TOMBEAU DE LA MÈRE AGNÈS
NOTE 7, p. 546.—La pratique ordinaire de M. Olier, dans ses pèlerinages à Langeac, était de remercier la Bonté divine des grâces dont elle avait comblé la mère Agnès, et de se renouveler lui-même dans l'esprit et les dispositions qu’elle s'était efforcée de lui inspirer. Il serait difficile d'exprimer les sentiments de vénération qu’il fit paraître, lorsqu'on ouvrit son cercueil, en 1655. « La vue de ces saintes reliques. dit M. de Bretonvilliers, inspirait » des mouvements de vie et de grâce à tous les assistants. Et pour » moi, je puis assurer devant Dreu, que je ne sache point avoir » ressenti jamais plus de paix et de joie intérieure que dans cette » circonstance, où j'eus le bonheur, accompagnant M. Olier, de tu de M » voir ce sacré dépôt, et de le mettre moi-même dans la caisse Ge. D M. de » plus honorable que le serviteur de Dreu fit faire à ce des- Bretonvilliers, t. » sein (3). » 1, pe 385, 386.
On a dit que, dans son voyage de 1632, M. Olier obtint de P'Évèque de Saint-Flour, la permission de faire ouvrir le tombeau
(4) Lettresaut.
de la mère Agnès, pour y prendre de ses ossements (4). Ce fut 3 y. otier, v. peut-être cette circonstance qui donna lieu de dire, longtemps 1 de après dans le pays, qu'il en avait emporté une mâchoire (5). 11,0 Porn. est vrai que les médecins, en 4698, voulant constater l’état du Summ. super ancorps, n’en trouvèrent point la mâchoire inférieure (6); mais dr rer Hal : M. de Lantages avait déjà fait observer, dans la Vie de la mère joe positio. Agnès, que cette portion du corps avait été donnée par les reli- Romæ,in-fo,1744, gieuses de Langeac à celles de Saint-Thomas d'Aquin, de Paris, P° ®
Re Pres $ (7) Vie de la où, dit-il, elle est gardée fort chèrement, et avec beaucoup de mire Agnès, 3e vénération (7). part. chap. xx.
RÈGLES DONNÉES PAR M. OLIER À M. DE BRETONVILLIERS, SUR | LA CONDUITE DES SÉMINAIRES.
NOTE 8, p. 550. —M. de Bretonvilliers, et après lui M. Tronson, s’efforcèrent d'établir, dans toutes les maisons de la compagnie, l'esprit, les maximes et les règles qu’ils avaient reçus de M. Olier.
Dans ce dessein, M. de Bretonvilliers et M. Tronson se réunissaient
une fois chaque semaine, pour déterminer ensemble ce qu’on y
devait observer, suivant les règles que le fondateur avait laissées
gare © de vive voix avant de mourir (4). « Comme notre très-honoré x1, Clermont, p. Père M. Olier n’a rien eu plus à cœur durant sa vie, écrivait #4, 25 janvier » M, Tronson, que d'établir une grande union danslesséminairesde 1078: » Saint-Sulpice, il n’y a rien aussi à quoi nous devions nous appli- Enr id » quer avec plus de vigilance et plus de soin (2). Et je vous prie 300, 25 février de représenter à nos Messieurs de quelle importance il est, pour 1687. » conserver la dépendance et la grâce de notre vocation, de ne » nous point écarter de l’esprit de M. Olier, lequel on ne main-
-hstéres * tiendra dans les provinces qu'autant qu’on se trouvera lié à u, p.37, 6 sep. ” Saint-Sulpice, et que l’on agira selon les ordres qui y seront
tembre 1677, » donnés (3). »