‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 63 sur 269 · SALES A ANNECI. DIVERS AUTRES PÈLERINAGES · texte numérisé non relu

SALES A ANNECI. DIVERS AUTRES PÈLERINAGES

Après avoir travaillé dans sa paroisse l'espace d'environ cinq ans, avec un courage et un zèle infatigables, surtout les deux dernières années, M. Olier se trouva bientôt si épuisé, qu’il fut contraint de recourir aux remèdes. Jusqu’alors il s’était toujours refusé toute espèce de délassement. Lorsqu'on lui représentait qu’à la fin il succomberait sous le poids du travail : « Jésus-Cuisr est notre » force, répondait-il ; sa charité doit dissiper toutes nos » craintes, et l’amour pur nous faire embrasser toutes ces » peines avec joie. Que n’a pas souffert le Fils de Dieu pour » le salut des âmes ! » Lorsque M. Olier était accablé d’affaires et de travaux, et que M. de Bretonvilliers l’invitait à prendre un peu de délassement : « Mon enfant, » lui répondait-il avec douceur, ce n’en est ni le temps » ni le lieu; Notre-Seigneur ne me permet pas d’avoir » quelque consolation sur la terre. Attendons la bien- » heureuse éternité, et alors nous jouirons de Dieu uni- » quement ; Ô chère éternité, que tu es aimable! mais il » faut souffrir avant que de te posséder (1). » Plusieurs fois, néanmoins, il céda aux instances qu’on lui fit d’aller prendre un peu de repos à la campagne. Mais là, il employait la matinée à l’oraison, à la célébration du saint Sacrifice, à écrire des lettres, quelquefois à lire ; et, l'après-midi, s’il donnait quelque temps à la promenade par pure condescendance, il se remettait incontinent au travail et à l’oraison jusqu’au souper. Lorsqu'on s’efforcait de le retirer de ses occupations, en lui représentant

On ordonne à «4. Olier de s'éloigner de sa paroisse pour rétablir sa santé.

(t Esprit de M. Olier, tn, p.

qu’il n'était venu à la campagne que pour prendre du repos: « Notre-Seigneur, disait-il, me fait la grâce de me » reposer beaucoup mieux en cela qu'en toute autre PA re de » chose (1).» Mais, l’année 1647, il se trouva plus épuisé encore, et les médecins lui déclarèrent que, s’il refusait un prompt soulagement, il était impossible qu’il ne succombâti tout-à-fait, et ne se vit dans la nécessité de renoncer à sa cure. Il crut alors devoir se rendre à cet avis, et consentit à suspendre ses travaux, à s'éloigner même pour un temps de sa paroisse.

IL, Depuis dix ans, il désirait de pouvoir accomplir la proan ne" % messe qu’il avait faite à Dreu d'aller, à Anneci, vénérer faire le pèleri- le tombeau du bienheureux évèque de Genève, et lui De Fa ea rendre grâces de la santé qu’il avait recouvrée autrefois

Providence par son intercession. Quoiqu'il eût cherché, d’année en dans ce VOYASe. année, les moyens de remplir son engagement, il avait toujours été arrêté par de nouveaux obstacles. Les besoins

extrèmes des âmes, au salut desquelles il avait travaillé continuellement, lui avaient paru une raison légitime

pour différer ; mais la circonstance dont nous parlons le

détermina enfin : car, d’un côté, les médecins lui recom-

mandaient l’exercice corporel, et, de l'autre, il croyait

(1) Fi Ms. de avoir assez de forces pour entreprendre ce voyage (1). On bis verra bientôt que ce ne fut pas sans un dessein particuy LA +. lier de la Providence. Dieu, destinant son serviteur à tra- Fe t.1,p. vailler à la sanctification du clergé, voulut qu’il portât de ville en ville la bonne odeur de ses vertus, et se conciliât

ainsi l’estime et la confiance des ecclésiastiques. Dans ce

même dessein, il se plut à inspirer pour lui aux âmes les

plus éminentes de ces contrées un respect et une vénéra-

tion extraordinaires ; en sorte que, parvenues elles-mêmes

à une perfection consommée, elles ne pouvaient lui témoigner tant d’estime sans communiquer aussi à chacun cette haute opinion. De ce nombre furent Marguerite du Saint- Sacrement, en Bourgogne ; Marie de Valence, et la mère

de Bres guedoc naissin dont le pieuses Avar tume, tion de avec qi desque Saints qu'il à avaien inspiré lerinag l’abbay et pass y rend nard naires mème

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PÉLÉRINAGE A ANNEUI. 07 de Bressand, en Dauphiné ; Francoise de Mazelli, en Languedoc ; la mère de Saint-Michel, dans le comtat Venaissin ; Madeleine de la Trinité, en Provence ; et d’autres dont les Vies sont publiées pour l'édification des âmes pieuses.

