OLIER PRÉSERVE SA COMPAGNIE DUJANSENISME
velles opinions, entièrement éloignées de nos entiments. Je vous dirai mème en confiamce que leur zèle pour ces opinions passe si avant, que cela va jusqu'à attaquer les personnes qui ne les partagent pas; car, depuis très-peu de jours, un de vos Pères, et des plus apparents (1), parlant en la présence d'un de nos Messieurs, et s'expliquant sur moi, par comparaison avec une autre personne très-affectionnée au parti. dit: Ce Monsieur ne fait pas tant d'œuvres que M. Olier,
, mais... «toutes les œuvres des infidèles sont des
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ptchès : » Omnia infidelium opera sunt peccata. I] n'est pas avantageux d'avoir dans une paroisse des personnes qui s'élévent à toute heure et së— ment des bruits contre un pasteur qui a tant de peine de satisfaire à sa charge et de gagner ses brebis. Mettez-vous à ma place. mon révérend Pére, et jugez de ce que vous voudriez faire en pareil cas. Ce dissentiment d'opinions et de penstes m'a empèché de m'approcher de Saint-Ma-
gloire; et quoique la Reine m'eût commandé expressément de prendre la cure de Saint-Jac-
ques du Haut-Pas, possédée alors par une per-
sonne qui, de son côté, m'en avait sollicité six
mois, je ne voulus jamais la prendre, ni que pas
: un des nôtres y pensât. Je crus que, vos Pères faisant leur œuvre à leur manière, et y ayant » tant d’autres lieux nécessiteux en France et ail-
leurs, il ne fallait pas être ainsi à charge les uns
‘aux autres (2). »
(1) Le Père Camus. — Lettres aut. de A, Olier, p. 197,
2) Ibid. pag.
(1) Mémoires de M.du Ferrier, p. 6); 72.
(2) Grandet, Vies Ms., t.1,p.
(3) Lettres de M. Lepage, prieur de? Chauvaux, à Grandet, 12 novembre, 17192, ib.
(4) Grandet, tbid. — Le Père Amelotte, Viedu Père deCondren, p. 545, — AÀrnauld, t. xXIXX, n. 406,
(») Histoire abrégée de la possession de Loudun et des peines du Père Surin, par M.
Boudon, partie M, ©. X, . ui, in-12, 1826, p.