‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 64 sur 269 · RME TES · texte numérisé non relu

RME TES

ch SR AT IR AP Gr

au miliet descendu Ce qui aj vais pas, ble aux :

certé fut qu'ilnes toute la qui ne pe prit. «Me » metton » qu'il di » suis la » chemir » grand l’espace revenu à » près pi vers l’ob:

Durant t de plain chemin pas mon Son ég ce dange lage de voyant a s’en défi quels il geois fa pèlerins terreur Î tôt dissi en défe et dès

e du acclécitasirons petit tablit t-cinnnel, ii fut Lita- 28 (2), té.

ment uvent fruit :

esprit 1oNnASieuses édifié celles M. de 1s ferbonne » était

corps » cette endre e]ui-ci e fort et de sieurs t aux peine émité

nee

PÉLERINAGE A ANNECI. 61 au milieu d’un désert, Chacun marchait ätâtons : on était descendu de cheval, et à peine pouvait-on rien distinguer. Ce qui ajoutait encore à la difficulté de sortir d’un si mauvais pas, c'était une pluie abondante dont il était impossible aux voyageurs de se mettre à couvert. Le guide déconcerté fut contraint d’avouer qu'il avait perdu le chemin, et qu'il ne savait plus comment le retrouver. Dès ce moment, toute la compagnie trembla d’effroi. M. Olier fut le seul qui ne perdit ni le calme de ses sens, ni la présence d’esprit. «Mes enfants, dit-il à tous ceux qui l’accompagnaient, » mettons-nous en prières, et supplions Notre-Seigneur » qu’il daigne lui-même nous conduire. Il nous a dit : Je » suis la voie ; suivons-le donc, et nous retrouverons notre » chemin. Recommandons-nous à la sainte Vierge, et au » grand saint Claude que nous allons visiter. » On pria l’espace d'un demi-quart d'heure. Alors le guide, comme revenu à soi, s’écrie : « Venez, je sais maintenant à peu » près par où il faut aller. » On le suit avec peine à travers l’obscurité ; mais enfin on arrive sans nul accident. Durant tout ce temps, M. Olier ne prononça pas un mot de plainte contre le guide; et quand il eût marché dans le chemin le plus sûr, au milieu du plus beau jour, il n’eût (1) pie de M. pas montré plus de tranquillité d’esprit (1). ET HE Son égalité d’âme parut encore après qu'on fut sorti de VIT. ce danger. Le lieu où l’on termina la journée était un vil- Pr Le lage de Franche-Comté, nommé Condé; les habitants, funt des villavoyant arriver cinq personnes àcheval au milieu de lanuit, Le Poe s’en défièrent, et les prirent pour des ennemis, outre lesquels il fallait se mettre en garde. Le refus tue ces villageois faisaient de les laisser avancer, fit craindre aux pèlerins d’être forcés de retourner sur leurs pas ; mais cette terreur fut de peu de durée. Le serviteur de Dreu eut bientôt dissipé celle des Francs-Comtois qui allaient se mettre en défense. On croyait avoir surpris des espions armés : et dès qu’on les eut vns de près, on reconnnt que c'était

ie

<n 2. = bts

it AL | El.

me miShèré ©

Olier, par M. de Bretonvilliers,t, 1, pag, 245 et suiv.

M. Olier vé-

nère le corps de

une compagnie de pélerins, qui faisaient le voyage de Saint-Claude. On leur laissa donc libre l’entrée du village, et on leur permit de s’y arrêter. Mais soit qu’on ne püt faire mieux, soit qu’il restât encore quelque impression de défiance contre eux, ils ne trouvèrent pour retraite qu’une chaumière, où, après leur avoir servi du gros pain et de l’eau, on leur donna, pour tout logement, celui des animaux qu’on nourrissait dans cette pauvre demeure. Un lieu si incommude, pour des voyageurs excédés de fatigue, put bien augmenter celle de M. Olier; mais il n’altéra point le calme que son âme savait conserver en toute rencontre. Loin de montrer le moindre mécontentement, il parut au contraire si joyeux et si satisfait, qu’on eût dit, à le voir et à l’entendre, qu'ils avaient trouvé un séjour délicieux.

