‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 249 sur 269 · TANT LE PEN RAR EST · texte numérisé non relu

TANT LE PEN RAR EST

Us Le

Re PAR

RE

GUÉRISON DE CHARLES DE FEUGERULLES. 599 » Père. Aussitôt que je le mets sur mon œil, la douleur se » passe, et je m'en sens aussi soulagé que si je n’y avais » jamais eu de mal : ce que j’expérimente tous les matins » que cette douleur commence. Nous souhaiterions bien » de conserver tous les ornements qu’il a portés ici en di- » sant la sainte Messe ; mais notre pauvreté ne nous permet » pas d’en faire faire de neufs, et nous sommes obligés » d’user ceux qu’a portés notre bon Père +. Une personne » m'est venue présenter de l’argent pour faire dire une » Messe en l’honneur de M. Olier : ce que je dis pour faire » connaitre en quelle estime il est dans ces quartiers. Je » répondis à la personne qu’elle devait modérer son désir, » qui n’était pas conforme à L'ordre de l’Eglise. Lorsque je » retourne de la campagne, il me semble qu’entrant céans, » j’entre sous une protection particulière de ce cher Père. » Il ne se passe aussi guère d’heures dans la journée que

» je à lui, et je n’entreprends aucune affaire, sans je ne pense à lui, et je n’entreprends ; potes

» la lui recommander auparavant. Je ne manque point w. Tronson à

: ; : sa mère. Altes- » aussi de ressentir ses assistances (1). » “Ÿ ftations pe 5.

Quelques mois après, M. Tronson rapportant à sa mère XVIIL

; . Te : ; EU Information d’autres particularités assez remarquables : « J’oubliais juridique sur

» de vous mander, ajoutait-il, que notre très-cher Père a ces miracles.

us 1 Guéri » encore fait deux miracles dans le pays, et dont j’ai les Re +.

» procès-verbaux bien signés et en bonne forme. Monsei- nité.

+ M.Tronson dit dans la même lettre : « Je laissai à Paris une pe- » tite cassette, j’appréhende qu’elle ne soit égarte. J’y avais en- » fermé la chemise dans laquelle était mort M. Olier. Je crois après » cela que vous agréerez que je vous supplie très-humblement de la » faire apporter dans votre cabinet. » On conserve encore cet objet au séminaire de Saint-Sulpice; il est marqué MA—0, et est accompagné d’un écrit signé de M. Louis Tronson, qui en certifie l'authenticité. On a encore un surplis de M. Olier, marqué T. O. on plutôt I. O., une camisole de coton, une partie de serviette imbibée de son sang, et une autre serviette qui fut employée pour soutenir le menton du défunt, immédiatement après son trépas.

» yneur du Puy veut faire informer de tous ceux qui sont » arrivés dans son diocèse. » Le Prélat nomma en effet M. Antoine du Fornel, son vicaire forain, prêtre, docteur en droit, et qui certifia quelques guérisons nouvelles. L'une fut opérée en faveur d’Anne Feulha, âgée de trenteun ans, religieuse de Saint-Augustin de la ville de Saint- Didier, et dite, en religion, sœur de la Trinité. Depuis six semaines elle souffrait une grande douleur de tête, et un mal d'estomac dont elle était si affaiblie, qu’elle ne pouvait plus se tenir debout. Un samedi, 20 octobre 1657, étant beaucoup plus pressée qu'à l'ordinaire par la violence de ses douleurs, et entendant raconter à sa Prieure, la sœur Louise de Salces, quelques miracles opérés par l’intercession de M. Olier, elle se sentit fortement pressée de recourir à lui pour obtenir sa guérison. Dans ce dessein, elle recut, des mains de la Prieure, un petit morcæau de la soutane dont on a parlé, et se mit à genoux devant son oratoire pour invoquer le serviteur de Drer. Un quart d’heure après, elle sentit son mal beaucoup diminué, et se trouva remplie d’une force et d’une vigueur extraordinaires ; en sorte que, s’étant relevée, elle marcha très-librement, et alla incontinent au chœur rendre à Dieu ses actions de grâces, au grand étonnement de la communauté. Tout ceci a été déposé et attesté avec serment par la religieuse elle-même, et par son infirmière, la sœur (th Enquéte de du Fornel de la Bessonnière (1). La guérison fut aussi : Rs constante qu’elle avait été prompte; car, cinq mois après, p.24. M. de Maupas, évêque du Puy, écrivait à M. de Breton- . villiers : « Jeudi dernier, étant à Saint-Didier, on m’a connr firmé le miracle que M. l'abbé Olier a fait, en la personne re du » d’une de mes bonnes religieuses, nommée la sœur de la FL, D. 80. 16, Trinité (2). »

