CHUTE
NOTE 5, dut que de neste à l'Ég rectif aux a traité ce poi étroitement d'Alet, nous Personnage illon, l'un
» les insurgés) Sur la chapelle de Notre-Dame-de-Lorette y
ERA » mit le feu, qui consuma entièrement ce sanctuaire si cher née +. » à tous les enfants de Saint-Sulpice, La statuc de la sainte vseur-M » Vierge qu'on y vénérait (depuis 1851. et qui, durant plusde) so » sieurs années, avait été placée dans la sainte maison de Lonee » rette en Italie), n'a point péri dans l'incendie; elle avait
» été retirée de la chapelle et déposée avec ce qu'il y avait deL » de plus précieux à Lorette, dans une des pièces de la
p e Lo 1 N , . . a
re: be » maison, où l'on pensait pouvoir plus facilement la sous-
ADR » traire au vol ct à la profanation. Maiselle disparut pendantle picé, qu » pillage du (séminaire d'Issy)etellen'apointété retrouvée (1). » rère pré- La chapelle de Notre-Dame-de-Lorette vient d'être rebâtie. U ts La première pierre en fut posée par Monseigneur J.H. Guiascri
bert, archevèque de Paris, le 17 avril 1872. Le 10 décembre suivant Sa Grandeur bénit les différentes parties de l'édifice et consacra l'autel.
Quelques moisauparavant, (le 27 juin), la crypte de Lorette UIL s'était ouverte pour recevoir la dépouille mortelle du jeune Paul Seigneret, Sa tomhe. placée sous les dalles de la chapelle du Sacré-Cœur, est indiquée par l'inscription suivante:
HIC QUIFSCIT
PauLus-Marta-JOoSEPH-CLAUDIUS SEIGNERET rs du véné-
CLERICUS > en Frant. SEMINARIT SANCTI-SULPITII ALUMNUS sède aujour QUI PUER INGENIOSUS ET SORTITUS ANIMAM BONAM
1 monumtil VITAM BREVEM
SED CARITATE IN DEUM ET 'OMINES EXIMIAM CONSTANTIQUE CRUCIS CHRISTI Di. TDERIO FLAGRANTEM SANGUINIS EFFUSIONE GAUDIO EXULTANS COMPLEVIT PARISIIS DIE XXVIA MAII AN. D. MDCCCLXXI ÆTATIS XXVI* IN ODIUM RELIGIONIS TRUCIDATUS
Desiderium cordis ejus tribuisti ei Domine (Ps. XX, 2.)(2)
récents qu CHUTE MALHEUREUSE DE L'ÉVÊQUE DE PAMIERS Ja nuit du |?
dessein pàr NOTE 5, p. 219. — Ce ne sera pas nous éloigner de notre but que de faire connaître ici l'occasion d'une chute si fut dans ui neste à l'Église ; et cette digression servira comme de corface du $t- rectif aux assertions d'une multitude d'écrivains, qui ont jent en ellet traité ce point d'une manière fort inexacte. Comme il est Lit jui-memt étroitement lié à l’histoire de M. Pavillon, depuis évêque rieur du $ d'Alet, nous ne saurions nous dispenser de parler ici de ce y, et qu ilY personnage si célèbre dans l'affaire du Jansénisme. M. Pa-
gervé lon # illon, l'un des ecclésiastiques qui commencèrent, de con-
(1) Vie de Paul Seigneret, 2° édit. p. 335.
(2) Vie de P.
Seigneret, p.
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(1) Vie de saint Vincent dePaul, par Collet. in-4° t. 1, p. 189.
(2) Vies des quatre Évèques, t. 1, p. 159.
Pavillon, t. 1,
(4) Ibid. t. 1, Vies des quat*e Évéques, t. 1, p. 5.
(5) Vies des quatre EÉvèques, ibid.
Patillon, t. 1, p. 13, et note.
(7) Entretiens de la retraite faite à Alet, Ms.
in-4°. — Entretiens ecclésiastiques pour les re-
trailes, etc., 1641, Ms in-8°.
(8) Vies des quatre Evèques, te 1, p. 7.
(9) M. Félix Vialar de Herse.
(10) M. François de Perrochel, cousin de M. Olier, aussi bien que le précédent.
(11) Mémoires aut. de M. Olier, tnt, p, 7.
