AUTRES GUÉRISON
ceau d’éponge trempée dans le sang de M. Olier, et ayant éprouvé la vertu de cette relique sur plusieurs de ses int religieuses , elle écrivit aussi une lettre de remerci- sœur Catherine de Sienne, ibid,
ment (1) +. pv. 81.
M. Maurice Le Pele‘ier, abbé de Saint-Aubin, affligé
d’un flux de sang que rien n’avait pu guérir, eut la
pensée de s'adresser à M. Olier sur son tombeau, et lui
promit de se donner au séminaire de Saint-Sulpice, s’il
voulait lui obtenir sa guérison. L’effet suivit de si près la
demande, que le mal cessa tout-à-fait dès ce moment. Ce
miracle fut l’occasion qui détermina en effet la vocation de ue prié site cet ecclésiastique, et lui inspira jusqu’à sa mort la plus tier. Archives du
tendre dévotion pour M. Olier (2), dont il devint dans la Swpice. :
suite le quatrième successeur.
Nous n’oserions prononcer si les guérisons dont on vient Le 5 de lire le récit sont du nombre de celles que Notre-Sei- de l’auteur.
On trouve parmi ces attestations une lettre de remerciment, écrite à M. Le Breton, par un père de famille dont le fils, Âgé de 13 ans,en proie aux plus cruelles douleurs de la gravelle, avait reçu beaucoup de soulagement par l’attouchement de quelque relique de M, Olier, que M. Le Breton lui avait envoyée. Cet enfant ne lais. sait pas de souffrir beaucoup ; mais sa patience et sa résignation pouvaient passer pour un miracle plus éclatant que n'aurait été celui d'une guérison complète. « Il a souffert tant de mal, ajoute son père, » que ses médecins et chirurgiens en sont étonnés, et admirent sa pa- » tience et sa résignation à souffrir tout ce qu'il plaira à Durv de lui » envoyer ; et comme ce pauvre enfant croit que c'est pour sa gloire » qu'il souffre, il a un recours perpétuel à M. Olier. Dans le plus fort » de ses douleurs, quelqu'un lui ayant proposé, pour le guérir, un » moyen sûr, disait-on, mais qui paraissait superstitieux, l'enfant, » sans attendre la réponse de sa mère ou la mienne, dit que cela ne » pouvait se faire que par le démon; que Dieu disposerait de lui » comme il lui plairait, mais qu’il aimait mieux mourir qe d'employer » un pareil remède, Je crois avec une ferme confiance, ajoute le père, » que ce bon Saint lui ayant donné du soulagement, ne l’abandonnera » pas, et que, s’il doit être guéri, ce sera par son intercession, L’en
, ; P : ee (3) Atlest. aut, » fant m'a prié de vous remercier de sa part 4), »
gneur a donné pouvoir à ses disciples d'opérer sur les corps et sur Îles âmes, quand il leur a dit : Guérissez les malades, Nous n’aurons pas non plus la témérité de dire que les visions et les révélations rapportées dans cette Vie doivent être mises au rang de celles que le Roi-Prophète a exprimées par ces paroles : Vous avez parlé en vision à vos Saints. 11 n'appartient qu’à la sainte Eglise de discerner infailliblement le doigt de Dieu dans les opérations extraordinaires ; et pour nous conformer aux décrets du Saint-Siége apostolique touchant cette matière, nous soumettons de nouveau à son jugement tout ce que nous avons écrit des vertus de M. Olier, comme aussi tout ce qui, dans son histoire, paraît être au-dessus des lois de la nature.