‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 246 sur 269 · Giry. part, : : k · texte numérisé non relu

Giry. part, : : k

2, eh. x. FE » avoir humainement aucune conjecture (4). » Le dessein

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EXEMPLE D’UNE JEUNÉ PERSONNE, 576 de Dieu, en éclairant ainsi son serviteur, était, comme il paraît par un grand nombre d'exemples, d'animer de plus en plus son zèle pour la sanctification des âmes dont il l’avait chargé.

pue Une jeune personne de condition, étant convaincue, TT Fans après beaucoup de prières, de sa vocation à la vie reli- FExempled'ugieuse, M. Olier, qui la dirigeait, leva tous les obstacles, en Free Nr obtenant qu’elle eût la liberté d'entrer chez les Carmélites, chez les Carmé- À de di. où elle désirait vivement d’être reçue, Mais au moment Lites, Olier, d’en venir à l'exécution, elle fut attaquée de la tentation rue la plus violente. Elle alla, dans la compagnie d’une perle don sonne de qualité, à la promenade, dans un lieu qui était Fée le rendez-vous de la noblesse (1); et là, l'esprit tentateur, 4). Le Cours- Es cétte faisant un dernier effort pour retenir cette victime prête è de Fr lui échapper, étala à ses yeux tout l'appareil des vanités PEN, EUR is, pour du monde, etlui persuada qu'il n’y avait pour elle aucune "+ Ole obligation d’entrer °n religion. Cette pensée, à laquelle elle es eut la faiblesse de s’arrêter, fit mème tant d'impression sur PS son esprit, qu’elle commença à mettre en doute si elle Averal continuerait à avoir M. Olier pour directeur; mais l’illu- Re sion ne dura pas longtemps. Dès le lendemain matin, le ra, dans serviteur de Dieu pria un gentilhomme de grande piété Lit à lui d'aller l’avertir qu’il avait un avis important à lui donner. sr Elle vient aussitôt, et à peine M. Olier l'a-t-il saluée, qu’il était. Je débute par : es paroles, dont elle demeura toute saisie : « Il ES » n’est pas question, ma fille, si vous vous sauverez aussi De » bien dans le monde que chez les Carmélites, mais uniee » quement de faire la volonté de Dieu, et d'accomplir les as » desseins qu’il a sur vous. Allons, allons, ma fille, il n’y 6, dit-il, sa point de temps à perdre; il ne faut plus diflérer. » Puis des per- il ui dit en détail et avec la dernière précision tout ce qui qu’elles s'était passé dans son esprit. Elle en fut si frappée et si vià qui que vement émue, que le'jour mème, ou le lendemain (2), elle (2) Piesde M. pouvait entra chez les Carmélites. Sa vocation fut aussi solide Cl par le Père

KES . É Giry, partie 2°, déssein qu’elle avait paru d’abord chancelante; elle pratiqua avec ch. x.

576 PARTIE. II. LIVRE VIL, ni CT courage les exercices les plus austères de sa règle, et A19. — Esprit de mourut après dix-sept ans de fidélité et de ferveur (1). pe ‘Le frère Jean de la Croix, chargé de la distribution des

on aumônes de la paroisse de Saint-Sulpice, raconte ainsi luifrère Jean de la Même les tentations intérieures qu’il éprouva, et le moyen Croix, tenté que M. Olier employa pour l’en délivrer. « Je fus, dit-il, d'abandonner x ; ‘ ‘ le service des » dans une continuelle tentation, pendant six mois, d’abanpauvres, » donner le service des pauvres honteux, après six ans que

» j'avais employés à les assister, par l’ordre de M. Olier et

» sous sa conduite. Je ne saurais assez exprimer le renver-

» sement qui s'était fait dans mon esprit : je me croyais

» seul coupable de tout le mal qui arrivait dans le fau-

» bourg Saint-Germain ; et ce qui mele persuadait encore da-

» vantage, c'était que plusieurs personnes me confirmaient

» dans cette pensée, me disant que je n'étais pas capable

» d’un tel emploi. L'industrie des mauvais pauvres qui me

» trompaient, me donnait un étrange exercice. Les plain-

» tes continuelles des autres m’affligeaient aussi beaucoup;