La douceur et la paix qu’il montra, l’affabilité avec laquelle il entretint ceux qui le traitèrent, les paroles de salut qu'il mèla dans la conversation; tout cela, joint à un air de bonté qui prévenait tous les esprits en sa faveur, dès qu’on entrait avec lui en conversation familière, les toucha si vivement, qu'ils ne pouvaient se lasser de l’entendre parler de Div. L’affection qu’ils conçurent pour lui, et leur vénération pour sa vertu, parurent surtout le lendemain. Au moment de son départ, on les vit fondre en larmes. Le regret qu’ils avaient de le voir partir était si profond, que, ne pouvant se séparer de lui, ils le conduisirent jusqu'au bord d’une rivière qu’il avait àtraverser pour continuer sa route; ce qui fut regardé comme un trait de Providence; car ces paysans ayant vu de loin, lorsqu'ils se retiraient, que l’un des pèlerins qui conduisait la troupe, commençait à traverser la rivière à cheval dans un endroit rempli de précipices, 1ls l’arrêtèrent par leurs. cris, et leur montrèrent un autre endroit où le gué était praticable (4).

Les pèlerins arrivèrent entin à Saint-Claude. Il serait difficile d'exprimer les consolations intérieures que M. Olier

éprouva La peine compagni » Je resS

.s maient

» je pria » tant de » duire d » Je souf » pusse r » cherche » conduis » de l’aut » que ter » NOrais » l'Espri » avait ré » dent, € » Messieu » voir (2) En qui en route dernière :

de saint | pour lui « été préser pour ne p de reconi tiére. Per cepté le te religieuse non au to cle où re ainsi près qui lui a

ge de llage, e püt on de u’une

et de s ahie. Un » fati- | n’altoute ment, it dit, séjour

ec lasalut un air r, dès s tountenr lui, e lenre en tait si nduir pour ait de squ'ils oupe, ndroit t leur le (4).

ait dif-

Olier

PÉLERINAGE 2 ANNECI. 63 éprouva en honorant les reliques de ce grand Saint (1). saint des ie NOR PORN PEER VE à. à , celui de saint La peine qu’il avait à s’en séparer, fit juger à ceux de sa onis de Sacompagnie qu'il y recut des faveurs bien particulières. les.

| . Je RS de : : (41 Vie de M.

» Je ressentis, dit-il lui-mème, des effets qui embau Olier, ibid, pag:

.» maient inon âme, autant qu’elle l’ait jamais été. Comme 228.

» je prins devant ce corps admirable, encore entier depuis » tant de siècles passés”, un bon prêtre voulut me con- x x6rg1, p. » duire dans l’église pour me faire voir de belles choses. 88. » Je souffrais assez en mon intérieur, en attendant que je » pusse retourner vers ces sacrées reliques, pour y aller » chercher Notre-Seigneur. Mais enfin ce bon homme me » conduisit dans une chapelle du très-auguste Sacrement » de l'autel ; là je m'arrètai, et après m'être occupé quel- » que temps en sa présence, je considérai que, si j'ho- » norais les reliques des Saints, je devais attendre tout de » l'Esprit de Notre-Seigneur et de son sacré mystère, qui » avait rempli les Saints de toute la sainteté qu'ils posse- » dent, et que c'était de ce mystère adorable que n0S +, yémoires » Messieurs présents avec moi devaient aussi tout rece- He os . » voir (2). » 334, 33.

