LA VOCATION DE M. OLIER UNIE A CELLE DES. BENOIT
nisme allait bientôt infecter ; et que s'il avait eu si fort à cœur de multiplier et d'accumuler sur elle, dans la personne de M.Olier, son fondateur, les soins ct les moyens extraordinaires de sa Providence, c'était pour que cette société future entrât totalement dans ses desseins et fût plus fidèle à les exécuter ?
Remarquons encore qu'en la fixant au faubourg Saint-Germain, c'est-à-dire sur la paroisse la plus populeuse et la plus dépravée qui fût alors au monde, la divine Providence, comme elle le fit dès lors connaître à M. Olier(1), voulait montrer plus évidemment, par le renouvellement entier de ce faubourg, qui en dix ans devint une paroisse modèle, la nécessité des séminaires pour réformer les paroisses dans tout le royaume etailleurs. Mais comme cette œuvre ne pouvait y être établie, ni s'y maintenir que par l'autorité et le zèle efficace et persévérant des religieux Bénédictins de l'abbaye Saint- Germain, à la juridiction desquels ce territoire était entièrement soumis, la Providence y avait attiré, ainsi qu'on l'a raconté déjà, le supérieur général de Saint-Maur et le procureur de cette congrégation, comme les instruments préparés d'avance pour concourir efficacement à l'établissement du séminaire et en assurer la stabilité. En sorte que l'introduction de la réforme de Saint-Maur par le Père Tarrisse dans l'abbaye Saint-Germain, auparavant déchue et déserte, semblerait avoir eu, dans les desseins de la Providence, pour l'une de ses fins principales, l'œuvre mème du séminaire de Saint-Sulpice, dont les fruits devaient être bien plusétendus et plus durables dans l'Eglise, que ne le furent ceux de la réforme particulière de cette abbaye, ainsi que l'expérience l'a fait voir.
On pourrait mème croire que si, des leur arrivée à Vaugirard, M. Olier et ses compagnons firent choix du général des Bénédictins pour leur directeur, en remplacement du Père de Condren, décédé l'année
Les PP,Tarrisse ct Bataille destinés à aider M. Olier à entrer dans sa vocation.
(1) Mém. aut., tu, p. 112.
M. Olier ctles siens appelés àfaircrevivre, cn partie, la vocation de saint Benoît.