SUR LE PÉLERINAGE DE SAINTE-ANNE D'AURAY
NOTE 7, p. 83. — Le pèlerinage de Sainte-Anne d’Auray dut son origine à l’invention que fit, à la suite de plusieurs signes extraordinaires, un paysan nommé Yves Nicolazic, d’un morceau de bois tout fangeux, qu’on reconnut pour une ancienne image, tant à des plis de robe, qu’à des couleurs de blanc et d’azur qu'on y distingua. Cet événement arriva un samedi, 7 mars 4625 ; et les peuples accoururent en si grand nombre, et de lieux si éloignés, pour vénérer la statue, qu'on ne peut expliquer ce concours universel que par une sorte d'inspiration divine. La Providence se servit, en effet, de ce moyen pour faire naître dans les cœurs des habitants de la Bretagne une confiance extraordinaire au secours de sainte Anne, regardée depuis, avec raison, comme la protectrice et la sauve-garde de la province. L'ancienne statue, trouvée par Nicolazic, servit de matière à une nouvelle image de sainte Anne, exposée depuis à la vénéra-
(2) Les Gran- tion des pèlerins (2). Cette image fut brûlée durant la Révoludeurs de sainte tion; on en conserva néanmoins un fragment, qui est inséré | de ce n A UE aujourd’hui dans le pied d’une nouvelle statue, vénérée, comme la croix 216, 224, 251,959, l’ancienne, sous le nom de Sainte-Anne d’Auray. objets »
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