CIRCONSTANCES DE LA MORT DE M. LE MAITRE
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DU LIVRE CINQUIÈME. 517 SUR L'ÉTABLISSEMENT DES PRÊTRES DE SAINT-SULPICE À VILLE- MARIE,
NOTE 5, p. 512. — La colonie, établie dans l'ile de Montréal, n'eut pas d’abord les résultats qu’on s’en était promis. « Les dé- » penses prodigieuses qu’on faisait pour cette œuvre, dit le Père » Le Clercq, Récollet, les travaux et les soins de tant de personnes » d'un mérite distingué et d’une vertu à toute épreuve, n’eurent » d'abord aucun effet pour la conversion des barbares, sinon d'un » petit nombre de baptisés, sur lequel on ne pouvait faire aucun » fond. Enfin, persuadés de l'inutilité de leurs efforts et de leurs » grandes dépenses, les associés résolurent de prier les prêtres de » Saint-Sulpice de prendre eux seuls la seigneurie, la propriété » et la conduite de l’île de Montréal, pour le temporel et pour le » spirituel; et quoique la résolution en eût été prise en l’an- » née 1657, toutefois elle ne s’exécuta dans les formes qu’en 1663. » Jusque là , ces ecclésiastiques y avaient envoyé des ouvriers » évangéliques, par manière de mission passagère, et non pas de » maison fixe et d'établissement arrêté (1). On abandonna donc à » leur communauté, par contrat de donation pure, simple et irré-
revenu de la seigneurie de Montréal fut si peu considérable pendant plusieurs années, que le séminaire de Saint-Sulpice était vbligé d’y ajouter deux fois autant, pour les besoins de la colonie. C’est peut-être ce qui a fait dire à Grandet, que M. de Bretonvilliers acheta l’île de Montréal plus de cent mille livres (3)+. Il'ajoute que les grandes dépenses et la difficulté de trouver des ecclésiastiques, pour remplacer ceux qui se consumaient dans le travail, avaient fait mettre eu délibération s’il ne serait pas plus avantageux d'abandonner tout-à-fait l’établissement de Ville-Marie; mais que M, de Bretonvilliers s’opposa à ce dessein. C’est aussi ce que rapporte M. Bourbon dans ses Mémoires (4).