes des lois ? C’est à quoi nous sommes réduits en Angleterre pour
p. 510 et suiv.
» les affaires spirituelles (1), »
le Canada « songé à lui “ieuses de ] noble entre pagnie, uni données. Qi était trop il qui ne pou commerce, ( fait que la dans l’ile de siége des m vages, le ce serait CONS:
cela Ville-M » pour la co du mème si «il n’y en :
» ni de miet Pendant q de la maniè tilhomme à « dérôme Le R en Anjou, qu haut degré ] raison, et st dans l’état du ner commen d'en former réal, encore part d’un de d'abord com:
l'avoir exam probation, et pour essayer
| San = de la A parout ce I gére pécle à la ion eût jouiller
, dans la glise, ou ntràt en es de la
; son Es- | prerièdes près > le nom.
ze même erininant it pas. Si nt on est la terre, ment et prétexte te, intervéritable ent etre doit ètre continué iculiers,
te docles mailny a s’y faire t interre pour
CANADA. FONDATION DE VILLE-MARIE. 495 le Canada de ses richesses, sans que presque personne eût songé à lui porter en échange les richesses bien plus pré- “ieuses de la foi, Brûlant du désir de se consacrer à une si noble entreprise, il résolut de f" er à son tour une compagnie, uniquement dévouée au salut de ces natious abandonnées. Québec, le seul établissement qu’il y eût encore, était trop incommode ponr les sauvages du haut Canada, qui ne pouvaient alors y descendre facilement pour leur | commerce, en sorte que l’œuvre de leur conversion n'avait 44 Fey fait que languir (1). Il conçut donc le dessein de bâtir, ne iiabipes dans l’île de Montréal, une ville qui serait tout à la fois le rés ; ts siége des missions, une barrière aux incursions des Sau- réut ; Letéres de vages, le centre du commerce pour les peuples voisins, et ES EU oo 's serait consacrée à la très-sainte Vierge, et appelée pour mr etir Cp «la Ville-Marie (2). Poe tous les projets que l’on a faits sé rer de » pour la conversion de ces barbares, » écrivait, vers la fin (s) premier é. du même siècle, le Père Le Clercq, Récollet missionnaire, blem. de la «il n’y en a point eu de plus désintéressé, de plus solide, AT CAT ; » ni de mieux concerté que celui-ci (3). » 44, 45, 46.
Pendant que M. Olier en méditait l’exécution, il connut, XXI,
de la manière du monde la plus extraordinaire, un gen- Ten e tilhomme à qui Dieu avaitinspiré le mème dessein, C'était M. de la Dau- Jérôme Le Royer de la Dauversière, résidant à La Flèche, |
en Anjou, qui, après s’être converti à Dieu, portait au plus
haut degré l’abnégation, le détachement, l’assiduité à l’o-
raison, et surtout l’amour des austérités, quoique engagé
dans l’état du mariage (#). Il était persuadé qu’il devait don- (4) 4nnatesdes ner commencement à une congrégation d'hospitalières, afin Shaun, in d'en former ensuite un établissement dans l'ile de Mont- AT re S réal, encore inculie et déserte. Son directeur, à qui il fit cœmps, 28 uvrit part d’un dessein en apparence si extravagant, le rejeta D oc d'abord comme on devait s’y attendre. Néanmoins, après dt Pauversiere l'avoir examiné mürement, il finit par y donner son ap-
probation, et permit à M. de la Dauversière d’aller à Paris,
pour essayer de se procurer les secours nécessaires à l’éta-
A aus ib. blissement d’une colonie dans cette île (4). 11 fallait en eftet commencer par là, puisque les hospitalières, qu'il voulait fonder , ne devaient être destinées qu’au soulagement des colons, lorsqu'ils seraient malades. Étant arrivé à Paris, il alla se présenter chez le garde-des-sceaux, qui était alors à Meudon; dans le même temps, M. Olier s’y rendit pour quelques affaires, et la Providence voulut qu’ils se rencontrassent dans la galerie de l’ancien château. Alors ces deux hommes, qui ne se connaissaient pas, qui ne s'étaient jamais vus, et n'avaient eu aucune sorte de rapports ensemble, poussés par une sorte d'inspiration, coururent s’embrasser comme deux,amis qui se retrouveraient après une longue séparation. . sis se jetèrent au cou l’un de l’autre,
mor nriteibe dit M. de BretonYilliers, avec des tendresses et une cordia-
» lité si grandes, qu’il leur semblait qu'ils n'étaient qu’un
» même cœur.» Ils sesaluèrent mutuellement par leurnom,
(2) Ange Ma- ainsi que nous le lisons de saint Paul et de saint Antoine(2\: neue. M. Olier félicita M. de la Dauversière du sujet de son voyage; et, lui mettant entre les mains un rouleau d’envi-
ron cent louis d’or, lui dit ces paroles : Monsieur, je veux
être de la partie. I célébra ensuite la sainte Messe, où
communia M. de la Dauversière ; et, après leur action de
grâces, ils se retirèrent dans le parc du château, où ils s’entrelinrent, durant trois heures, des -desseins qu'ils
avaient formés l’un et l’autre pour procurer la gloire de
Disc dans l’île de Montréal. Tous deux avaient les mêmes
(3; Annales, Hp vues, et se proposaient d'employer les mêmes moyens (1).