» mon esprit en était si accablé, que cela parut à l’extérieur

» par l’affaiblissement de ma santé, et plusieurs personnes

» le remarquèrent. Je n’osais toutefois découvrir à qui que

» ce füt le sujet de mon affliction : c’était la crainte de m'’è- » tre ingéré moi-même dans cet emploi. Je ne croyais pas » y pouvoir faire mon salut, étant persuadé que Dieu ne » m’y avait point appelé, et que toutes les peines que je prenais pour le soulagement des pauvres, étaient de purs effets de l’habitude que j'en avais prise. Ainsi agité, je méditais en moi-même le projet de me retirer, tantôt dans un lieu, tantôt dans un autre ; et je pensais que je serais très-heureux d’être au service de quelque vigneron, occupé à labourer la terre, et éloigné de ce grand embarras. Quelques personnes de condition, qui avaient remarqué l’affaiblissement de ma santé, en donnèrent avis à M. Olier. Il me fit dire d’aller le trouver ; et dès que

» je parus devant lui, sans que je lui eusse parlé du sujet

» de m net le » el lan » tromp » a mis.

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AUTRES EXEMPLES, 577 » de mes peines, il me dit : Serez-vous toujours le jouet net le ballon du démon? il vous jette tantôt d’un côté, » et tantôt d'un autre. Ne l'écoutez point : c'est un esprit » trompeur qui veut vous faire quitter l'emploi où Dieu vous » a mis. N'est-il pas vrai que depuis quelque temps vous » n’êtes point capable d'aucun sentiment de Dieu ? Je sais » bien tout ce que vous pourriez me dire vous-même touchant » le sujet de votre affliction : c'est que vous ne pensez pas » que Dieu vous ait appelé au service des pauvres ; maïs je » vous assure de sa part qu'il vous veut dans cet emploi : » oui, je vous en assure de la manière la plus expresse ; n’en » doutez aucunement. À peine M. Olier eut-il proféré ces » paroles, que mes dispositions changèrent tout-à-coup. Je » lui dis : Monsieur, j'y demeurerai donc autant qu’il » plaira à Dev, et autant que vous voudrez. Tout le trou- » ble de mon esprit se dissipa aussitôt : je me trouvai » rempli de paix et de calme ; et, depuis ce temps, je n'ai (+) Attestutions » ressenti aucune tentation sur le mème sujet (1). » ARE Une personne ayant différé de faire un acte de mortifi- RE cation qu’elle avait coutume de pratiquer secrètement, de M. Olier lui reprocha cette omission, quoiqu’elle n’en eût parlé à qui que ce fût, et il l’avertit de n’y plus retomber. Il'en usa de la même .manière à l’égard de deux autres, qui, sans raison légitime, avaient remis au lendemain matin une semblable mortification , et leur dit: « Ce n’est pas » assez de faire les choses que Dieu demande de nous; il » faut encore les accomplir dans le temps où elles nous sont » prescrites (2). » Ilarrivaaussi qu’une personne, après avoir (2) M, de Brepromis à Drev de lui faire une certaine offrande, se désista hi GS peu à peu de sa promesse. Elle seule au monde avait connaissance de sa résolution et de l’infidélité qui l’avaitsuivie. Dans cet état, elle vint visiter M. Olier, qui, les larmes aux yeux et l’affliction dans le cœur, lui reprocha vivement sa faute, en l’assurant que cette infidélité avait beau-

conp déplu à Notre-Seigneur, On se figurerait difficile- I, 37

(D) M.de Brelonvilliers, pag.

ment la surprise et le trouble où ces paroles la jetèrent,

Elle tomba sur-le-champ aux pieds de l’homme de Dir,

demanda pardon de sa faute, et exécuta sans délai

son premier dessein, M. Olier lui rappela également plusieurs particularités très-cachées qui la touchèrent vivement (1).

