‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 1 sur 331 · DESSEIN DE DIEU DANS L'ÉTABLISSEMENT DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE · texte numérisé non relu

DESSEIN DE DIEU DANS L'ÉTABLISSEMENT DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE

Tout ce que nous avons exposé dans la première L partie de cette Vie, doit être considéré comme une ag metre suite de moyens dont la Providence se servit tour cubt préparer à tour pour préparer M. Olier à l'œuvre capitale nm. Olier à de sa vocation : l'établissement du séminaire de remplir sa vo- Saint-Sulpice. Et si les œuvres de Dreu sont d'au- cation.

tant plus excellentes que les moyens employés

d'avance par sa sagesse pour en amener le succès

ont été plus multipliés, plus spéciaux, plus extra-

ordinaires, il faut conclure que celle dont nous

parlons était d’un très-grand prix à ses yeux. On

dirait mème qu'en ménageant à son serviteur tant

de secours si privilégiés, dans les lumières et la

charité des plus saints personnages de son temps,

saint François de Sales, la vénérable Agnès de

Jésus, Marie de Valence, saint Vincent de Paul,

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le Père de Condren, Marie Rousseau, le Père Gré-

le 4 goire Tarrisse, et les autres qui prirent un si vif in- VA térèt et tant de part à sa vocation, Dieu eût voulu #., le mettre comme dans une douce et heureuse né-

cessité d'en remplir fidèlement ur jour toute l'étendue. C'est que, en effet, cette vocation était l'une des plus importantés qui eussent jamais été dans l'Eglise, puisqu'elle avait pour objet, non seulement de le rendre capable de former lui-même de saints prêtres, ce qui est le plus grand ouvrage qu'on puisse faire, mais encore de laisser après lui une société uniquement chargée d'un ministère si important, si nécessaire et cependant si nouveau. Jusqu'alors on n'avait point vu de société en France, ni ailleurs, instituée pour cette fin unique ; et si les divers ordres religieux furent suscités dans le cours des siècles pour ranimer, chacun selon sa vocation, la piété chrétienne dans l'Eglise en général, aucun n'eut pour fin propre et spéciale de la rallumer parmi les ecclésiastiques.

IL. Ilest vrai que Dieu venait de faire naître en M.Olieretsa France une congrégation de prêtres séculiers d'un pt int 4 genre tout nouveau, celle de l'Oratoire, dont la fin Glir la vocar, Principale aurait dà être la formation du clergé, on de l'Ora- 10n pas tant à la science qu'à l'usage de la science et toire. aux vertus propres de l'état sacerdotal (1). Mais on a MIA dub vu son fondateur, au lieu de l'appliquer à une œuvre 1 ratoire, si importante, la charger, comme malgré lui, de la F direction d'une multitude de colléges, et le Père de Condren, son successeur immédiat, après s'être comme démis du gouvernement extérieur de l'Oratoire, s'employer tout entier à former une société d'ecclésiastiques destinés à travailler, en France, à (2) Abrégé du l'éducation du clergé, et regarder même la formation Mie mé de cettesociété future comme l'objet de sa principale M. Olier. vocation(2). La conduite si étonnante de ces deux personnages ne semblerait-elle pas donner à conclure que Dieu avait résolu de substituer la nouvelle société au corps même de l'Oratoire, que le Jansé-

société ance, à mation incipale *UX peronclure elle so- Jansè-

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