XIX. Le bruit de cet événement fut à peine répandu dans la NU de ville de Saint-Didier, qu'un prêtre, âgé de trente-quatre ans, nommé François Néron, qui servait dans la paroisse dela

même :

leries s A l'en la mala que la :

pardon:

Il ne ta médeci:

26 du :

mal de changer pentir € fort de :

M. Olie une fer\ se veng vie, en Il fut e C’est ce même , verbal c

Com risons | un nou de Ravi cathédra contrain ceux qi recueil tion dre l’autre ] sieur C1 Saintemois d Dœc. L

sont effet teur Iles.

enteaintpuis te, et le ne 1657, ; vioeure, S par ressée e dest morenoux Drer.

up diigueur narcha à Dreu omInunt par a sœur t aussi s après, Breton- ’a CON- »rsonne ar de la

dans la tre ans, se dela

GUÉRISON DE M, NÉRON, 601 mème ville, eut la témérité de se permettre plusieurs railleries sur la sœur de la Trinité, et de la tourner en dérision.

A l’en croire, la guérison n’était que dans l'imagination de

la malade ; ettout ce qu’il y avait de mieux à en dire, c'était

que la merveille qu’on débitait partout était un beau rève,

pardonnable à la faiblesse de son cerveau et de son sexe,

Il ne tarda pas à avoir besoin lui-même de recourir au

médecin qui avait opéré cette guér'“on. Le vendredi,

26 du même mois, il fut tout * ou, qué d’un violent

mal de tète, accompagné d’une fièvre continue, qui le fit

changer entièrement de sentiments et de langage. Le re-

pentir dans le cœur, il s’humilia devant Dreu ; et, dans le

fort de son mal, il demanda un morceau de la soutane de

M. Olier, qu’il mit sur sa tête, Il fit au même instant

une fervente prière, et tout aussitôt il éprouva que M. Olier

se vengeait après sa mort, comme il l’avait fait pendant sa

vie, en rendant le bien pour les injures qu’il avait recues,

Il fut entièrement soulagé, et ne ressentit plus aucun mal.

C’est ce qu’il a déposé en personne devant nous, dit le nn même Antoine du Fornel, commissaire, dans le procès- #. du Fornel. — verbal du dernier jour d’octobre 1657 (1). “ rt ie

Comme on racontait de jour en jour de nouvelles gué- XX.

risons de ce genre, }’'Évêque du Puy nomma, le# mai 1658, el un nouveau commissaire pour en informer M. Balthasar ridiques. Guéde Ravissac, prêtre, docteur en théologie, chanoine de Ja ant cathédrale et vice-official, à qui il donna le pouvoir de

contraindre , par la voie des censures ecclésiastiques,

ceux qui refuseraient de porter témoignage (2). Dans le (a) Lettres parecueil des actes que nous citons, on voit deux informa- Wu à M. de tion dressées par ce commissaire, l’une en l’année 1660, Ma Ibid. l’autre l’année suivante. La dame Catherine Rousset et le sieur Claude Rousset, son père, lieutenant de Latte et de Sainte-Sigolène , avaient été guéris miraculeusement , au mois de janvier 1660, par l'invocation du serviteur de Dieu. Le promoteur du diocèse, M. Pierre Leblanc, cha-

Page 1