Une autre ayant été consultée sur une affaire importante qu’on lui avait confiée sous le sceau du secret, voulut avoir elle-même l’avis du serviteur de Dieu. Mais comme elle ne lui parlait qu’en termes vagues et généraux : «Pour » vous donner, lui répondit-il, un conseil conforme aux » règles de la prudence, il serait à propos que je connusse » les circonstances de cette affaire avec plus de précision. » Elle repartit qu’elle n'avait pas la liberté de lui en parler clairement. Sans insister davantage, M. Olier fit alors deux ou trois tours dans la chambre ; ensuite, comme “il eût été instruit de toute l'affaire, il en exposa lui-mème les diverses circonstances dans le plus grand détail, et donna à la personne les avis qui lui étaient nécessaires. Elle en fut tellement étonnée, qu’elle alla sur-le-champ raconter à ses amis ce qui venait de se passer, protestant que M. Olier n’avait pu avoir cette connaissance par aucune voie naturelle. Après une conférence où le serviteur de Dieu avait parlé sur la pauvreté que doivent pratiquer les ecclésiastiques, l’un des assistants se retira tout affligé, n'ayant pas le courage d’aspirer à une perfection qui lui paraissait si difficile. Quelque temps après, il vint visiter M. Olier, à qui il n’avait rien découvert de ses dispositions intérieures, etil fut étrangement surpris de l'entendre débuter par ces paroles : 44/7 Monsieur, que la pauvreté vous fait de peine! etde l'entendre ensuite lui exposer

(2) Ibid, p. M5 ART À M6. Pr tout ce qui s’était passé dans son cœur (2).

Mais il est inutile de citer un plus grand nombre d’exem-

Songes re- . . + > : pr. ï CPC ‘ marquables. EL. ples ; en voici d’un genre différent. Un ecclésiastique avait

lets extraordi- SOUS sa direction une prétendue dévote, qui, par ses arti-

lices, al avancée gardait | nuit, lo:

M. Oliea fourberi méprisa mois ap comme :

sembla 1 trompé cet ecclés de cette le songe | comme u Gabriel, :

Paris, ra grandes :

berté d’a durant so eût expos.

seulemen trouver dé elle ne m4 sieurs fois arrivée à moyen (2 On peu M. Olier, sieurs sai lement lo cité les ex4 Margueritd chel ; on e les Mémoix

SONGES REMARQUABLES. 579 rent. lices, abusait le public et l’abusait lui-même. On la croyait naires que pro- Dirt, avancée dans des voies éminentes, et son confesseur la re- reg RUE délai gardait comme une sainte à miracles et à révélations. Une sence de M. Onuit, lorsqu'il dormait profondément, il crut voir en songe li°"- | vive- M. Olier qui le détrompait,en lui faisant connaitre les fourberies et l'hypocrisie de sa pénitente. A son réveil, il mpor- méprisa ce songe. Mais il fut fort surpris, lorsque, quelques voulut mois après, rencontrant par hasard M. Olier, celui-ci, comme comme s’il eût voulu confirmer l’avis dont nous parlons, «Pour sembla lui dire, en termes généraux, qu’il risquait d’être ne aux trompé par cette personne. En effet, quelque temps après, nnusse cet ecclésiastique acquit la certitude des artifices sacriléges sion, » de cette misérable créature, tels qu’il les avait connus par parler le songe qu'il avait eu, et qu’il regarda dès ce moment it alors comme un avertissement du Ciel (1). La mère de Saint- (1) Pie, par Me ame “il Gabriel, supérieure des religieuses de la Miséricorde à US Ue i-mème Paris, rapporte que très-souvent, ayant éprouvé de fort létail, et grandes inquiétudes durant le jour, sans avoir eu la li- »gsaires. berté d’en pouvoir parler à M. Olier, elle songeait à lui e durant son sommeil, croyant lui parler comme si elle lui eût exposé ses peines ; et que, le matin en s’éveillant, nonseulement elle en était délivrée, mais s’étonnait de se trouver dans une paix si profonde. Dès qu’elle le voyait, elle ne manquait pas de lui faire part de son rève ; et plusieurs fois M. Olier lui dit en riant que la mème choseétait dote arrivée à d’autres personnes, également guéries par ce aut. touchant M. moyen (2. Olier, p. 9.

