ÉCOLES CHRÉTIENNES
Guide des NOTE, p. 33.—La communauté des sœurs de l’Instruction chrésis, par Tierry, Uenne, fondée par les soins de M. Olier et de Marie Rousseau (3), ue me et approuvée par lettres patentes du Roi, au mois de septem- L,p. 68,69. bre 1657+, fut établie d’abord dans la rue du Gindre. Vers 1730,
(4) Ibid. — Re- elle fut L'ansférée dans la rue du Pot-de-Fer, et y occupa le bàtipr on ment où M. Emery rétablit leséminaire de Saint-Sulpice, après la sur la ville de Révolution, et qui a été démoli en 1837. L'entrée principale de Paris, par Jail- cette maison était en face de la rue Honoré-Chevalier ; sur une ei To sutre porte on voyait une inscription où l’année 1731 était marser du Luxem- quée, comine l’époque de la translation des sœurs de l'Instruc- %ourg, p.77. tion chrétienne dans cette maison (4).
M. Olier établit encore des écoles gratuites en faveur des enfants de la classe indigente. Il en ouvrit plusieurs dans des salles abandonnées de la dépendance de son église, et veilla avec un soin extrème sur tous les maîtres et les maîtresses chargés de l'éducation des enfants, Par le conseil de M. Olier, mademoiselle Leschassier, que nous avons déjà fait connaître, se voua toul entière au salut des enfants et au soulagement des malheureux de toute espèce. Elle était l’avocate de tous les pauvres, surtout des femmes; elle écoutait leurs plaintes, lisait leurs papiers, et décidait leurs différends avec un talent, une justesse w’esprit et une sagesse admirables. Un ecclésiastique, dont M. Olier se servit pour beaucoup de bonnes œuvres, l’abbé Servien de Montigny, contribua, plus tard, à l’établissement des sœurs de l’Enfant-
+ Les réglements des filles de l’Instruction furent authentiquement approuvés, le 22 août 4657. Archives du Royaume, section historique, L. carton 1226. Registre de lu juridiction spirilueile de l'abbaye de Sant-Germain-des- Prés, depuis 4652 jusqu’en 1659, p. 343. — Ibid. carton 1223, fol. 34, verso. — M. Leschassier étant premier directeur du séminaire de Saint-Sulpice, exerçait la charge de supérieur de l'instruction, dont il se démit, le 4 juillet 4700, lors-
qu’il eut succédé à M. Tronson. — Archives du royaume, ibid. M. 4 7. fol. 45, verso.
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DU LIVRE CINQUIÈME. 51 Jésus, sur la paroisse de Saint-Sulpice, où elles ouvrirent successivement huit écoles. Elles sont connues sous le nom de Saint- Maur, de la rue où elles furent d’abord établies. Dans la suite, les sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve y en ouvrirent trois ; les filles de Sainte-Thècle, quatre ; et toutes ces communautés tràvaillèrent efficacement à la réforme du faubourg(1).