‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 187 sur 249 · Vie Ms. de M. Olier , par M .de Bretonvilliers, t. h · texte numérisé non relu

Vie Ms. de M. Olier , par M .de Bretonvilliers, t. h

* NOTE 7, p.

(3) Mém. de M. du Ferrier, p. 154. — Analyse du 11e cahier des Mém.

aut. de M. Olier.

(4) Mém. de M. Baudrand ,

•{• M. Olier se retira ainsi à Vaugirard avec ses deux pre-

1 1 ) Analyse du 1 1* cahier des Mém. autog. de M. Olier.

(2) Année Dominicaine , etc.

Remarques historiques, t. m,

*3) Vie Ms. de Jf. Olier, par}!, l.eschassier. p .

(A) Remarques historiques, t. i,

* NOTE 8, p.

(5) Vie Ms. de M. Bourdoise, in folio, livre iv, ehap. iv. — Vie deM. Olier, parle P. Giry, lr" part. ch. xu. — Remarques historiques ;,t. m, p.

Olier, par M • de Breionvilliers ,t.

Olier, p. 130.

(7) Histoire de la Banlieue ecclésiastique de Paris, par l'abbé Lebœuf, in-12, t.

une seconde retraite pour consulter Dieu de plus en plus , et se retira à la campagne le 20 de décembre, dans le même lieu où il avait été comblé de tant de faveurs (1). La maison qu’il avait louée à Vaugirard (2), et qui était située près de l’église (3) et de l’ancien cimetière (4), était peutêtre la plus pauvre du village et la plus incommode *. Pour pouvoir y loger tous les ecclésiastiques qu’on espérait y recevoir, il fallut pratiquer des petites cellules dans un vieux colombier (5), et celui de tous qui était le mieux partagé , occupait une chambre qui en méritait à peine le nom. Ce fut pour eux un puissant motif de confiance, d’avoir été réunis par la Providence dans un lieu spécialement consacré à la très-sainte Vierge -f. Il y avait alors dans l’ancienne église de Vaugirard, une statue miraculeuse de cette patronne de la paroisse, devant laquelle M. Olier allait se présenter tous les jours, et il témoigne qu’il ne sortait jamais du lieu saint sans avoir récité à genoux un Ave Maria , aux pieds de cette image. « Je pensais au pouvoir ad- » mirable de la très-sainte Vierge , et à sa charité » pour nous , écrivait-il quelque temps après ; en » qualité d’épouse du Père éternel, elle est, comme » les autres épouses, dans l’usage de tous les biens » de son époux ; et comme sa bonté, sa douceur, sa » tendresse , ne sont pas moindres que sa puis- » sance , elle ne peut rien nous refuser. J’étais si

miers compagnons, au commencement du mois de décembre de l’année i64i • et c’est par une pure omission de la part de l’imprimeur , qu’on lit dans la vie du serviteur.de Dieu par le père Giry : au commencement de l’année i64i (6).

f Ce ne fut que dans le XVe siècle qu'on forma à Vaugirard une confrérie en l’honneur de S. Lambert, évêque de Maestricht. lequel fut regardé depuis comme second patron de cette paroisse (7). Vaugirard est même qualifié, dans le Catalogue d’entrée des ecclésiastiques du grand séminaire de Saint-Sulpice : Oppidum beatæ Marice Vallis Girardi. Voyez aussi les Réglements de la communauté de Saint-Sulpice, p. 2. note.

NOUVELLE SOCIÉTÉ A VAUGIRARD

» vivement convaincu de cette puissance, toujours » prête à se répandre, qu‘il me semblait inutile » de lui rien demander , sa grande sagesse lui dé- » couvrant tous nos besoins , mieux que nous ne » les connaissons, et que c’était même trop que » d’exposer nos désirs ; en sorte que j’étais content » et en paix de me tenir simplement devant cette » auguste et magnifique Maîtresse des trésors du s ciel(l) 7 . »

La nouvelle société n'était encore composée que de trois membres, M. du Ferrier, M. Olier et M. de Foix, qui en fut d’abord le supérieur (2) ; car M. 205- "233” 234! Picoté, occupé de l’établissement de Madame de *N0TE 9 |t Villeneuve, ne put alors se joindre à eux*. Comme 3G8. ils avaient épuisé leurs ressources, et s’étaient ré- (3) vie de M. duits à manquer même du nécessaire pour fournir °rl?er' par..le

. • (jîî y y partie i ,

aux missions et aux frais du séminaire de Chartres Chap. xu. Re-

(3), ils ne vivaient presque que des aumônes que marclues

, . , T riqucs,l. m, p.

cette pieuse veuve leur envoyait. « Nous allâmes 524.

i> à Vaugirard, sans domestiques, dit M. du Ferrier,

» et nous y vivions fort petitement. Madame de (4) Vie deM.

