SUR M. DE RENTI
NOTE 3, p. 14. — Le baron de Renti, l’un des plus saints
personnages de son siècle, était naturellement bouillant, prompt, ça) Pie de M. altier, moqueur (2). Le livre de l’Zmitation de Jésus-Christ, de Renti, par le que son libraire le pressa de lire, le détrompa de toutes les illu- A PT sions du monde (3). Dès lors il fut un modèle d'édification à lu (sl Tbid. p.56. guerre et à la cour, aussi bien que dans l’intérieur de sa famille. Personne ne montrait plus de sagesse que lui dans les conseils de
guerre, ni plus de résolution et de courage au milieu des pé-
) Ibid. p.18, rils (4). Ayant un jour été provoqué en duel, il répondit que 17, | Dieu et le Roi lui défendaient de repousser une injure par les armes, mais que si son adversaire l’attaquait à force ouverte, il
le mettrait en état de s’en repentir. La chose arriva en effet de
la sorte : le pertide agresseur fut blessé par M. de Renti qui le fit
porter dans sa tente, lui prodigua toutes sortes de soins, et lui
rendit son épée (5). C'était un homme sans respect humain, in-
(5) Tbid. p.19. capable du moindre déguisement ; et quoiqu'il fût toujours uni à (6) did. p. 252. Dreu, il était néanmoins très-civil et plein de prévenance (6). Il
| °°" fut l’un de ces fervents laïques que Dieu suscitait alors pour rallumer le zèle attiédi du clergé. Voyant la vie lâche et inutile des ecclésiastiques, il en avait le cœur navré de douleur, et demandait ardemment à Dieu des hommes apostoliques (7). Il était même comme le directeur d’un grand nombre d’ecclésiastiques et de séculiers (8). Il sut associer M. de Fénelon à tousles genres (8) 2bid. p.248. Ge bonnes œuvres auxquelles il se livrait lui-même : les séminaires, les associations pieuses, tous les projets utiles à la reli-
gion et à l'humanité obtenaient son appui et son concours. Les
catholiques Anglais réfugiés en France, les captifs de Barbarie,
(7) Ibid. p. 396
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