PÉLERINAGE DE SAINT-FRANÇOIS DE SALFS
NOT , p. 64. — Après le voyage de M. Olier au tombeau de saint François de Sales, plusieurs de ses disciples, imitant son exemple, s’y rendirent par dévotion (1), et ce pèlerinage n'apas (1) #ie de M. cessé depuis d’être en honneur au séminaire de Saint Sulpice, — si rs Pendant la Révolution française, le corps du saint Évêque, ayant noires de M. du été soustrait à la profanation par quatre habitants d’Anneci qui Ferrier,p.76,77. l'avaient caché, M. de Mérinville, évêque de Chamhéri, le recon- 3; Méprres sur nut en 1804, et ce saint corps fut de nouveau exposé à la vénéra- tiers, p. 63. tion des Fidèles. En 1806, M. Dessoles, successeur de M. de Mérinville, le transféra dans l’église de Saint-Pierre d’Anneci,devenne (9) L’ Ami de ta depuis cathédrale; et de là il a été porté avec beaucoup de réligion,t xuix, pompe dans la nouvelle église de fa Visitiation de cette ville, et P-2,91:158, 154.
placé derrière le grand autel, au mois d’août 1826 (2). AU
SUR MARIE DE VALERNOT D’SERCULAIS,
NOTE 3, p. 65. — Elle se levait ordinairement à trois heures, consacrait quatre ou cinq heures à l’oraison, et, après la sainte Messe et quelque lecture de dévotion, elle continuait son oraison jusqu’au diner ; un quart d’heure après le repas, elle rentrait dans son oratoire, ct se remettait à l’oraison jusou’au souper. Elle revenait ensuite à l’oraison, y employait une partie considérable de la nuit, et quelquefois ia nuit tout entière. La nourriture qu’elle prenait chaque jour égalait à peine fa grosseur d’un œuf; enfin elle se refusait presque entièrement le sommeil, en sorte que sa vie seule paraissait être un miracle, Mais un miracle plus étonnant était sa parfaite abnégation, Quoiqu'elle eût pour le monde une horreur qu’on aurait peine à imaginer, elle se conformait aux modes de son teinps, de peur de rendre la piété ridicule par une singularité trop sensible, Un jour que son mari voulut donner à quelques-uns de ses amis le spectacle
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d'une obéissance si rare et si parfaite, il allu, dans un moment où
il savait qu’elle était en oraison, la prier de venir jouer avec eux.
Sur-le-champ, reconnaissant dans la volonté de son mari celle de
Dreu même, elle vient d’un air gai et content inviter la compa-
(1) Pie de Ma- gnie à jouer, et, pendant tout le temps que dura le jeu, elle y
rie de Faleriel apporta une si grande attention, qu'on eût dit qu'elle en faisait
« suite d’un &
discoursintituté: Son plaisir et ses délices (4). Sa belle-mère, pour lui laisser plus
ra À Avril de temps à consacrer aux exercices de piété, se chargeait elle.
de. mème de tous les soins domestiques. Malame d'Herculais mon-
,() Essai sur rut en 1654, âgée de trente-cinq ans, et laissa une si grande
ones Fran, léputation de sainteté, que l'Évêque, le Chapitre et le Parlement ce,t.1,p. 582. de Grenoble voulurent assister à ses funérailles (2).