‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 158 sur 249 · Réalité du projet de Bourg -Fontaine · texte numérisé non relu

Réalité du projet de Bourg -Fontaine

(4) Journaux de M. des Lions,

(b) Ibid. p. H.

(6) Ibid.p.Q2Q ,

NOTES

( t ) Histoire de l’abbaye de Port- Iloyal, par Be soigne, t. ni, p.

(2) Livre u, chapitre xn.

(3) Livre ni, t. I, p. 255 et suiv. 572, etc.

(4) Lett. aut.

de M. Olier, p.

(5) Lctt. aut.

de M. Olier, p.

49 et 50.

(G) Réalité du projet de Bourg- Fontaine, t. i, p. 48 .

(7) Responsio ad notas ani-

madversiones Promotoris fidei super dubio: an constet de virtutibus. Romœ, 1717, in-folio, p. 31 .

(8) Journaux de M. des Lions, Ms. de la Bibl.

Nat. p. 74.

doute d’un tel propos, s’est vainement efforcé d’en affaiblir, non la certitude historique, qui est incontestable, mais le sens naturel, qu’il qualifie étrangement. « Le Père de Con- » dren prit dans un mauvais sens, dit-il, une parole très- » innocente qu’il entendit dire à M. de Saint-Cyran, au » sujet du concile de Trente, savoir : qu’il honorait autant » que lui ce saint Concile; mais qu’il croyait pouvoir dire » qu’il y av it sujet de craindre qu’il ne se fût un peu res- » senti de la faiblesse des derniers temps (1). » Pour apprécier mieux l'innocence de cette parole, il est nécessaire de la comparer avec ce qui est rapporté par Abelly (2) et par Collet (3) dans la Vie de saint Vincent de Paul, et de se rappeler, comme M. Olier le remarque, que ce ne fut qu’après beaucoup de conférences que le Père de Condren rompit avec Saint-Cyran (4).

Cependant le Père de Condren, avant de mourir, regretta de ne l’avoir pas assez fait connaître (5), lorsque M. de Laubardemont informa contre lui par ordre du Roi (6). On aurait peine à comprendre cette conduite du Père de Condren, le grand, adversaire de Saint-Cyran, d’après l’expression de M. Olier, si l’on ne savait les justes motifs qu’il eut de ne point se présenter, dans une pareille cause, devant un juge laïque, tel qu’était ce magistrat. Ce fut pareillement la conduite que tint saint Vincent de Paul; et voici comment elle a été justifiée par le sous-promoteur de la foi, en réponse aux objections du promoteur, qui voulait en tirer des conséquences défavorables à la cause de sa canonisation. Cette justification est également applicable au Père de Condren. » Il était superflu, dit-il, de faire une déposition, puisque, » d’un côté, l’abbé de Saint-Cyran ne parlant de ses erreurs » que seul à seul à ses amis, et de l’autre étant accoutumé » à nier en public ce qu’il avait affirmé dans ses communi- » cations particulières, une pareille déposition ne pouvait » former une preuve juridique. D’ailleurs, cette déposition » eût été illicite, puisque les citations étaient faites par un » juge laique, qui ne tenait sa commission que de la puis- » sance temporelle, et pour informer sur des questions qui » concernaient la foi ; en sorte que, non-seulement les sim- » pies prêtres, mais encore les évêques n’auraient ni dû ni » pu répondre, s’ils eussent été interpellés par ce juge (7). » Cette disposition si étrange de Saint-Cyran, de nier en public ce qu'il aurait affirmé en particulier, est attestée par des Lions en ces termes : « M. de Foix me dit que l’abbé » de Saint-Cyran l’assurait qu'il n’y avait point de grâce » suffisante, ajoutant que, s’il le publiait, il dénierait de » l’avoir dit (8). » M. de Foix lui raconta aussi, qu’il ne fut dégagé de Saint-Cyran, qu’après avoir célébré, durant quinze jours, la sainte Messe à cette intention dans Notre-

Dame, et parle conseil d’un très-grand serviteur de Dieu(1). (1) Ibid. p. Il désignait peut-être saint Vincent de Paul : au moins 1G2. est-il certain que M. de Foix lui ayant rapporté les (2) Restrictus maximes que débitait ce sectaire, saint Vincent lui con- probat. contra.

seilla de rompre tout commerce avec lui (2). errores Sancira-

ni. Ilornæ, 1727, d. 7. — Animadversiones super dubio : an constet de virtutibus, p. 16.

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