‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 242 sur 249 · LETTRE A LA SOEUR DE VAULDRAY · texte numérisé non relu

LETTRE A LA SOEUR DE VAULDRAY

NOTE 3, p. 446. — La Sœur de Yauldray, Religieuse de la Régrippière, dont nous avons parlé, ayant appris que M. Olier devait prendre possession de la cure de Saint-Sulpice, en fut vivement affligée. Elle craignait d’être privée pour toujours de ses visites, tant à cause des travaux de cette immense paroisse, que parce qu’il avait cédé à M. de Fiesque le Prieuré de Clisson, l’occasion de ses voyages en Bretagne. M. Olier lui écrivait pour la consoler, le 21 juillet, veille de sainte Madeleine qu’il lui avait donnée pour modèle: «Ma très-chère fille, je ne vous dirai mo*t du séminaire » d'ecclésiastiques que nous transférons à Saint-Sulpice, » c’est vous blesser que de vous le dire ; mais c’est aussi » vous consoler que de vous donner l’espérance de la gloire » de Dieu qui pourra être procurée par cette voie. Vous » êtes toute à Dieu et à sa gloire; c’est assez de vous dire » que c’est pour cette gloire que nous avons épousé l’église » de Saint-Sulpice, en faveur de laquelle nous vous prions » très-humblement de vouloir nous secourir par vos prières, » et par les saints sacrifices de monsieur et très-honoré » l’abbé de Vaux. Je l’espère de votre charité, après tous les » autres témoignages que vous m’en avez daigné rendre » jusqu’à maintenant, dont je me sens extrêmement rede- » vable, et prie le Ciel de vous en récompenser à tout » jamais (3). »

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