VOEU DE LOUIS XIII A NOTRE-DAME DE LORETTE
NOTE 3, p. 215. — Louis XIII, en exécution du vœu qu’il avait fait à Notre-Dame honorée à Lorette, envoya dans ce sanctuaire un ange d’argent, qui présentait à la sainte Vierge un petit enfant d’or. Il offrit aussi deux couronnes garnies de diamants (2), estimées soixante-quinze mille écus. On en mit une sur la tête de la sainte Vierge et l’autre sur
celle de l’Enfant Jésus. La première portait cette inscription. bien digne de la piété d’un roi très-chrétien :
Tu caput ante meum cinxisti, Virgo, corond ,
Nunc caput ecce teget corona tuum.
On avait gravé sur la petite :
Christus dédit mihi ,
Christo reddo coronam (i).
Le pape, à qui on montra ces présents, les bénit avant qu’on les portât à Lorette (2). On voyait autrefois à Issy , dans la chapelle de la maison de campagne du séminaire de Saint-Sulpice, bâtie sur le modèle de celle de Lorette, une représentation de ce vœu. L’ange, placé dans la sainte Camine, au côté de l’épitre et à la hauteur de la naissance du treillis, avait les ailes éployées, et le visage tourné vers la statue de la sainte Vierge , à qui il présentait un petit enfant.
NOTE 4, p. 216. — La maladie, qui retint M. Olier en Bretagne en 1638 , ne lui procura pas seulement le moyen d’affermir la réforme de la Régrippière ; elle lui valut à luimême un autre avantage : « Je dirai ici, rapporte-t-il, com- » ment notre bon Maître, qui voulait me réduire. à aller à » pied, m’ôta tout d’un coup , par une maladie qui me prit
le jour de la Nativité de ma bonne Maîtresse 1638, une » incommodité qui m’eût empêché tout-à-fait de marcher , » à cause d’un mal que j’avais au pied , qui ne pouvait se » guérir qu’avec des incisions , et dont la guérison eût » encore été bien incertaine. Je ne croyais même pas que » ma mère ni les miens eûssent souffert que je me fûsse » exposé au danger d’être estropié. Notre bon Maître y » mit la main lui-même et me guérit sans fer par cette ma- » ladie (3).»