‹ Vie de M. Olier, fondateur du séminaire de Saint-SulpiceChapitre 86 sur 249 · Vie Ms · texte numérisé non relu

Vie Ms

de M. Olier par M. de Brelonvilliers,\.\, p. 129.

M. Olier revient à Paris.

La M. Agnès demande de mourir.

les plus versés dans la science des Saints , les trésors de grâce cachés dans la Mère Agnès ; car il contribua plus que personne à accréditer partout, et principalement dans le clergé , l’opinion de la haute sainteté de cette grande servante de Dieu. » Il nous a dit plusieurs fois , rapporte M. de Langages , l’un de ses disciples, qu’il avait connu » beaucoup de grandes âmes , mais que la Mère » Agnès les surpassait toutes par la perfection de » ses vertus , et l’excellence des dons divins* (1). »

Aussi prit-il un vif intérêt à la composition des Mémoires de sa vie admirable ' , et ce fut par respect pour ses sentiments, que M. de Lantages d’abord, et, dans ces derniers temps, M. Emery, publièrent la Vie que nous avons d’elle (2): ouvrage qui , presque aussitôt qu’il parut pour la première fois, fut traduit en latin, en allemand, en flamand . en italien (3) , et a fait connaître la Mère Agnès dans toute l’Eglise. *

Cette sainte fille , douée du don de pénétrer les secrets des cœurs , rendit de son côté à la vertu de M. Olier le plus haut témoignage; elle fit connaître, par avance , la mesure extraordinaire des grâces dont Dieu avait résolu de le combler au milieu des croix dont sa vie serait semée , l’affection toute maternelle que la Très-Sainte-Vierge lui porterait toujours , enfin les succès dont seraient couronnés ses travaux pour le clergé , l’assurant que Dieu se servirait de lui pour former, par le moyen des séminaires , un grand nombre de vertueux et saints ecclésiastiques (4).

Mais elle ne put jouir longtemps des avantages qu’elle retirait de sa direction. M. Olier, attaqué par les Religieux de son abbaye, avait, comme on l’a vu , reçu l’ordre de se trouver à Paris , le premier jour d’octobre , pour aviser, de concert avec le cardinal de La Rochefoucauld , aux moyens de les réformer. Sur ces entrefaites , le Père de Condren , supérieur général de l’Oratoire , lui écrivit,

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