‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 85 sur 269 · Wie Ms · texte numérisé non relu

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pe ne de rs le petit ouvrage qui a pour titre : Catéchisme des enfants jonvicliers, t. 1 à: ER 5 0 A p.476. de la paroisse Saint-Sulpice, et qui fut approuvé au mois

mu Rem. 1, qe février 1652 (4). C’est un abrégé d’un autre catéchisme

Pa Enter nn qu’on expliquait, dans l’église de la paroisse, aux perme, seclio , ,

historique. L. Sonnes capables d’une plus forte instruction. Il recom- 4226. Juridiction

depuis 4640, fol. Manda au prêtre qu’il avait chargé de composer cet abré- Le gé, de s’attacher aux points les plus nécessaires, et de les énoncer dans les termes les plus simples et les plus familiers aux enfants; comme aussi d’y joindre des formules de prières pour les actions les plus ordinaires de (3)Catéchisme. : , , Avertissement.— la journée. Car le dessein de M. Olier, en ouvrant des Remarques his- ; 3 Lon£ : ; à , triques, tn, p, éC0168 à l'enfance, était de lui inculquer, dès le bas âge, 180. les pratiques de la foi (5).

XXII. Il voulut encore subvenir à un autre besoin de ses M. Olier éta- N pt H 1 ° Q Q (4 F »

bit,” en faveur P4 vres; la plupart ne pouvant fournir aux frais des des pauvres, affaires litigieuses ni même s’occuper de les poursuivre, R LA . , 4 ° Q 0 , ‘assemblée du étaient exposés à devenir les victimes de ceux avec qui

('onseil chari- . s : : ; table. ils avaient procès, ou même à se consumer en dépens lés

uns les autr apaisassent semblée dite de plusieurs faires, qui s demandes ét:

signa des h.

Jon que :la 1 cevoir, dans ; et d’une m coup à rétabli Antoine Jac cien présider éclairé que serviteur de de Velay, s la cléricature munauté de sa mort. Il Ï dans le barre:

parer au mini naissance qu les causes les esprits, lui sé gré de toutes | réconcilier les ‘nfin M. O0 gement des enfants de la les entretint c eux. Touché infortunés, q cours, et san

+ Cette bonne Poussé la rétabli

CONSEIL CHARITABLE. ” 119 uns les autres, par défaut de personnes insinuantes, qui apaisassent leurs différends : il établit pour cela l'assemblée dite du Conseil charitable +. Elle était composée de plusieurs personnes versées dans la conduite des affaires, qui sollicitaient celles des pauvres, quand leurs demandes étaient justes ; et d’un procureur, auquel il assigna des honoraires pour poursuivre leurs procès, se- Jon que :la nécessité le requerrait (1). Il fut ravi de recevoir, dans sa communauté, un prêtre d une insigne piété et d’une mortification extraordinaire , qui l’aida beaucoup à rétablir l'union et la paix dans les familles. Ce fut Antoine Jacmé de Gaches, du diocèse de Rodez, ancien président du siége d’Aurillac. Ce magistrat , aussi éclairé que vertueux et intègre, qui avait connu le serviteur de Dieu pendant ses missions d'Auvergne et de Velay, s’attacha tellement à lui, en entrant dans la cléricature, qu’il ne le quitta jamais, et que la communauté de Saint-Sulpice fut son unique séjour jusqu’à sa mort. Il parut que la divine Providence l'avait mis dans le barreau, et formé à la science des lois, pour le préparer au ministère que lui confia son ancien ami. La connaissance qu'il avait des affaires, son intelligence dans les causes les plus épineuses, et le don de persuader les esprits, lui servirent beaucoup à terminer les procès au gré de toutes les parties, comme sa charité et son zèle, à réconcilier les cœurs (2).

Jinfin M. Olier voulut que l'association pour le soulagement des pauvres honteux se chargeât de tous les enfants de la paroisse, orphelins de père et de mère, et les entretint dans la maison qu'il avait déjà établie pour eux. Touché de compassion sur le sort de ces enfants infortunés, que la mort de leurs parents laissait sans secours, et sans autre ressource que la charité chrétienne, 1l

+ Cette bonne œuvre fut apparemment interrompue, puisque M. de Poussé la rétablit en 4666. Remarques historiques, 1. 1, page 140.

(1) Remarques historiques, Lin, p. 643.