in quittant la ville de Saint-Claude , M. Olier se mit en route pour Anneci ; et, à peine fut-il arrivé dans cette dernière ville, qu’il se rendit sur-le-champ au tombeau de saint François de Sales. La tendre amitié qu'avait eue pour Jui ce Bienheureux, depuis le moment où il lui avait été présenté à Lyon, fut alors trop présente à son esprit, pour ne pas réveiller dans son cœur les plus vifs sentiments de reconnaissance, et lui inspirer la confiance la plus entière. Pendant les trois jours qu'il demeura à Anneci, excepté le temps des repas, et de quelques visites qu'il fit aux religieuses de la Visitation, on le vit toujours en oraison, non au tombeau du saint Évèque, mais devant le tabernacle où reposait le très-saint Sacrement. Ce qui l’arrèta ainsi près de Notre-Seigneur, ce fut un mouvement secret qui lui avait fait connaitre que ce serait dans le mystère

creer

me 2

adorable de l’Eucharistie, et au pied des autels, qu'il

ressentirait le plus les effets de l’intercession du Bien-

heureux. Dès cette première journée, il crut apprendre de

lui que son défaut était de n’aimer pas assez DpnE

(4) Vie de M, DIEU et d’être trop attaché à ses dons (1). « Hs es Bretoneittiens À » Vérité, dit-il, ce qui me causait de grandes peines,

MP: 330, 831. » m'ôtait le repos, la simplicité et la dilatation du cœur.

» Je connus done dès-lors que je devais aimer DIEU pure-

» ment pour lui-même et en lui-même, l’aimer en son wi

» prit, qui est charité, mais la charité pure ; que je devais

» enfin embrasser tous mes frères en JÉSus-CuirIST, pour

» désirer à tous la plénitude de ses dons. Je ne puis pour

» tant espérer cette grâce que par le mystère RAGE de

» l'autel ; car lorsque je veux m'adzesser à ce grand Saint,

» pour avoir part à l’amour dont il brülait pour Jésus, je

» le trouve comme insensible à mes demandes, quoique sur

» la terre il fût la douceur même, et comme une vive ex-

» pression de la boz:6 divine. Plus consommé maintenant

» en Dieu, et en ses perfections, qu’il ne l'était ici-bas,

» paraitrait-il si inuifférent pour une âme qui le recherche,

» qui a l'honneur de lui appartenir par alliance spirituelle,

» et qui recoit mème de lui de saintes PDSRANE pour

® Pepe Me son salut, si Jésus-Cumsr lui-même ne s'était réservé

na 231, 218 » d'opérer, dans son tre: auguste mystère, cette id

M. LS < » tion qu'il me fait espérer, et me promet tous les jour à

LE comme il a fait dès le commencement de ma vocation à

* NOTE 2, p. rue 89. » son service (2) *. »

3] À :, M. Olier eut lieu d'admirer EX. Dans son séjour à Anneeï, M. Olier e

Srait reMAr- Ja pare humilité d'une des religieuses de la Visitation de de cette ville, Anne-Marie Rosset, ancienne “npeuRe Me gieuse. MO onastre de Bourges, et que saint François de Sales PE ere avait lui-même dirigée & as les voies de la perfection. La

mère de Chantal, sachant les grâces dont Dieu avait cou tume de la favoriser, en avait pris occasion de la traiter

, dC vérité app setils ù ès avec une grande sévérité apparente: et il semble qu’apt

la mort « de la sor:

intenp nastère. | supérieu:

obéissanc grille, et ble que f répliquer fait signe religieuse Cinquante vaincu de Contint vue de Ge » Sons, m » NOUS ar.

» JÉSUS n pli le but mais au ii rinage des à Grenobl sand, élus sitation dé à sa nou à Paris.

il fit comi couvent ( laissant é des lieux sita alors il avait c quelle il 4 sand (6) * à la plus TA

qu'il Bienre de ment

pour pourré de Saint, US, je ue sur ve extenant ci-bas, erche, tuelle, s pour "ÉSETVÉ >mmAajours, ation à

dmirer tion de ure du » Sales ion. La it coutraiter u’après

= ————— à = rene en er nnnnre VERSET En -

av

Page 1