‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme]Chapitre 95 sur 269 · SUR LA MAISON DES ORPHELINS DE SAINT-SULPICE · texte numérisé non relu

SUR LA MAISON DES ORPHELINS DE SAINT-SULPICE

NOTE 7, p.120. — Les deux bienfaiteurs qui donnèrent une maison pour les orphelins étaient frères, et s’appelaient Nicolas etSimon de Baussancourt, ou de Bassancourt. Il ne faut pas les (8) Archivesdu confondre avec MM.. Brandon dont il a été parlé plusieurs fois fidorig. 2. 1204, dans cette vie. La maison qu’ils donnèrent était appelée de (a 2 liasse, p.24. Mère de Digu(3), sans doute du nom que portait une commu- , (4) Remarques

A . ‘ , ., historiq. t. 1, P.

nauté alors supprimée, à qui elle avait appartenu (4). C'est appa- eg7,

(4) Rem, hist., L 1, p.72

(2) Ibid.

(3) 1b.— Tabl.

de l'humanité, Paris, \769,p.148.

(4) Tom. v, p.

33, in-8o 4775.

(5ù /listoire de Paris, par ,Felibien,ete.liv XX, ch, LAARE, Lot p. 995.

(6) lie de M.

Bourdvise, in-4, p. 207.

remment pour cela aussi que l'établissement est appelé, par M .Symon de Doncourt: Maison de la Mère de Dieu pour les pauvres orphelins de la paroisse Saint-Sulpice (4). Mademoiselle Leschas. sier, toute dévouée à cette œuvre, demeurait elle-même avec les orphelines, dont elle pouvait être considérée comme la mère et le soutien. Elle les transféra de la maison qu’elles occupaient, dans une autre située rue du Vieux Colombier (2) ; et, de concert avec M. de Poussé , elle travailla à consolider cet établissement. Il fut approuvé, en 1678, par lettres patentes du Roi, enregistrées au Parlement lannée suivante. La maison des orphelins, rue du Vieux Colombier (3), est celle où le noviciat des filles de la Charité fut établi dans les premières années du XIX: siècle, et que les sapeurs-pompiers occupent aujourd’hui.

Jaillot, dans ses Recherches sur la ville de Paris(4), en relevant les erreurs de ses devanciers sur cet établissement, a manqué lui-même d’exactitude. « On doit considérer M. Olier, dit- » il, comme le premier, et, à ce que je crois, le seul qui ait » procuré un asile et des secours aux orphelins. » On est surpris qu'un auteur aussi versé dans l’histoire des établissements de Paris, se soit mépris d’une manière si grossière. Cependant les maisons de.ce genre étaient assez communes avant M. Olier. S.ns remonter plus haut que le siècle précédent, nous voyons Marguerite de Valois, sœur de Françoisler, et femme de Henri d’Albret, roi de Navarre, procurer l'établissement des £afants- Dieu, plus connus dans la suite sous le nom d’En/ants-Rouges. François er, dans ses lettres patentes du mois de janvier 1536,

S’exprimait ainsi: « On recevra, dans cet hôpital, tous les pauvres

» petits enfants qui seront trouvés à l'Hôtel-Dieu, orphelins de » père et de mère; excepté ceux qui seront nés et baptisés à » Paris, qui doivent être reçus à Fhôpital du Saint-Esprit; et les » bâtards, que le doyen et le chapitre de Notre-Dame ont ac- » coutumé de faire nourrir pour l'amour de Div. Et les petits » enfants du nouvel hôpital seront vêtus d’étoffes rouges, en » signe de charité, et perpétuellement appelés Æn/ants- » Dieu (5). » L'hôpital du Saint-Esprit, dont il est ici parlé, avait été fondé en 1363, pour retirer les enfants orphelins, qui avaient peru leurs parents et leurs biens dans les guerres, et dont le nombre était considérable à Paris. M. Bourdoise fut nommé ministre de cette maison, et y introduisit une salutaire réforme (6).

