‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 157 sur 249 · L ABBE DE SAINT— CV R AN · texte numérisé non relu

L ABBE DE SAINT— CV R AN

NOTE 25, p. 224. — L'abbé de Saint-Cyran prétendait que le Saint-Esprit n’avait point présidé au concile de Trente, et que ce Concile n’était par conséquent d’aucune autorité. Ce propos, quelque impie qu’il soit dans la bouche d’un catholique, est cependant garanti par les témoignages les plus incontestables. Sans parler ici de M. Olier, qui le rappelle dans ses lettres (2), ni de M. Bellegarde, archevêque de Sens, qui en donna une déclaration sur son lit de mort(3); il est rapporté indistinctement par des Jansénistes et des orthodoxes. Des Lions, qui n’est pas suspect aux premiers, assure que le Père de Saint-Pé le tenait de la propre bouche du Père de Condren(4), que lui-même l’avait appris de celle de M. de Foix, et que M. Amelote racontait ce fait, comme étant la raison pour laquelle le Père de Condren avait rompu avec Saint-Cyran (5). Il dit enfin tenir du Père Desmares lui-même, que, quinze jours avant sa mort, le Père de Condren l’avait exhorté à ne point s’attacher à cet abbé, qu’il estimait dangereux, eà quàd crederet Concilium Tridentinum non fuisse nisi cœtum scholasticorum (6). L’historien de Port-Royal, qui rougissait sans

(2) Lett. aut.

de M. Olier, p.

(3) Summarium additionale, ( in causa V.

Vincent, de Paulis J cap. iv, p.

Page 1