» Villeneuve, qui faisait l’office de Marthe et pour- fretowïïlier/t

» voyait à tout (4), nous envoyait pour notre dîner, n, p. 53.

» dans un petit chaudron, du potage et du bouilli,

» et le soir un peu de mouton rôti. Nous étions du Ferrier,

> dans une satisfaction singulière (5). » Les occu- p. 134.

pations de ces pieux solitaires étaient la prière, la

lecture de l’Ecriture sainte, l’étude; ils récitaient (6 ) Analyse du

l’oraison du très-saint Sacrement, avant leurs con- Mémoires de M.

férences (6), et leur dévotion pour Jésus-Christ, Olier.

résidant dans cet adorable mystère , les portait ,7) uèm. sur

même à passer à ses pieds une partie du temps de la vie deM. Olier, , -r, . • par M. Rau-

leurs récréations (7). « Nous ne comprenions encore drand, p. 14.

» rien à ce que Dieu voulait de nous, dit M. du

» Ferrier ; le Père de Condren avait toujours dit

f Cette statue miraculeuse a été brisée pendant la Révolution. On raconte encore à Vaugirard que celui qui la frappa reçut dans le bras un éclat de bois qui le laissa long temps infirme, à la vue de tout le pays.

(1) Mém. aut.

deM. Olier t. i,

12’. Ihid.i. r ii

(1) Mêm. de M. du Février, p. 154.

(2) Mëm. aut.

de M. du Février, p. 155. — Vie de M. Olier , par U. de Bretonvüliers,i. n,p. 51.

M. Olier prend pour directeur le Père Dom Grégoire Tarrisse, et pour confesseur le P. Dom Bataille.

(3 J Mêm. de M. du Ferrier, p. 177.

(4) Essai sur l’influence de la Relig.en France pendant le xvn S. t. i, p. 452.

(5) Vie d'Alain de Solminihac,

^t! i Essai, Ibid.

» qu’il le mettrait par écrit, et il était mort sans » l’avoir fait (1); mais nous étions persuadés que » Dieu agréait notre séjour à Vaugirard, par les » témoignages sensibles qu’il nous donnait de son » assistance, et doucement nous attendions qu’il » nous manifestât ce qu’il désirait de nous (2). » Dieu ne tarda pas à le leur faire connaître. Depuis la mort du Père de Condren, ils n’avaient pas de directeur à proprement parler; peu de jours après leur arrivée à Vaugirard, ils s’adressèrent de concert au supérieur général des Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur , Dom Grégoire Tarrissef. On ignore de quel moyen se servit la bonté de Dieu pour ménager ce choix qui devait avoir tant d’influence sur l’œuvre de Saint-Sulpice. Le Père de Condren avait souvent parlé à ses disciples de ce Religieux comme cl’un saint personnage (3), et il passait en effet pour l'un des hommes de ce temps les plus recommandables pour sa haute vertu, la sagesse de ses conseils, et son rare discernement des esprits. La Reine Anne d’Autriche, le cardinal de la Rochefoucault (4), M. Alain de Solminihac (5) en faisaient une estime singulière ; saint Vincent de Paul le traitait comme un ami avec lequel il se plaisait à conférer sur les projets utiles à la religion (6). Mais quoiqu'il en soit des motifs qui déterminèrent les trois solitaires de Vaugirard à prendre de concert le Père Tarrisse pour leur directeur , on ne peut douter qu’ils ne l’aient fait par une conduite particulière de la Providence : et il en fut de même à l’égard de M. Olier dans le choix qu’il fit aussi du Père Bataille pour son confesseur.

f Tarrisse est la vraie orthographe de ce nom, comme le prouvent deux lettres originales de ce saint Religieux, conservées aux archives du royaume. Section historique, L. carton 1278. Remarques de dom Luc d’Achery sur dom Grégoire Tarrisse, p. 8 et 27.

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