‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 155 sur 249 · Ms. Bibl · texte numérisé non relu

Ms. Bibl

Nat. p. 94.

(4) Lett. aut.

du Père de Condren.

(5) Lett. aut.

du Père de Condren, du 6 juin

(6) Lett. aut.

du Père de Condren.

l’esprit de discorde les divisait encore entre elles (1) ; et le Père de Condren, touché de compassion sur le double malheur de ces vierges folles , écrivit aux missionnaires de ne pas leur refuser leurs charitables soins. » Puisque vous » êtes logés à l'Hôtel-Dieu , leur disait-il, et que les Reli- » gieuses vous assistent, il les faut servir en Notre-Seigneur,

» sans prendre parti et sans entrer dans leurs intrigues. » Vous devez vous comporter comme fit saint Paul envers » les Corinthiens, en établissant Jésus-Christ et détruisant » le schisme et la division , en autorisant la charité et la » simplicité chrétiennes. On aura sujet de s'édifier, si l’on «voit que les missionnaires ne veulent savoir que Jésus « crucifié, et ne font profession que de la science de la cha- » rité (2). » Une conduite si chrétienne produisit les fruits que le Père de Condren s’en promettait. Toutes ces Religieuses firent leur confession générale ; et l’évêque d’Amiens fut si satisfait du changement opéré parmi elles, qu’il désira donner à M. du Ferrier la place, alors vacante, de supérieur de l’hôpital. Mais le Père de Condren ne goûta pas ce dessein (3). « Si l’on veut presser M. du Ferrier davan- » tage, écrivait-il, je crois qu’il fera bien'de répondre qu'il » n’est pas assez spirituel pour juger des âmes Religieuses ; » qu’il s’est donné à Notre-Seigneur pour servir le peuple » de Dieu dans les voies communes et ordinaires de l’Evan- » gile, et qu’il ne se sent point capable d’autre chose. Il ne » faut pas laisser de dire aux Religieuses qui vous parle- » ront, qu’elles doivent vaincre le mal par le bien , et sur- » monter la division par la charité. (4).

Les missionnaires n’avaient pas encore terminé la mission de Montdidier, qu’on les attendait à Abbeville ; mais, craignant qu’ils ne fussent accablés par le travail , le Père de Condren leur écrivit (5) de venir à Paris pour prendre du repos.

NOTE 23, p. 224. — Les succès si éclatants de la mission de Mantes inspirèrent à l'évêque diocésain le désir d’aller prendre part aux travaux des missionnaires. «Monseigneur » de Chartres, leur écrivait le Père de Condren, témoigne » une très-grande volonté d’assister à la clôture de votre » mission, et d’y rendre le service qu’il pourra à Notre- » Seigneur. Il y doit arriver la surveille de l’Assomption (6). » Pour le lieu où vous devez aller, il me semble que le meil- » leur est de suivre la dévotion des peuples, sinon la néces- » sité que vous reconnaîtrez en quelque lieu. On m’a parlé » de Houclan, au-delà de Mantes, où vous êtes désirés. Après » vous être offerts au Fils de Dieu, qui est le fondement de » la mission évangélique, jugez-en entre vous (7). »

(7) Ibid.

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