prit de M. Olier, Cette rencontre si extraordinaire, et la conformité non tn, 86 Les Pritabtes moins frappante de leurs projets, ne leur permettant pas
mas de US de douter que Dieu ne les eût effectivement choisis pour
cp 0 NES réaliser de concert cette entreprise, ils se lièrent dès ce moment d’une très-étroite amilié, et entretinrent un commerce de lettres +.
+ Ce trait est attesté par un trop grand nombre de monuments at thentiqnes, pour que sa singularité puisse seule en affaiblir la certi-
M. Olie | sonmes Zél de Société 4 Pontife di res (2). Le ses conseil que toutes
modestie 1] mander li Dauphiné, gnie du C magistrat, versière, q phiné (5), 1 17 août 16
mois de déd M. de la Montréal q compaguie, que la souci furent vrai:
la Dauversie » purement » ges. Pour
» voyer l’an » conduits, «
tude, Outre le par M. de Bret lus (9); par À Père (10); par dans une lettr religieuses hos] Annales impri crites (14), enf nant leur insti IT,
n éflet oulait nt des
Paris, It alors it pour encons deux ent jaensem- | s’emrès une l’autre, cordiat qu’un ar nom, pine(2\; de son d’envi-
Je veux
erts alt la certi-
CANADA. FONDATION DE VILLÉ-MARIE, 497 M. Olier commença par former une association de per XXI,
F Vormation de sonmes Zélées et opulentes({), connue depuis sous le nom ln Couvacnie pu
Sos ! \ ain Monturas, de Société de Notre-Dame de Montréal , et que le Souverain D Li à Pontife daigna encourager par des indulgences plénié- M. Tronsom, t à à n# / 1ls #
res (2). Le serviteur de Dreu la dirigea constamment par Montréal.
. D L ‘ nai bouts JU (3) Len vériluses conseils (3), et M. de la Dauversière en exécuta pres bles molifi,p. #8, que toutes les résolutions, en qualité de procureur, que #4 (8) Mémoires
de ? sur M,du Laval, modestie lui fit prendre (#). La première fut d'aller de- fiv, vin, p, #34,
: in-43, 4764, mander l’île de Montréal à M. de Lauzon, intendant du iyonrréaten né 0 : ! ns 10 . Canadu, in-4o, p, Dauphiné, qui l'avait reçue en don de la grande COPA Le, ter 14 gnie du Canada, à condition d’y établir une colonie, Ce pitaliéres de La
flèche, magistrat, cédant aux instances réitérées de M, de la Dau- 9. Le vérita. =, ne ë : 4 nu Ve molifs, p.27.
versière, qui fit deux fois, à cette fin, le voyage de Dau Ph phiné (5), le substitua à sa place, par contrat passé, le M. Tronson, 1,
k . A1, Mémoir, sur 17 août 1640, et approuvé par la grande compagnie, au montreal, = 4r-
3 ; ; y 5 ne nt. Chives du la mamois de décembre suivant (6); enfin, par un autre contrat, vine, Nouvelle, M. de la Dauversière déclara qu’il n’avait recu l’île de France : Foi et
2 hommaye, etc, pt.
Montréal que pour M. Olier et les autres associés de la voi, info, coté
ve ss . us antiolou JtinleSulpice, compaguie. Voiciles principales dispositions des articles (1) Mémoires que la société de Montréal s’engagea à exécuter, et qui aut, 1.1, p. 97.
TOR , (#) Loprit de lurent vraisemblablement rédigés par M. Olier et M, de #, Oféer, 1, 1,
+ à 1: acenri DR sw De 300, la Dauversière : « Le dessein des associés est de travailler (9) Vies de » purement pour la gloire de Div et le salut des sauva- 4te{ques prétres
k ; , , de # -Sulpie, P:.
