LIVRE SEPTIÈME
EFFETS DE PLUSIEURS DONS SURNATURELS ACCORDÉS A M. OLIER PENDANT SA VIE, GUÉRISONS QU’ON LUI A ATTRIBUÉES APRÈS $A MORT,
L Nous avons réservé pour ce dernier livre le récit de di-
” ne verses grâces surnaturelles que Dieu accorda à M. Olier, trer les secrets Selon la conduite assez ordinaire de sa Providence sur des cœurs. ses plus fidèles serviteurs, L'une d'elles fut le don () Curdinatis de lire les secrets des consciences (1). « Je ne puis écrire ER AS » ici, dit M. de Bretonvilliers, toutes les choses de cette ape. » nature qui se sont passées; mais je puis assurer devant » Dieu, et le prendre à témoin, qu’une infinité de fois, pour
» ainsi dire, durant l’espace de quatorze ans, M. Oiier
» na découvert à moi-même les pensées les plus secrètes
» de mon âme : ce qui ne m'était pas d’une petite consolation.
» Souvent même il m’annonçait ce qui devait m’arriver, et
» les choses arrivaient en effet de la manière qu’il m’avait
où ns » dite (2). Un jour que je l’accompagnais , il rencontra, dans Bretonvilliers, 1, » la rue des Canettes, une personne qui, se mettant à lui pes » parler, lui cachait quelque chose, M. Olier en eut aussi- » tôt connaissance, et la lui découvrit telle qu’elle était. Je
» lui demandai ensuite comment il avait donc pu connaitre
» une particularité si cachée ; il me répondit : C’est en Dieu
» qu'on voit toutes ces choses, et beaucoup plus clairement
(3) Ibid, pag. » que si on les voyait en elles-mêmes (3). » M. Leschassier ve lui rend aussi le même témoignage : « Il a pénétré, dit-il, » le fond des cœurs, et il a déclaré plusieurs fois à des per-
» sonnes qui sont encore vivantes, des pensées qu’elles
RUE us PA » avaient eues, qu’elles n'avaient communiquées à qui que .Leschassier, 6. » ce fût, et qui étaient si singulières, qu'on n’en pouvait