On peut mettre au nombre des dons extraordinaires de M. Olier, les impressions de grâce qu’éprouvaient plue La pau- sieurs saintes âmes en conversant avec lui, ou même seuexposer lement lorsqu’elles étaient en sa présence. Nous avons déjà cité les exeinples de Marie de Valence, du frère Claude, de > d’exem- Marguerite du Saint-Sacrement, de la mère de Saint-Miue avait chel ; on en voit qui ne sont pas moins remarquables, dans ses arti- les Mémoires de M. Olier, ou dans ceux que d’autres person-

t plu-

(1) Attest. elc.

Il soulage les âmes travaillées de peines intérieures, Exemple de Mlle Le Roguée.

(2) Lettres spirituelles de M.

Olier, Lett. xxvi.

(3).4rchives du Royrume, sect, hislorig. M. 437, Instruction, etc, fol, 14,

nes ont composés sur sa vie. La mère de Saint-Gabriel, dont nous venons de parler, rapporte d’elle-même, que presque toutes les fois qu’elle s’entretenait avec M. Olier, ou qu’elle était seulement en sa présence, elle ressentait une impression de grâce si abondante, qu’elle en était toute pénétrée et comme embaumée , non-seulement dans le temps de leur entretien, mais durant des mois entiers, pendant lesquels elle eût désiré d’être séparée de toute créature, pour ne s’occuper que de Dreu seul. Quelquefois cet effet durait jusqu’à ce qu’il revint; alors la même grâce se renouvelait encore, et avec tant d’abondance, qu’il lui est arrivé de ne pouvoir proférer dans cet état une seule parole. Elle ajoute qu’en lui parlant, elle avait été plusieurs fois délivrée de diverses imperfections habituelles, dont elle ne lui avait rien dit, et sans que de son côté elle eût fait aucun effort pour les détruire (1).

M. Olier a eu souvent aussi le don de calmer les personnes agitées de peines intérieures. Il se contentait quelquefois de les envoyer à l’église demander la bénédiction de la très-sainte Vierge (2), et elles se trouvaient aussitôt délivrées. Nous rapporterons ici un trait de ce genre, arrivé en la personne de mademoiselle Le Roguée +, et certifié par elle-même après la mort du serviteur de Dieu. « Lors- » que je fus assez heureuse pour entretenir M. Olier, notre » bienheureux Père, il y avait cinq ou six mois que je » souffrais des peines intérieures, les plus sensibles que » l’on puisse endurer : opposition à Dieu, pensées contre » la foi, tentations de toute espèce. J’en étais venue au » point de croire que Dreu m'avait abandonnée, et, dans » mon desespoir, je pensais que tout fût perdu pour mon » salut; j'étais tombée dans un état de mélancolie, que » l’on aurait peine à imaginer, et d'autant plus étrange,

+ Cette demoiselle entra depuis chez les Sœurs de l'instruction chretienne, et on fut élne, dans la suite, sœur aînée, on supérieure (3).

» Que j » douc » Sais ] » affret » mes] p vaitn » penda » lant v » me nr » M'apPp » demai » TÉpOn( » je n’a » der, re » mereg » VOUS P » ferai a » dire d’; » à qui j » recomn » IN’assu » ger les » dès qué » ler de » de l’ho » vissant » qu’il » Ôtées

tament, qua avant elle ;

1, dont resque qu’elle impres- > péné- > temps pendant réature, cet effet 2€ se relui est ule palusieurs les, dont elle eût

les perait quel- \édiction aussitôt e, arrivé

certifié . «Lorser, notre s que je bles que s contre enue au et, dans our mo plie, que étrange,

tionchrére (3).

