LIVRE SEPTIÈME
d’Auray M. OLIER RÉPARE UNE HORRIBLE PROFANATION. PREMIÈRE At GUERRE DE PARIS; SA CHARITÉ PASTORALE PENDANT CE ’
ncienne FLÉAU,
t d’a- :. ; s 4 da Peu après le retour de M. Olier à Paris, Dieu permit que I.
de lieux son âme füt noyée dans la plus amère douleur, à l’occasion HUUIN quer ce d’un événement qui lui fit verser des torrents de larmes. mise dans l'évon Dans la nuit du 98 juillet+ 1648, vers deux heures du 8liseS.-Sulpice, its matin, des voleurs entrèrent par une fenêtre dans l’église is, avec de Saint-Sulpice, pour y enlever une très-riche chapelle rovince. d'argent, qui appartenait à la confrérie des Portefaix. atière à Comme ce jour-là était la fête de sainte Anne, ces con-
Aix 4 frères avaient prèté le soir même à ceux de la succursale
e noir,
. inséré } de ce nom, au Pré-aux-Clercs, les chandeliers d’argent et comme la croix, en sorte que cette seule fois, depuis dix ans, ces objets ne se trouvaient pas dans le meuble destiné à les
renfermer. Les voleurs l’ayant enfoncé, et ne les y voyant pas, pensèrent que l’argenterie était au fond du meuble; et sans se donner le loisir de le vider, ils le renversèrent tout d’un coup, et, par ce moyen, n’aperçurent ni le calice, ni les burettes et le bassin qui étaient entre les chasubles. Irrités de ce mécompte, ils enfoncèrent le tabernacle de l'autel de la sainte Vierge, et prirent le saint ciboire, dônt ils vidèrent les sacrées hosties sur l’accoudoir du confssionnal de la chapelle par où ils étaient entrés. Mais, par un mélange d’impiété et de religion assez étrange, ne voulant pas emporter les parcelles attachées au ciboire, ils le secouèrent si fortement en le frappant contre l’accoudoir,
+ Le manuscrit de la Bibliothèque royale, Baluze 943, où l’histoire de ce sacrilége est rapportée, la fixe au 28 août. C’est une aberration du copiste, puisque on y lit que cet événement arriva le jour même de Sainte-Anne (1). (4) Pol, 46.
0h PARTIE 11, LIVRE VIT. PAROISSE, — 1048, sv, Pad que l'impression des bords y paraissait en plusieurs en- 25, 6, — id, droits, et plusieurs hosties ayant roulé par terre, ils n'o- M tte sèrent les relever (1).
Dès que les paroissiens apprirent la nouvelle de cet horrible attentat, ils en furent consternés ; les divertissements cessèrent aussitôt daus le tuubourg, et chacun se mit en devoir d’apaiser la justice divine, Un ne vit que prières, qu'œuvres de piété et de mortification, depuis les plus grands jusqu'aux plus petits, tous s’eflorçant, autant qu'il leur était possible, d’effacer par leur pénitence ce crime dont ils attribuaient la cause à leurs propres péchés. La
7 Rues baronne de Neuvillette se condamna à ne manger plus ronne de Neuvil- que du pain bis, et à ne boire que de l’eau (2)*, et plusieurs,
dette, par le Père , à ; Cyprien de lu Na. prenant pour un signe de la colère de Dieu, la patience
ce qui fut d'août, dè le peuple, sans que
personne, tion; et d l'église de Messe ha de l'autel concours de pénite grandes dans l’ea qu’on n’e
tavité, p. 109. és. : hs F nié ji à Les jeu * nore 1, p, SVEC laquelle il voulait souflrir des impiétés si horribles, J
122. s’attendaient aux derniers malheurs (3). Aussi, lorsque le ment fut
3) Mémoires ., ! PA ferrier, dimanche suivaut, M. Joly, prêtre de la communauté, sans exelI
ibid, — Gazette ne éevilé rvir à c de Franc, 10 VOUlUt exposer au peuple les circonstances de ce sacrilége, 8e
. fu 130; des larmes d’attendrissement et de douleur coulerent de a tapiss W)ibid. tous les yeux (4). | doretd
IL. Personne n’en conçut une douleur si profonde que “qu'on avi
" Le drop M. Olier, Ce zélé pasteur, toujours brülant pour la gloire de ment un cette profana- son Dieu et le salut de ses ouailles (5), apres avoir gémi dôme, of RU amérement au pied de l'autel où le crime venait d’être comme 0
habit de deuil. commis, résolut de le réparer par une cérémonie écla- moindres | de ai tante. « On pria durant quelques jours, atin d'obtenir de récit circo quiet tt y Diuu la lumière nécessaire pour lui rendre une répara- AGREE un Le » tion proportionnée à la grandeur de l’oflense ; et avec passé en | swriques, im-12, » le couseil des curés de Paris, on tit la satisfaction pu- s exemplair ner » blique en la maniere dont elle est décrite dans un petit Germain, a, emoses » livre composé à cette occasion (6) +. Du consentement abs “a rier,p. av. de l'abbé de Saint-Germain, M. Olier publia au prône + I fa d'ou . l'ordre qu’on suivrait, et annonça que les trois jours sui- temps-là, p.68. vants on ferait abstinence dans la paroisse, avec jeùne (7) : ae de maniere u
+ Outre la relation de la Gazette de France, où l’on trouvera les