» ges. Pour atteindre ce but, ils ont arrêté entr’eux d’en- 975, ms,
Put A : (10,M4, des Hos- » voyer l’an prochain à Montréal, quarante hommes bien pltulières de La
‘ À ani livhe, p. 2,
» conduits, équipés de toutes choses nécessaires pour une M4 In48,db, (12) Mémoires el Hemurques,
tude, Outre le témoignage de M. Olier lui-même (7), il est confirmé We, ibid,
; : (14) Annaleson par M. de Bretonvilliers (8), par l’auteur de la Vie de M, de Quey- histoiresete, Saulus (9); par M. de la Dauversière, fils, dans ses Mémoires sur son sa 4629, p, 56, È 0 , 1, lle. M: 1, Père (10); par la sœur Morin, religieuse hospitalière de Ville-Marie, JÿT.1, p.33,36. dans une lettre écrite en France, à la mère des Essarts (14); par les AU ponr | se dr .i né di abrégée des Hosreligieuses hospitälières de La Flèche (12) ; il est consigné dans les pilalières en le Annales imprimées de ces religieuses (13), dans leurs Annales MANUS- Canada, ch, 1, p, crites (14), enfin dans plusieurs autres mémoires particuliers, concer. 7,— Autre Mém,
composé en 1745, nant leur institut (15),
Il, 32
k98 PARTIE III. LIVRE V. — SÉMINAIRES,
» habitation lointaine, et de fournir deux chaloupes pour
» transporter les vivres de Québec à Montréal, Ces qua- » rante hommes, étant arrivés dans l'île, se fortifieront » d’abord contre les sauvages, puis s’occuperont, pendant » quatre ou cinq ans, à défricher la terre et la mettre en » état d’être cultivée. Pour avancer cet ouvrage, les associts » augmenteront, d'année en année, lenombre des ouvriers, » selon leur pouvoir; enverront des bœufs et des labou- » reurs à proportion de ce qu’il y aura de terres défrichées, » et un nombre suffisant de bestiaux pour en peupler l'ile » et engraisser les terres. Les cinq années étant expirées, » les associés, sans interrompre le défrichement, feront » bâtir un séminaire, c’est-à-dire, une sorte de collége, pour » y instruire les enfants mâles des sauvages. On tâchera de » conserver habituellement dans cette maison dix ou douze » ecclésiastiques, dont trois ou quatre sauront les langues » du pays, afin de les enseigner aux missionnaires qui » viendront de France. Ceux-ci, en arrivant, se reposeront » un an au séminaire, pour apprendre ces langues, et en- » suite être dispersés parmi les nations sauvages, selon » qu’il sera jugé à propos. S'ils tombent malades, le sémi- » naire leur servira de retraite. Les autres ecclésiastiques » s’occuperont à l’instruction des enfants des sauvages et » des Français habitants de ladite île. 11 y faudra encore » un séminaire de religieuses pour instruire les filles sau- » vages et les françaises, et un hôpital pour y soigner les » pauvres sauvages quand ils seront malades. Enfin toutes » ces choses étant en bon état, on ne pensera qu'à bâtir » des maisons pour loger quelques familles françaises, les » ouvriers nécessaires dans le pays, les jeunes gens mariés » qui auraient été instruits aux séminaires, et les autres » sauvages convertis, qui voudraient s’y arrêter, On don- » nera à ceux-ci quelques terres défrichées, des grains » pour les semer, des outils et des hommes pour leur ap- » prendre à les cultiver. Au moyen de ces mesures, les
» associés
» temps u
» charité «
» suite, eu
» dans l'ile et y faire
» dité du } » vuges (1).
M. de la
à Québec 1 lécessail'es suivante (2 Qui, pur z se devoucre.
des geutiish livaeurs, 1j re, qu'on b wilegue avai qu uu (5), lu:
exel'Ce des s:
aux intetèts wluuLle Ce di spirer Uu ser gtuse, QUI p le méme ten Mälise, QU s eu ur con lUUSseau (6), uteplel'eut ä Lü huvhelie de VOlr, pour au aussiot avec Ce gland Eu la pe SAUX, init a 1
s pour $ quaieront ndant tre en ssociés vriers, labouichées, er l'ile pirées, feront Le, pour hera de u douze langues res qi oseront , etens, selon e sémiistiques ages el encore les saubner les 1 toules à bâtir ses, les s mariés autres n dongrains eur apres, les
CANADA. FONDATION DE VILLE-MARIE, h99 » associés espèrent de la bonté de Dieu voir en peu de »temps une nouvelle Eglise, qui imitera la pureté et la » charité de la primitive ; ils #spérent encore que, daus la » suite, eux-mêmes et leurs successeurs, étant bien établis » dans l’île de Montréal, pourront s'étendre dans les terres » et y faire de nouvelles habitations, tant pour la commo- » dité du pays que pour faciliter la conversion des sau- » vages (1). » (4) Pièce Msa M. de la Dauversière et M. Olier avaient déjà envoyé , XXI.
