JM. OLIER SE CONSIDÈRE COMME LE SERVITEUR DE SES PAROISSIENS
3) Rem. hisl.
t. a, pag. 134, verso.
NOTE S, p. 454. — « Me disposant à prendre prochaine- » ment possession de la cure de Saint-Sulpice, écrivait M. » Olier, je me considère continuellement comme le servi- » teur de toute l’Eglise, et de chaque fidèle en parti- » culier (3). Aujourd’hui même, ce qui est arrivé à l’office t> a contribué à me remplir davantage encore de ces pen- » sées ; car en ce jour, troisième d’août, on célèbre à Vau- » girard l’anniversaire de la dédicace de l’église paroissiale, » cérémonie qui est proprement une représentation de la » consécration des fidèles à Dieu. Toutes les femmes du » village portent à l’offrande des cierges allumés, ce qui » est une expression plus particulière encore de l’offrande » que l’Eglise fait d’elle-même à Dieu ; puisque, selon saint » Paul, la femme dans les familles représente l’Eglise, » comme le mari figure Notre-Seigneur: Magnum sacra - » mentum , dico in Christo et in Ecclesia. Or, dans cette céré- » monie, Dieu a permis que la Compagnie m’ait choisi pour » faire diacre à la messe solennelle, ce qu’elle n’avait jamais » fait depuis plus d’un an, Je ne sais même pas pourquoi
» elle en a agi de la sorte. Dieu voulait sans doute que je »■ parusse là en qualité de serviteur: car diacre et servi- » teur est une même chose. Après la messe, il m’a été » impossible de faire l’action de grâces, qui est plutôt le » sacré colloque de l’époux avec l’épouse, que du serviteur » avec son maître. Je ne m’étais jamais trouvé dans cette » impuissance. Après ce temps, plusieurs personnes se sont » présentées pour se confesser, et, en qualité de serviteur » j’ai été obligé de les entendre, jusqu’à environ une heure » après midi, regardant chacune de ces âmes comme ayant t> pouvoir sur moi, en qualité de leur serviteur. Pendant » que je leur rendais mes devoirs dans cette disposition, il » m’a été dit intérieurement que je devais me conduire de » la sorte dans la paroisse de Saint-Sulpice; y regarder chaque » âme comme mareine, etme considérer moi-mêmecomme le 2 serviteur public de tous, toujours prêt à servir chacun dans » ses besoins divers, étant véritablementleserviteuruniversel » de l’Eglise, et de la paroisse de Saint-Sulpice en parti- ,
» cuiier. Je ne suis plus du tout à moi, mais à tous, m’étant 0-e ^ Olitr » vendu et abandonné pour leur service (1). » 457 ^ 45g,'