PARTIS HI, LIVHE VIT
noine de la cathédrale, sachant que cette dame était venue ment au Puy, lui fit raconter ces guérisons, et lui enjoignit de jour, se présenter devant le commissaire d'office, M. de Ra- des pl vissac, pour lui déclarer à lui-même la vérité. Elle s’y d’une rendit en effet, et certifia qu'elle avait été affligée d’une les mé
grande perte de sang, l’espace d’un an environ, et si extra- pour € ordinaire pendant dix jours, que si le mal eût ainsi duré de Lan plus longtemps, elle pensait qu’elle n’aurait pu le soutenir ‘ un pe sans expirer. Elle ajouta que, dans cette extrémité, elle î vers € se souvint tout-à-coup d’avoir reçu d’une religieuse de k admir. l'Ordre de Saint-Bernard, madame de Rullier, un morceau mère d’une manchette de M, Olier, et d’avoir entendu dire jé d’atte qu'une autre femme, atteinte du même mal, avait été mer- [1 la visi veilleusement soulagée par l’attouchement d’un morceau À près u de cette manchette : qu’alors, ne comptant plus sur les se- ñ trouva cours humains, et se débarrassant de tous les médicaments : dité, q qu'on lui avait donnés, assurée intérieurement d’avoir un à orenir secours plus puissant dans cette relique, elle se mit à in- ‘ sello:d voquer avec ferveur M, Olier, et qu’en moins d’une demi- : Sillou heure, elle se trouva si pleinement soulagée, que le soir ‘ ne ti (1) Enquête de même elle se leva de son lit, et le lendemain 58 trouva moyen AP re en état de reprendre ses fonctions ordinaires. Elle rendit 4 grièvet 69, "ce témoignage avecserment sur les saints Evangiles (1). Ë hace XXI, Une demoiselle de qualité, du diocèse de Saint-Flour, Maden: muedu Pesage, demeurant à Auzon, à deux lieues de Brioude, vint aussi Pare. attester, devant M. de Ravissac, une guérison opérée en sion, sa personne par le serviteur de Du, et qu’elle racontait « Elle partout comme un miracle, (était Françoise de l’Espi- sévit nasse du Passage, autrefois l’une des personnes les plus te mondaines de cette contrée, qui, étant venue au Puy M. à l’année de la mort de M, Olier, et s'étant confessée par dons, hasard dans l’église du séminaire, y fut si touchée de la is grâce et si parfaitement changée, que depuis on ne parlait dérau d'elle qu’avec admiration. De retour à Auzon, elle con- fo vertit cinq de ses sœurs, à qui elle apprit à faire. l’oraison ati.
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GUÉRISON DE MADEMOISELLE DU PASSAGE. 603 mentale ; elle y employait elle-même trois heures chaque jour, et formait, avec ses sœurs, comme une communauté des plus régulières (1). Au mois de mai 1661, étant frappée (1 Lettrede. d’une grave maladie, et réduite à une telle extrémité, que . A les médecins ne lui donnaient pas une heure de vie, on fit “#####-4#é-P.7: pour elle un vœu en invoquant M. Olier et la mère Agnès de Langeac. Une demi-heure après, la mourante s'assoupit un peu, et crut voir deux personnes qui s’avançaient vers elle, vêtues d'habits d’une blancheur et d’une clarté admirables, dont l’une lui parut être M. Olier et l’autre la mère Agnès ; et comme elle voulut les regarder avec plus d’attention pour se confirmer davantage dans ce jugement, la vision disparut. Elle fut dès-lors si bien rétablie, qu’après un peu de sommeil fort doux et fort tranquille, on la trouva, à son réveil, sans fièvre et sans aucune incommodité, quoiqu'il ne fût survenu aucune crise qui eût pu déterminer une si prompte guérison. Le frère de mademoiselle du. Passage, Claude-Martial du Passage, seigneur de Silloux, et tous les autres qui, à son réveil, la trouvèrent sans indisposition, attribuèrent cette guérison à quelque moyen surnaturel, à cause de sa promptitude et de la grièveté du mal, la malade étant alors à l’agonie, comme chacun en était persuadé (2). Aussi, depuis ce temps, ne nee Mademoiselle du Passage regarda M. Olier comme son Jbid.p.73.— Deà : position de Mie Père; et se croyant redevable de la vie à son interces- 44 Passage, p. sion, elle publiait partout son crédit auprès de Du. "” %: « Elle sème en ce lieu, parmi les prètres et les religieuses, » écrivait M. Le Breton, l'esprit et la doctrine de M. Olier, (3) Lettre de sn vi + M. Le Breton.
» et leur fait lire ses livres (3). » Ib. p. 79.
M. du Fornel, de son côté, fit de nouvelles informa- xx. tions, dont il nous reste deux actes authentiques. Le pre- ea de mier constate la guérison de Jacques Chapuis, praticien, puis et de Claudemeurant à Valence en Dauphiné, et qui, atteint d’une He Chambonfluxion de poitrine que tous les remèdes n’avaient pu
guérir, reçut de sa sœur, religieuse à Saint-Didier, un
(y gi de M, du Fornel, 1h pt,
(2) Enquéle du méme, p. 43.
Autres guérisons,
(3) .fttest.aut, ve 89.
@) Lettre dela sœur Charlotte de Sainte-Marie ibid, p. 63.