(2) Remarques historiques, tin, pag. 637, 9; t, 1,p. 22%. —F Ms. par M. de Bretonrilliers, 1.

M. Olier procure l'entretien des orphelins pauvres de sa paroisse,

avait commencé, en 1648, par recueillir les garcons; et,

désirant leur procurer , avec une éducation chrétienne,

d’utiles états qui pussent fournir, dans la suite, à leur

honnète existence, il les placait, chacun selon ses goûts

et ses inclinations, chez différents maîtres, dont il con-

naissait la religion et la probité. Il étendit aux filles or-

phelines les mêmes ‘avantages; et deux de ses paroissiens,

désirant contribuer à une œuvre si utile au bien publie,

(1) ie Ms. de donnèrent une maison (1), située à l’entrée de la rue de Ar Grenelle, «afin qu’elle servit, porte le contrat de donatr, p. 501. » tion, pour loger ies pauvres filles orphelines, aban- » données de leurs parents, et nées à Saint-Germain

» (c’est-à-dire dans le faubourg de ce nom), surtout celles

@) Archives a ? Ti Sont orphelines de père et de mère, sous la con- Royaume,section » duite de charitables maîtresses, qui logeraient avec

historig. L,1224. : fe : .

Inventaire con- » elles, et les instruiraient gratuitement (2). » Mais comme

cernant i- . A à de NET . .

don su” cette maison était trop éloignée de l’église de Saint-Sulpice,

ar Née: une généreuse paroissienne, Madame de lEsturgeon, 9» LC °

taire concernant ayant donné la sienne, rue du Petit-Bourbon, on y trans-

la juridiction du 2 :

du R. P. prieur, féra les enfants et les maîtresses. M. Olier ne fixa pas le

etc. fol. 4. + op ‘

* note 7, p. ROMbre des enfants ainsi secourus, qui s’élevait quelque- 127. fois jusqu’à soixante, tant garçons que filles. Ils étaient (3) Remarques s , P e hituriques à ,, reçus dès le berceau , et élevés avec beaucoup de soin p. 72,78; t. ani, P. : EX ,: nt 0 D : ee 643. — Tableau JUSQU à ce qu ils fussent en état d’être mis en apprentis ss ares sage, ou placés d’une manière convenable. Cet établissearis in- ; te < , ” à

18,p.448. ment a subsisté jusqu’à la Révolution * (3).

XXIV. On aurait peine à croire qu’au milieu de tant d’occudseae M pations diverses, M. Olier ait pu avoir l'œil ouvert sur Olier tient cha- tous les besoins de ses paroissiens, si l’on ne savait les és sages précautions qu’il avait prises, pour qu'aucun n’évres. chappât à sa sollicitude pastorale. On peut ajouter, à ce

que nous en avons déjà fait connaitre, l’ordre des assemblées de charité, qu’il tenait chaque mois. Les assemblées des premiers et troisièmes dimanches avaient

pour objet le soin des nouveaux convertis; celles des

deuxième:

pauvres h cinquième les enfant miers et :

semblées

des procès chaque mc premiers aveugles , pour assig tions de 1:

que leurs ecclésiastic délivrance soin de pla

; et, ine , leur oûts con- $ orens, blic, le de onabanmain elles conavec mme Ipice, geon, ranspas le ]quetaient soin entislisse-

’OCCU-

vaient es des

MAISON LES ORPHELINS. | 121 deuxièmes et quatrièmes dimanches, le soulagement des pauvres honteux ; celles du premier samedi et du vingtcinquième jour de chaque mois, le soin de faire élever les enfants pauvres dans les écoles de charité, Les premiers et troisièmes dimanches, on tenait encore les assemblées du Conseil charitable pour l’accommodement des procès. On en tenait d’autres le premier jeudi de chaque mois pour l'assistance des malades indigents ; les premiers samedis, pour le soin des pauvres estropiés, aveugles, paralytiques et autres; les deuxièmes jeudis, pour assigner, en faveur des petits enfants, des distributions de lait et de farine, et donner des nourrices à ceux que leurs mères ne pouvaient pas élever. Enfin des ecclésiastiques étaient chargés, à certains jours, de la délivrance des prisonniers; et de vertueuses dames, du soin de placer les filles sans ouvrage (1).

(1) Remarque:

historiques, À. 1 p. 476.

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