Avant de sortir de Paris, M. Olier alla, selon sa cou- LS tume, demander dans l’église de Notre-Dame la bénédic- |, era tion de la très-sainte Vierge +; puis il se mit en chemin Châtillon -suravec quelques ecclésiastiques du séminaire, du nombre °°°: desquels était M. de Bretonvilliers. Sa dévotion aux (livers Saints dont on montrait les reliques dans les provinces qu'il allait traverser, et son respect pour les lieux qu'ils avaient autrefois sanctifiés par leur présence, lui avaient inspiré la pensée de faire ce long voyage en esprit de pèlerinage et de religion. Ayant dessein de visiter d’abord l’abbaye de Clairvaux, il prit sa route par la Bourgogne, et passa à Châtillon-sur-Seine, célèbre par le culte qu’on y rend à l’auguste Mère de Du. Il savait que saint Bernard y avait été favorisé de plusieurs grâces extraordinaires ; et, à peine y fut-il arrivé, qu'il se rendit le soir mème à l’église, et demeura quelque temps en oraison,

+ Le jour de son départ, M. Olier dicta ses dispositions testamentaires, comme on faisait quelquefois alors, avant d'entreprendre de longs voyages. Par un acte notarié, il donna la jouissance de la terre de Fontenelle à M. de Lantages, comme il a été déjà rapporté ; et, par un autre, il fit donation au séminaire de Saint-Sulpice de la ferme du Plessis-Placy, composée d'environ quatre-vingts arpents de terre labourable, et de diverses dépendances, situées dans la Brie, à treize lieues de Paris. Il allègue, pour motif de cette donation, l'affection qu’il porte au séminaire, et la considération des services qu'il reçoit de cette communauté, dans l'exercice de sa charge pase torale. Il légua sans doute la terre de Fontenelle à son second frère, 4) Actes de qui en portait déjà le nom. Outre cette terre et le Plessis-Placy, il Murreau, notaipossédait encore, en 1649, une terre seigneuriale, appelée le Pre. ”€ à Paris, 2

; seplembre 1647; Gentier (1). juillet 1649.”

58 PARTIE 1, LIVRE VI, PAROISSE, — #07, prosterné devant l’image miraculeuse de Mar::. ‘m yeui présumer qu'il y reçut beaucoup de grâces : du moins il en sortit profondément anéanti à ses propres yeux, plein (1) lie de M, À Mépris pour lui-même ; et le lendemain, en célébrant Olier, par M. de la sainte Messe à l’autel consacré sous l’invocation de la Bretonvitliers,t, F F F A Cr u, p. 920, 92, Sainte Vierge, il éprouva des consolations si vives, que more autog, de JaMais on ne vit plus éclater sur les traits de son visage, Pr AS " ni l’on ne ressentit mieux dans ses entretiens les pures suiv. flammes de l'amour divin (1).

LE De Châtillon, il prit la route de Clairvaux. N'en étant ie de Cie. plus qu’à une demi-lieue, il descendit de cheval avec ceux vaux ct celle de qui l’accompagnaient, et voulut aller à pied jusqu'à l’ab- FA baye, en silence et en faisant oraison. La nature du lieu

l'y invitait, et semblait lui fournir un sujet continuel de

méditation : c'était un bois fort couvert et fort épais,

comme ceux qui environnaient la plupart des anciens mo-

nastères. Il arriva à Clairvaux la veille même de la Nati-

vité de la sainte Vierge, bien consolé de voir enfin la

solitude qu'avait choisie autrefois saint Bernard, et admi-

rant comment, par le grand nombre de Saints qu’il y

avait formés, il avait fait une image du ciel, d’un désert

rempli de bêtes féroces. Il y demeura deux jours, si abimé

dans une continuelle oraison, qu'on avait peine à l’en re-

tirer : ce fut toute son occupation le jour de la fète. Le

lendemain, il célébra la sainte Messe dans l'ancienne

chapelle de saint Bernard, et visita ensuite tous les en-

droits du dedans et du dehors du monastère, qui rappe-

laient quelque trait particulier de la vie du saint fondateur.