EXEMPLE DE MADEMOISELLE LE ROGUÉE, où{ » que jusqu'alors, ayant été conduite par une voie fort » douce et une dévotion tendre et sensible, je ne connais- » sais nullement ces sortes de peines. Au milieu de cette » affreuse désolation, je parlais à mon confesseur, plus par » mes larmes que par. mes paroles ; et tout ce qu’il pou- » vait me dire était insuffisant pour me consoler. Il arriva » pendant ce temps que mademoiselle de Richelieu +, al- » lant voir au séminaire notre bienheureux Père, M. Olier, » me mena avec elle. Lorsqu’elle eut fini de parler, je » m’approchai pour lui demander sa bénédiction ; et il me » demanda si j’avais envie de servir Notre-Seigneur; je lui » répondis que je le désirais depuis longtemps, mais que » je n’avais pas encore commencé. -- Si je puis vous ali- » der, reprit-il, je le ferai de tout mon cœur. -— Alors, » meregardant assez fixement, il me dit : Ma fille, je veux » vous parler en particulier ; quand je le pourrai, je vous » ferai avertir. — En effet, quelques jours après, il me fit » dire d’aller lui parler à Issy, près Paris. Mo n confesseur » à qui je demandai cette permission, en fut ravi, et me » recommanda de bien dire toutes mes peines à M. Olier, » m’assurant qu’il avait une grâce admirable pour soula- » ger les âmes. Je m'en allai fort résolue à le faire ; mais » dès que je fus avec ce saint homme, il se mit à me par- » ler de l’intérieur de la très-sainte Vierge et des moyens » de l’honorer. Les choses qu’il me disait étaient si ra- » vissantes, que toutes mes peines s’en allaient à mesure » qu’il me parlait, à peu près comme si on me les avait » Ôtées avec la main, et que l’on eût mis à la place la » paix et la joie des bienheureux. Cette paix toute céleste » m'inondait des plus ineffables consolations, au point que

+ Mademoiselle de Richelieu, dont il est parlé dans cette relation, Sparte était, selon tontes les apparences, Marie-Marthe de Vignerod de Riche- à fr tir de lieu, Elle avait elle-même une si haute estime et une vénération si Saint-Sulpice. = profonde pour M. Olier, son directeur, qu'elle demanda, par sontes- Archives du

; dom. S. 7041. 0.