Sans parler de lAôpital de la charité chrétienne, fondé au XVt siècle, et où l'on élevait un certain nombre d’orphelins, ni de l'établissement des Znfunts-Bleus, ainsi appelés parce qu'ils

portaient des Antoine Ségu Saint-Marcea vres filles orp issues de légi élevait des o avant que M.

demeura d’ab jusqu’à cinqu avec quatre-v près du novic vait elle-mêm lui rendit Lo sein qu’elle a1 le titrede Sair » et louée d’uw » riture et éd refusa d’appr qu’on adoptàt de mademoisel] quittait de ses

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portaient des robes de cette couleur : nous trouvons que, en 1623,

Antoine Séguier, président au Parlement, fonda, au faubourg Saint-Marceau, l Hôpital de la Miséricorde, en faveur des pau-

vres filles orphelines, natives de Paris, âgées de 6 à 7 ns, et

issues de légitimes mariages (1). Enfin, Marie Delpech de l'Estan (1) Histoire de élevait des orphelines sur la paroisse mème de Saint-Sulpice, : as nv. avant que M. Olier entreprit ce genre de bonnes œuvres. Elle 018, 4393, 1138, demeura d’abord dans la rue du Vieux-Colombier, où elle eut 1104.

jusqu’à cinquante-six orphelines, et, en 1640, elle vint habiter,

avec quatre-vingt-quatre filles, une maison qu'elle avait acquise

près du noviciat de la compagnie de JÉsus(2), et où elle les éle- (2 Remurques vait elle-même dans la crainte de Dreu. Ce fut le témoignage que ph ia D lui rendit Louis XIV, en 1644, recommandant au Pape le des-

sein qu’elle avait conçu d'établir une nouvelle congrégation, sous

le titre de Saint-Joseph, et déclarant que ladite dame se est estimée

» et louée d’un chacun, à cause du soin qu’elle a pris de la nour- AT » riture et éducation de pauvres iilles orphelines. » Le Pape PE ile refusa d'approuver cette nouvelle congrégation, et répondit res. Rome, 1644, qu’on adoptàt l’une des règles déjà établies (3). La communauté arr de mademoiselle de l’Estan subsistait encore en 1778(4), et s’ac-

ie ; | ER (4) Rem., ibid.

quittait de ses emplois avec beaucoup de zèle et d’édification 5). (s) 1bid, p.74.

M. ÔLIER ASSISTE A LA MORT LA PRINCESSE DE CONDÉ; IL de

DONNE A LA REINE RÉGENTE DES AVIS IMPORTANTS SUR LES NOMINATIONS AUX PRÉLATURES. SECONDE GUERRE DE PARIS, MESURES EFFICACES CONTRE LES DUELS.

1. La paix rendue à la capitale, cine nous FarUns es Les princes Lorté, fut bientôt troublée par la division de kh cour. | e NS M prince dé Côndé, après avoir servi le cardinal ie Oker visite la x dépens de sa propre réputation, en A Paris, FrrS à Clare était devenu suspect à ce ministre, à cause de son auto- LLC rité sur les troupes; et, le 18 janvier 1650, il fut arrêté et conduit au: donjon de Vincennes avec le prince de one son frère, ét le duc de Longueville. Une imésure si odieuse, de la part d’un ministre étranger, détesté dans tout e royaume, devait avoir les plus funestes résultats, et ra lumer bientôt le feu de la guerre civile. Les Parisiens néanmoins, au lieu de murmurer lorsqu'ils en eurent connaissance, firent d’abord des réjouissances publiques, persuadés, comme les partisans du cardinal Mazarin répandaient le bruit, que ces princes étaient les auteurs de la dernière guerre, et qu’ils ne cherchaient que le prétexte de la renouveler. Mais les hommes les plus sages prévirent dès-lors les suites d’une mesure si funeste : la monarchie; et Matthieu Molé, apprenant de la Reine sou prisonnement des princes, ne put s’empêcher de lui dire à elle-même, en élevant la voix et les mains : « Madame,

» qu’avez-vous fait? ce sont les enfants de la maison. » La princesse douairière de Condé, désolée autant que peut l'être une mère, se retira à Chantilly avec la prin-

cesse de Condé sa belle-fille, et les enfants du duc de Lon-

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