Ayant été conduit à une petite cellule du Bienheureux

qu’on y montrait, il y demeura longtemps en prières, et

(1) Pis de Ne. il ne fut pas facile de l’en faire sortir : ce qui remplit

er ir d’admiration pour sa personne les bons religieux qui 1, p. 224, 225. l’accompagnaient (1).

De Clairvaux, il se rendit à Dijon, et séjourna dix jours

à la chartreuse de cette ville, où il fut recu avec des dé-

An Poe

inonst l'abba tume, gneur qui y Etats Jésus nastèr génére le sé ment religié De était f l'avaie rite d des À citée enfan qui fu merce les vo rite, ] vivem pour ( vertu.

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x jours des dé-

PÉLENINAGE À ANNEE, 01

monstrations de joie extraordinaires. Etant allé de là à l'abbaye de Citeaux, sa première pensée fut, selon sa coutume, d'entrer d’abord à l’église pour y adorer Notre-Seigneur, versant de la plénitude de son Esprit dans l'Ordre qui y avait pris naissance, et qui de là s'était répandu dans l’Eglise avec tant d’édification pour la France et les Etats voisins. Outre les grâces personnelles qu'il reçut de Jésus-Cunist dans ce lieu de bénédiction, l'abbé du monastère, le pieux et zélé Claude Vaussin (1), supérieur , (1) Gall: chrte

t, 19, fol.

général de tout l'Ordre, lui accorda pour lui-même et pour 1 ag de le séminaire de Saint-Sulpice, l'avantage d’être spéciale- olier, par M. de ment associé à toutes les prières et bonnes œuvres de ses ag" religieux (2).

De Citeaux, M. Olier prit la route de Beaune. Lorsqu'il v

A | | M. Olier viétait parti de Paris, plusieurs grands serviteurs de DIEU 4e ja sœur

l'avaient engagé à s’y arrêter, pour voir la sœur Margue- il oies a rite du Saint-Sacrement, religieuse Carmélite (3), l’une ter

des âmes les plus favorisées des dons de la grâce, et sus- Det l'un et : é . is autre.

citée pour renouveler, dans ce siècle, la dévotion à la Sainte- À Vie de M. : lier, par M. de

Enfance du Sauveur (4). M. de Renty dont on a parlé, et Bretonvilliers, À

: , 0 itai - 11, p. 226.

qui fut l’un des apôtres de cette dévotion, était en com Pie de la

merce de lettres avec les Carmélites de Beaune; et comme sœur Mavgueriles voies par lesquelles Dieu conduisait la sœur Margue- en fiv rite, paraissaient s'éloigner de l’ordre commun, il désira vivement que M.-Olier profitât de l’occasion de son voyage pour connaître cette sainte fille, et qu’il fit l'épreuve de sa vertu. Entièrement appliquée à Dieu, elle vivait si retirée dans l’intérieur de son monastère, que lorsque M. de Renty s’était présenté la première fois pour la voir, elle n’avait parlé à aucune personne séculière depuis treize ans (5); et ce motif apparemment fit désirer à M. Olier 6,7 : ee que les religieuses de Beaune fussent prévennes du sujet m1, c. v. de son voyage. Dans ce dessein, M. de Renty écrivit lui- (9) A oral même (6) en ces termes à leur Prieure, la mère Elisabeth iers, itéd. de la Trinité :