avant elle; ce qui fut exécuté le 4 septembre 1665 (1). un, à

tament, que son cœur fût déposé aux pieds de l’homme de Dev, décédé opte. APR

retraite tn =——

» j’oubliai entièrement mes peines, et ne lui en dis pas un mot. Je restai même plusieurs mois sans me souvenir de ce qui m'avait si étrangement tourmentée, et depuis je n’en ai plus rien ressenti. À ces dispositions si accablantes, dont j’ai parlé, succédèrent un amour pour Notre-Seigneur et sa très-sainte Mère, avec une joie intérieure que je ne saurais expliquer; et ce que M. Olier me dit alors m’est demeuré au cœur aussi présent depuis, que je l'avais dans cette entrevue. I] me permit de par- À suivant ler seulement à mon confesseur de ce qu’il venait deme ! rendait dire, et me recommanda d'aller à la chapelle de la sainte » lente Vierge à Saint-Sulpice, me consacrer à cette bonne Mè- 1 » piété, re. Après être demeurée une heure et demie avec ce À » quelq grand serviteur de Dreu, et lui avoir demandé sa béné- À » parais diction, je m’en revins à Paris à pied, si touchée et si A » prit 0 occupée de ce que je venais d'entendre, que les deux de- ! » signe moiselles qui m’accompagnaïent ne pouvaient tirer de ! » malin moi une parole. Ma joie était si grande, que je ne la » séduil pouvais presque supporter ; et, revenant par la campa- » ter à gne, je ne me sentais pas marcher, en sorte que ces per- » CrOÏX sonnes avaient peine à me suivre. Je m’en allai tout la puret droit à la chapelle de la sainte Vierge à Saint-Sulpice. répondit me vouer et me consacrer au service de cette divine Mè- toutes s( re, comme notre bienheureux Père venait de me le re- M. OI commander ; et ensuite chez mon confesseur, pour lui aux àm rendre compte de cette visite. Il fut fort surpris, surtout curait à en voyant le transport de ma joie, et ne m’entendant briel, d parler que d’amour et de reconnaissance envers Notre- main, q Seigneur. Il me demanda si j’avais parlé de mes peines. on empl Je lui dis que non; mais que je n’en avais plus. Et et plusi comme je ne parlais que de la bonté de Dieu, moi qui VERRE VUS » auparavant n'avais que des pensées de damnation et de dent qui » réprobation éternelle, il me dit : — Dreu ne vous dam- Ma fille » nera donc pas, puisqu'il est si bon? — Oh! je l'espère non, je ? » de toute mon âme, lui répondis-je. — La chese qui m'a « Je ce

dis pas le Souvee, et deitions si our pour joie in- M. Olier t depuis, t de parit de me la sainte nne Moavec ce sa. béné- 1ée et si deux detirer de je ne la | CAMpPaces per- Jai tout -Sulpice.

vine Mèe le reour lui , Surtout tendant s Notrepeines.

plus. Et moi qui on et de is daml'espère qui m'a

M. OLIER REND LA SANTÉ À PLUSIEURS MALADES. 089 » paru le plus extraordinaire, c’est que notre bienheureux » Père, M. Olier, ne m’ait rien dit touchant mes peines, » et que cependant j’en ai été sur-le-champ délivrée. Ce que » je viens d'écrire est si véritable, que je serais prête à le » signer de mon sang.

» BARBE LE ROGUÉE (1). »

M. Olier rapporte lui-même, dans ses Mémoires, le trait suivant, qui montre avec quelle merveilleuse facilité il rendait la paix aux âmes. « Je me souviens qu’une excel- » lente fille et très-bonne religieuse, d’une éminente » piété, étant venue un jour à moi, je vis dans ses yeux » quelque chose qui n’était point naturel. Le désordre qui » paraissait dans son regard annonçait qu’elle avait l’es- » prit occupé de quelque mauvais désir. Aussitôt je fis le » signe de la croix, et cette pauvre âme fut délivrée : le » malin qui était entré dans son corps, pour tâcher de la » séduire, et qui s’était établi dans ses yeux, pour la por- » ter au péché, fut obligé de fuir par la vertu de la » croix (2). » Une personne tourmentée de pensées contre la pureté, étant allée se recommander à ses prières, il lui répondit en souriant : Allez en pair; et dès ce moment toutes ses peines se dissipèrent (3).

M. Olier n'avait pas seulement le don de rendre la paix aux âmes ; souvent, en visitant les malades, il leur procurait aussi la santé du corps (#). La mère de Saint-Gabriel, dont on a parlé, déclare, dans un écrit signé de sa main, qu’étant atteinte d’un grand crachement de sang, on employa vainement, pour l’arrèêter, la saignée aux pieds et plusieurs autres remèdes; mais que M. Olier l’étant venu voir, lorsqu'elle était au lit bien affaiblie par cet accident qui continuait toujours, et lui ayant dit ces paroles : Ma fille, je vous défends de cracher du sang davantage : non, je ne le veux pas; Vaccident cessa dès ce moment. « Je certifie, dit-elle, que je n’ai jamais plus rendu de

(4) Attestations autographes touchant M. Olier, p. 44tet suiv.

(2) Mémoires aut. de M. Olier, tou, p. 811. — Copie de ces Mémoires, À. 1, p.

(3) Atteat. etc.

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