PARTIE VIT, LIV, VII
morceau de la soutane de M. Olier. Ayant invoqué le serviteur de Dieu avec grande confiance, il se sentit soulagé, se leva de son lit le jour même, sortit de sa maison, et
n’éprouva plus aucun mal (1).
L'autre information certifie que le sieur Claude Chambonnet, habitant de la ville de Monistrol, et alors au service de M. de Saint-Antoine, tomba malade le 26 juillet 1657, au prieuré de Godet, à trois lieues du Puy, sans pouvoir être secouru de personne ; que se voyant accablé par la violence de la douleur, il s’adressa à M. Olier en ces termes : « Ayant eu l'honneur de vous parler, grand » serviteur de DrEu, et de vous rendre quelque service » lorsque vous viviez en ce monde, je vous prie à pré- » sent de me guérir : vous le pouvez faire, si vous le » voulez ; » et que, cette prière finie, il se sentit entièrement guéri, sans éprouver depuis aucune de ses douleurs. L’acte en fut dressé au mois de juillet de l’année suivante (2).
Une religieuse du Puy, nommée sœur de Merlière, étant réduite à l’extrémité, par une fièvre chaude qui lui avait ôté la liberté de recevoir les sacrements, on alla chercher un portrait de M. Olier, que M. de Maupas avait apporté de Paris; et dès qu’on eut fait toucher ce tableau à la malade, elle recouvra la connaissance, se confessa, et releva même de cette maladie (3).
Une religieuse Ursuline de Saint-Cloud, appelée Charlotte de Sainte-Marie, dangereusement malade, fut traitée avec si peu de succès par quatre médecins, que le mal ne fit que croître, malgré les divers remèdes qu’on employa. A la fin elle quitta les médecins et les remèdes pour recourir au serviteur de Dieu, par l’intercession duquel elle obtint en effet sa guérison, qu’elle regardait depuis comme miraculeuse, ainsi qu’elle le témoigna dans une lettre du 30 novembre 1659 (4). La supérieure des Ur- ” sulines de Saint-Denis avait recu de M. Picoté ‘un mor-
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