ji. k*

99 bis. PARTIE II. LIVRE VI. — PAROISSE. — 1047. «Ma révérende Mère, je crois que vous aurez une grande » joie (d'apprendre) que la Providence de Dreu fait aller » M. l'abbé Olier par vos quartiers, se rendant au tombeau » du bienheureux Evêque de Genève, Francois de Sales. » Je l’ai supplié que ce ne fût pas sans vous voir; il m’a » témoigné que c’étaitson dessein, et m’a prié de vous écri- » re, età ma sœur Marguerite. Ce que je fais plutôt pour lui » obéir que pour vous recommander un Saint et très-grand » (Saint) de nos jours. Vous le remarquerez bientôt. J'es- » père que Notre-Seigneur fera abonder sa bénédiction sur » votre entrevue ; et si j’avais à vous donner conseil, ce se- » rait de lui faire connaître entièrement ma sœur Margue- » rite, parce qu’il n’y a personne en qui vous puissiez » prendre plus de confiance, et qui ait plus de grâce et d’ex- » périence pour vous servir d'appui devant Diec et devant » les hommes, autant qu’il sera nécessaire. J'aurais tort de » vous en dire davantage. C’est an saint Enfant Jésus et à » sa grâce de tout gouverner.

(D) Lettre dem.» Je vous supplie que la communauté demande quelques de Renty, du 2 5 conférences à M. Olier. Il est toujours plein; vous verseptembre 4647.

ArchivesdesCar- » rez un grand vaisseau de grâce et une pure luméelites de Beau- 3 ne. » mière ({j.»

En arrivant à Beaune, dès qu'il eut rendu ses devoirs à Jésus-Curisr au très-saint-Sacrement de l’autel, M. Olier visita J’hôpital, disant à ceux qui l’accompagnaient, qu’après avoir adoré Jésus-CrisT dans le trône de son amour, il fallait l’adorer dans la personne des pauvres où il se

(2) Vie, par M. cache (2). Ensuite, il se rendit au couvent. La sœur Mar-

M guerite, qui ne le connaissait point encore, savait d’une manière surnaturelle ‘que Dreu devait l’unir, par la dévo-

tion à l'Enfant Jésus, à une âme qui lui serait donnée pour re guide dans les voies spirituelles; et ce qui se passa dans M. Olier à l &oite pccasion ne lui permit pas de douter que M. Olier ne

sœur Margueri-

ee Re 4 füt à son égard l'instrument de la Providence (3). Car elle armélites de . ta TRS . : .

Beaune. se sentit pénétrée d’une vénération si profonde pour sa

personne vant lui, viteur, ct Nous ne éprouvèr » l'esprit » dans le la sœur !

rendu gr promis (‘ avait écr SUS, qui € nera et d'hui (3) la mère , montre l:

guerite (& temps qu pour la nait de s:

Un de voyage, ( de M. OI Marguer inconnu qu'il ava rant que Amelote nous po des plus Nulle pa servante de piété Les rap Renty,

PÉLERINAGE A ANNECI, 60 ande personne, qu'elle ne put s'empêcher de se prosterner dealler vant lui, et d’adorer l'Enfant Jésus, présent dans son serbeau L viteur, comme si elle l’eût vu de ses yeux dans la crèche, ales. Nous ne saurions raconter les faveurs intérieures qu'ils m'a | éprouvèrent. « C’est une chose incompréhensible à tout (4 pevures spiécri- » l'esprit humain , que l'opération divine de l'Esprit-Saint "ts de M. ir lui » dans les âmes, » écrivait sur ce sujet M. Olier (1). Enfin on bar F rand la sœur Marguerite , au comble de ses vœux, après AaVOir méme, p.371, . J'es- rendu grâces à la Bonté divine de lui avoir donné ce guide ç, | n sur | promis (2), remit à M. Olier une image sur laquelle elle dre de | | ce se- avait écrit ces paroles : Mon révérend Père, l'Enfont Jk- ANR p. | ’ rgue- sus, qui est notre liaison, notre vie, notre tout, perfection- (3, bit. , 230. ) issiez nera et consommera la grâce qu'il nous a faite oujour- y, A + f td’ex- d'hui (3); et M. Olier de son côté lui donna le erucitix de 7 | Ë levant la mère Agnès (4), qu’il portait toujours sur lui, trait qui dE 1 k, ort de montre la singulière estime qu’il faisait de Ja sœur Mar- Curmétites, 14r- (1 s et à guerite (5). Il continua à la diriger par lettres, le peu de sis RE temps qu’elle vécut encore ; et elle ne cessa de témoigner, 9 Cr crues elques pour la personne de M. Olier, et pour tout ce qui lui ve- Olivr, apres ta fn s ver- nait de sa part, la plus extraordinaire vénération, HT fé { e lu- Un des fruits que la Providence voulait tirer de ce | DE voyage, était sans doute de faire connaître, par le moyen | M yoirs à de M. Olier, la vertu cachée et les dévotions de la sœur l' . Olier Marguerite. Elles seraient vraisemblablement demeurées ; É , qu’a- inconnues, s’il n’eût renouvelé, pour cette sainte fille, ce | imour, qu'il avait déjà fait en faveur de la mère Agnès, en proeu- j" ù il se rant que sa vie fût écrite ; car ce fut lui qui détermina le Pére r Mar- Amelote à composer la Vie de la sœur Marguerite que d’une nous possédons, et qui engagea encore plusieurs docteurs, a dévo- des plus recommandables de <e temps, à l’approuver (6), 6 Le Pire e pour Nulle part, peut-être, les dons et les vertus de cette grande NUE sa dans servante de Dieu ne furent plus connus, ni ses pratiques Si ‘n, Pure de lier ne de piété plus goûtées qu’au séminaire de Saint-Sulpice, ve, id. ar elle Les rapports spirituels de M. Olier avec elle et avec M, de