à Québec vingt tonneaux de vivres et d’autres choses d: Éryhed uewssaires à l’etablissement de la colonie; et, l’année versière en-,
ve . nus 11 * x nta ŸYami voient une Cosuivaule (2), 118 assemblerent nadia trente familles, lbnié dans lle qui, pur ele pour la religion plutôt que par intérèt, de Montréal.
s devoucrent à cetie boune œuvre. Le ce nombre étaient Ph sq des geutiishonmimes, des negociauts, des artisans, des cul- en 44 Aouveleivaëurs. 1 raunquait un honune d’expérience et d’auto- Gr Per Fe rite, qu'ob pitt metre à la tétede lacoloue; M. Uler et son 1004 9 tr be wilegue avaient souvent demandé à DIEU d’eu susuiterquel- er
qu'un (S), lorsque M, Pau dethäumeuy, deMaisunneuve, (3) Les vérita-
, , bles mulifs, etc.
exerce des si Jeunesse au lelier des lines, el LUUt UEVOUÉ p, 29,
m'a t'û ñ OUT ON , nn \ (4) Vie de la aux iuturèts de la ruligiun, se preseuta de iui-mèine pour ne, gourgeois, wnduire Ce dessein (4). Lis demandaient aussi à DIEU d’in- P: de Fr di \ " ) le spirer uu semblable devouement à quelque femme coura- 24. — Memoires
| . lu vie de M, geuse, qui püs assister les malades de la colonie ; et, dans 4'zavut, L wi:
nié : avriv: à À: 4 Par ! — Annles des le méme elLpS, arriva de Langres à.Paus-mademotselle bpiaines L, Maluse, Qui s'otirit eu eflet pour 125 sel vil (d). Apres qu elle are opt : : : à - ‘ enfluence, t, 1,
eut fut conuaitre ses dispositions à M. Ulier et à Marie p. 535, —" Pre“ r eiublisse-
ivusseau(b), qui la coutrimerent dans SO dessein et mens de da fus,
NU 100 , * ue . :" Ù He & TU d à elc. tu pe 47 ETR acceplereul avec reconnaissance ses services, elle se rendit (8) Memeires a Lu hochelie pour l’embarquenent. Là elle eut occasion es de ” pra . ; «lu, pe 51. —Cuue Voir, pour la premiere fois, M. de la Dauversiere, et pie des Mémvi= euta aussitot dus Uu partait accord de vues et d'esprit "ons AVOe 1e D or Û A } duucriunt 1, avec Ce gland serviteur de Disu (7). | re OTTNTUT lu peute u'oupe, s'ctaut parlagee sul deux vais- (7) Les veritu-
saux, mit à la voile vers la tin du mois de juin 1641, et 2/##10402P-50.
(1) Pie de la avriva heureusement à Québec, où elle passa lhiver(1), Mn ts Les missionnaires de la compagnie de Jésus résidant dans FARIE celle ville, et que les associés de France avaient priés d’as-
sister spirituellement ces pieux colons, en attendant qu’on leur envoyât des ecclésiastiques, admirèrent leur courage . et la foi de ceux qui dirigeaient une entreprise si hardie; en sorte que le Père Vimont, leur supérieur, en écrivit en
(9 Eu 1652, ces termes (2)au Provincial de France : « Un grand homme
» de bien, n’ayant jamais vu le Canada que devant Div, se » sentit fortement inspiré d’y travailler pour sa gloire, » Ayant fait rencontre d’une personne de même cœur (il » parle de M. de la Dauversière et de M. Olier, ils envoyé. » rent, l'an 1640, vingt tonneaux, et l’année dernière » firent passer quarante hommes pour former les fonde- » ments de ce généreux dessein. Cette entreprise parai- » trait autant téméraire qu’elle est sainte et hardie, si » elle n’avait pour base la puissance de celui qui ne » manque jamais à ceux qui n’entreprennent rien qu'au
Er tanle de ses volontés ; et qui saurait ce qui se passe pour
ce qui s’est passe
en la Nouvelle. » faire réussir cette grande entreprise, jugerait aussitôt France, en 1649, . re ibid. » que Notre-Seigneur en est le véritable auteur (3) +. »