SUR MARIE DE VALENCE
NOTE G, p. 191. — On a remarqué que le cardinal de Bérulle. et d’autres grands personnages de ce temps, mais surtout saint François de Sales, avaient, pour Marie de Valence, une estime qui allait jusqu’à la vénération. Saint
1 11 Vie duPère de Condren , par le Père Amelote, liv. u, chap. xxv.
n° îx. p, 54 4 . —
(2) Lettres et écrits du Père de Condren, Ms.
(3) Ilist héroïque et universelle de la noblesse de Provence, in -4", 1. 1, p. 105.
Donnadieu, liv.
il, ohap xxx, p.
Bourdoise, M.v.
tn-4”, p. 618.
(6) Cloysault, Vie Ms. du P.
de Condren. — Vie du même par le F. Amelote , liv. n, ch.
(1) Recueil des lettres de saint Vincent, t. i, p.
Vincent de Paul, en 1637, écrivait à l’un de ses missionnaires: « Recommandez, s’il vous plaît, aux prières de la » bonne et très-chère Sœur Marie, cette petite compagnie, » et le plus chétif et misérable de tous les hommes, qui est » moi(l). » Nonobstant des témoignages si avantageux, il est nécessaire de dissiper ici quelques préventions mal fondées, et qui ont paru tenir en suspens le docte et estimable auteur de VEssai sur l’influence de la religion pendant le XVII' siècle (2).
La Vie de Marie Tessonnière fut composée et publiée, peu après sa mort, par l’ordre exprès de la Reine régente, après avoir été soumise au jugement des docteurs de Sorbonne, du doyen de la Faculté de Valence, des théologiens de l’ordre des Minimes et d’autres docteurs. Le respect des peuples pour la mémoire de cette sainte veuve alla même si loin, qu’ils lui rendirent , aussitôt après sa mort, une sorte de culte public. Mais elle avait eu pour directeur le Père Coton, Jésuite; sa vie avait été approuvée par des Jésuites; les Jésuites la regardaient comme l’une des âmes les plus éminentes de son siècle, et l’évêque de Valence n’aimait ni les Jésuites ni la doctrine qu’ils défendaient. Il prétendit n’avoir pas été consulté pour la publication de cette Vie, quoiqu’on assure le contraire dans les approbations; et il improuva ce livre, ainsi que le culte qu’on rendait à la défunte. Profitant même des troubles de 3a Fronde, durant lesquels l’autorité de la Cour était bien diminuée dans Paris, il fit des plaintes à l’assemblée du clergé de 1650; et l’assemblée sans contester la piété de Marie de Valence, ne put s’empêcher d’improuver le culte public qu’on lui rendait, malgré les défenses réitérées de l’évêque diocésain. Pour apprécier à leur juste valeur les oppositions de l’évêque de Valence, il suffît de savoir que, dans l’assemblée du 9 mars 1654, tenue au Louvre, ce prélat osa bien s’élever contre la bulle qui avait condamné Jansénius, et demander avec chaleur si l’on voulait donc aussi condamner saint Augustin : et, pour tout dire en un mot, il fut assisté à la mort par l’abbé de la Lane, son ami, l’un des arcs-boutants du jansénisme. Histoire de la vie et mœurs de Marie Tessonnière, par le Père Louis de la Rivière , Minime, in-4°, Lyon, 1650. Approbations. — Archives du ministère des affaires étrangères, in-fl. Rome, 1657, 1658. Supplément: Mémoire envoyé à S. E. par M. de Marca, archevêque de Toulouse, fait le 9 avril 1654. Ce mémoire curieux est un autographe de M. de Marca. Histoire de l’Eglise du XVII- siècle, in-4°, tom. III, p. 286, Ms. de la biblioth. de l’Arsenal. Hist. fr. A. 38. — Les cent illustres de la maison de Dieu, par le P. Paul de liarry , Jésuite, Lyon, 1660. — Recueil des bons prêtres, par le II. P. Jean Hanart, prêtre de l’Oratoire, in-4°. Douai, 1665, p. 17.