Our Sa Renty, furent même l’occasion qui fit naître ou qui atig-

60 his. PARTIR, LIVRE VE PAROISSE, — 1047.

(0 Nous entres menta dans cette communauté la dévotion à l'Enfance du

encorc en part des

ae vas LR Sauveur; jusque là que M. Olier voulut que douze eccléaété de snian- . 2 .

ce, que notretrès- Siastiques des plus zélés et des plus fervents, en récitas-

honoré frere de .

Renty nous a dai. Sent l'Office (1), et que M. Blanlo, comme nous le dirons

gné communi- dans la suite, composa sur l’Ænfance chrétienne, un petit quer. Letiresaut.

de M. Olier à la écrit qui fut publié après sa mort. Cette dévotion s’établit mère Elisabeth Rs e \ 1 so ei ge : ’

de la Trinité, aussi à la paroisse, où l’on en faïsait l'Office le vingt-cinde Beus. uième jourde chaque mois ; et pour le rendre plus solennel,

ne , : . 4: ñ :

Cie UD prêtre de la communauté, des plus distingués, qui fut

hist. de la pa- depuis l’illustre archevèque de Cambrai, composa les Zitaroisse de Saint- À : |

Sulpice, 4777, nes de l’ Enfant Jésus, qu’on y chantait après les Vêpres (2), te dis Ca. et que l’on a insérées depuis dans divers livres de piété.

Hire + Le séjour que M.Clier fit à Beaune ne fut pas seulement

utile à la sœur Marguerite : toutesles religieuses du couvent

voulurent conférer aveclui, et ce fut avec le plus grand fruit:

car la Supérieure témoigna souvent depuis, que si l'esprit

de ferveur s’était renouvelé sensiblement dans le monas-

tère, c'était à ses entretiens spirituels avec les religieuses

qu’il fallait attribuer ce changement, M. Olier fut si édifié

des saintes dispositions où il les avait trouvées, et de celles

où il les laissa, qu’en sortant de Beaune, il dit à M. de

Bretonvilliers que leur communauté était une des plus fer-

ventes qu’il connüût. Non content d’y avoir répandu la bonne

(3) ie de M. odeur de Notre-Seigneur, sachant que le monastère était Olier. ibid. pag.

997, 298, pauvre, il lui fit une aumône considérable (3). VI. En quittant Beaune, il résolut d'aller vénérer le corps

M. Olier s'é- | 0 Lan: : , gare dans les de Saint Claude. Lorsqu'il était à deux journées de cette

En ville, dont il ignorait le chemin, il fut obligé de prendre lité d'âme dans UD guide pour y arriver plus sürement; mais celui-ci ec péril. s’égara, et conduisit la compagnie dans un passage fort dangereux. D’un côté c'était une haute montagne, et de l’autre on ne rencontrait que des précipices, où plusieurs torrents venaient se jeter avec un fracas qui, joint aux ténèbres de la nuit, augmentait la frayeur dont on a peine à se défendre, quand on se trouve en pareille extrémité

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