SUR LA NOMINATION DE M. OLIER A LA COADJUTO- RERIE DE CHALONS
NOTE 18, p. 214. — L’éloge que le cardinal de Richelieu fit de M. Olier à Louis XIII, eut peut-être aussi pour fondement, dans la bouche de ce ministre, le jugement que saint Vincent de Paul en portait lui-même ; car, ayant un jour demandé à saint Vincent les noms des ecclésiastiques de la conférence de Saint-Lazare, qu’il jugeait les plus dignes de l’épiscopat, le cardinal les écrivit de sa main dans un Mémoire secret (1) ; et l’on ne peut douter que saint Vincent, si ardent pour y faire promouvoir M. Olier, n’ait parlé dans cette circonstance des espérances qu’il avait conçues de sa vertu et de son mérite. L’abbé de la Tour du Pin, dans son discours pour la dédicace de l’église de Saint-Sulpice, prononcé le 7 juillet 1743, rappelle ce trait dans l’éloge qu’il fait de M. Olier: «Avoir eu pour ad- » mirateur ce génie vaste, sublime, universel, aussi habile » à connaître tout, que capable de juger de tout, le cardi- » nal de Richelieu ; avoir eu pour panégyriste l’homme de » la vertu la plus singulière, la lumière de l’Eglise, l’apôtre » de la France, le grand Vincent de Paul; c’est un éloge » au-dessus de tout éloge. Tout ce que je pourrais ajouter » affaiblirait la majesté du tableau;, ce seul trait suffit pour » vous faire connaître le vénérable Olier (2). «
NOTE 19, p. 214. — Les Annales ou V Histoire de l’institution des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph (3). supposent que M. de la Dauversière, en détournant M. Olier de la coadjutorerie de Châlons, lui déclara qu’il établirait un séminaire sur la paroisse de Saint-Sulpice à Paris, et que, dès ce moment, M. Olier ne songea plus qu’à réaliser ce dessein. On lit la même chose dans les Mémoires manuscrits de M. de la Dauversière, fils {St), et ailleurs (3). Mais on peut penser que M. de la Dauversière n’avait désigné cette œuvre qu’en