‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 52 sur 269 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

avec la st Languet & qui l'invit ver son ég par le Roi Snint-Snl viève et contre M.

loterie, sons le ti où il s'est à tontes | qu'il fait plus de v cinquante cinq mill dernière blâme co de choses puisque, vivants son zèle mille liv est vrai que lui à rables (3 pent-Otre charité.

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a bâti includit-on, r chez oui, si e bâtiulpice

avec Ja statue d'argent, exécutée par Bouchardon, et dont M.

Languet se procura, dit-on, la matière aux dépens des personnes

qui V'invitaient à diner. Mais le moyen qu'il imagina pour ache-

ver son église, fut principalement nne loterie de piété, antorisée

par le Roi, et dont le produit, après l'achèvement de l’église de

Saint-Sulpice, fut affecté aux nonvelles églises de Sainte-Gene-

viève et de la Madeleine à Paris. Les Jansénistes, fort irrités

contre M. Languet, ont déclamé pendant longtemps contre sa

loterie, L'abbé Coundrette a même composé un ouvrage entier

sons le titre de Nissertation théologique sur les loteries (1), a La A où il s’est efforcé de la faire passer pour une institution contraire ce. 4792, p. 472, à tontes les règles de l'équité et de la justice. D'après les calenls 180; 1742,p. 48% qu'il fait (2), la loterie de Saint-Sulpice, qui existait alors depnis (2) Dissert, p. plus de vingt ans, rapportait chaque année an moins denx cent e cinquante mille livres. et avait déjà produit, ponr somme totale, cinq millions. Si M. Lanauet, en 1741, n'avait emplové qne cette dernière somme à nn vaissean anssi colossal, et que l’auteur cité hlâme comme un bâtiment de la dernière magnificence et orné de choses superflues (3), il faudrait plutôt loner sa modération, puisque, chaque année, il consacrait à l’entretien des membres vivants de Jésus-Christ un million d’anm‘nes, que sa charité et , son zèle lui procuraient (4), et qu’on l’a vu donner jusqu’à irente | Ar mille livres par année à des familles tomhées dans l’indigence. Il de Fénelon, par est vrai que jamais homme ne fut plus habile et plus industrienx ee . que lui à se procurer d’abondantes anmônes et des legs considé- Fefter, ibid. rables (5) ; mais il fant remarquer aussi, que personne na donna (5) Remarques pent-Otre des exemples plus frar.pants de désintéressement et de ni Je charité, Une dame lui ayant fait un legs de plus de six cent mille livres, il en prit seulement trente mille pour les pauvres et céda le reste aux parents (6). On sait-que, dans le temps de la cherté du pain, en 179, il vendit, pour soulager les pauvres, ses menbles, ses tableaux et d’autres effets rares et curieux, qu'il avait amassés avec beaucoup de peine. Il n’eut, depuis ce temps, que trois couverts d'argent, deux chaises de paille, point de tapisserie, et un simple lit de serge, qu’on ne fit que lui prêter pour l’empêcher de le doner aux pauvres. Il fonda et soutint jusqu’à sa mort la maison de l’ENFANT-JÉsus, destinée à élever de jeunes personnes de familles nobles, mais indigentes +. Bien loin d’en-

(3) Pag. 126.

(Gi Ibid. p. 196.

+ Cette maison fut supprimée au commencement de la Révolution, et transformée en hospice pour les enfants malades. Elle a porté jusqu'à ces derniers temps le nom d'Hospice de l’Enfunt-Jésus, qu'on y lisait gravé sur une table de marbre.

bn NOTES

richir sa famille, il distribua jusqu'à son patrimoine. Généreux

par caractère, il fit passer des sommes considérables en Pro-

vence, durant la peste de Marseille, pour soulager ceux qui étaient

afligés de ce fléau. Enfin, il refusa constamment l'évêché de

(1) Remarques Conserans, celui de Poitiers, et plusieurs autres (1). Il fant remartp AL quer encore que M. Languet avait parmi ses paroissiens les 200, hommes les plus opulents de l'Etat, plus obligés que personne au grand précepte de l’aumône ; et l’on ne doit pas être surpris que,

pour les engager à remplir ce devoir de conscience, il ait usé de

l’ascendant que lui donnaient sa vertu, son caractère, sa grande

réputation, et que quelquefois aussi il vit employé à cette même

fin les adresses de son esprit fécond en expédients, et ces répar-

ties fines et délicates qui rendaient sa conversation si agréable.

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