(12) Vies des quatre Évêques, t. 1, p. 21,
(13) Catalogue d'entrée de MM.
du grand séminaire de S.-Sulpice, p. 23.
(14) Vie de s.
Vincent dePaul, par Collet, L.u, p. 584 ets. v.
— Abelly, ibid.
cert avec M. Olicr, les conférences de Saint-Lazare (1), avait été formé comme lui par saint Vincent de Paul 9), dont il sut mériter la confiance et l'estime. Saint Vincent l'appcelait ordinairement son bras droit/3;, et s'en servit utilement pour plusieurs bonnes œuvres; il le chargea mème de présider des conférences qui avaient lieu tous les samedis pour Je prêtres de la Mission, et de faire aussi les entretiens aux or: dinands (4. On aurait peine à se figurer le succès qu'eurent ces discours de retraite : on les recucillit avec empresse ment, ct ils servaient de règle dans les provinces, partout où l'on établissait ces exercices (5, On rapporte que Beuvele, prêtre du séminaire de Saint-Nicolas, composa en partie ses Méditations ecclésiastiques sur les entretiens manuscrits de M. Pavillon (6, Il paraît qu'on en faisait aussi grand cas au séminaire de Saint-Sulpice; du moins on y conserve en manuscritdesdiscours de retraites faites à Alet sous M, Pavillon.« qui sont très-vraisemblablement l'ouvrage de cet Évèque
La grande réputation dont il jouit, dès qu'il commen ses entretiens à Saint-Lazare, le fit juger digne de l'épiscopat; et saint Vincent de Paul lui mème l'obligea d'accepter le siége d'Alct, lui déclarant que, s'il persistait dans son re fus, il s'élèverait contre lui au jugement de Dieu, avec toutes les âmes qui auraient péri dans ce diocèse (8, Le nouvel Évèque justifia bientôt les espérances qu'on avait conçue de lui, et l'éclat de ses vertus le mit ensi haute réputation. qu'au jugement de M. Olier, son ami, il passait pour l'un des prélats les plus capables de former lui-même de saints évêques. « J'apprends, écrivait celui-ci, que la Reine a ré- » solu de n'élever aucun sujet à l'épiscopat, qui n'ait pass » quelques années dans le séminaire de M. Vincent ou dans » le nôtre, pour de là aller encorese former dans l'école des » grands Évéques, où ils apprendront à travailler à leur » exemple, comme pourront être M. d'Alet, M.de Châlons (1 » M. de Boulogne [10/, et autres grands personnages /{1. Enfin M. Olier, pour aider ce prélat à réformer son diocèse, tombé depuis longtemps dans l'état de relâchement le plus déplorable, lui envoya plusieurs jeunes ouvriers formés de sa main, entre autres MM, Joly, de Parlages, Tronson/l'abh de Saint-Antoine), de Queylus (121.
Il était naturel que le nouvel évêque de Pamiers, M. de Foix, eût aussi des rapports avec M. Pavillon, son voisin son ancien ami et son collègue. Chaque année, M. de loi allait passer quinze jours auprès de lu, et l'évéque d'Al
+ 1 lui envoya encore les deux abbés de Chandenier (15 neveux du cardinal de la Rochefoucauld, et dont les historiens de saint Vincent de Paul, qui leur servit aussi d maitre, ont parlé avec tant d'éloge (14); M. de Montgaillard
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miers pour s'édifier et s'instruire (1. Ces deux prélats so ré- I
unissaient encore avec le saint évêque de Cahors, Alain de Solminihac, avec l'Évêque de Sarlat et celui de Périgueux, frère de M. de Bassancourt (2), pour règler de concert la manière de sanctifier leur personne, leur maison, leur clervé et leurs ouailles (3. Une conduite si apostolique rendait ces prélats extrêmement recommandables à M. Olier qui les consultait fréquemment. « Je vous prie, écrivait-il à M. de » Queylus, de bien prendre les avis de messcigneurs de » Pamiers et d'Alet, pour en faire notre profit, puisque »nous ne pouvons avoir le bien que nous cespérions »et que nous désirions si fort, qui était d'avoir ; l'un ou l'autre de ces Prélats pour député à l'assemblée du » clergé (4). »
Tels étaient les rapports de ces deux évèques entre eux et avec le séminaire de Saint-Sulpice, lorsque la querelle du Jansénisme commença à diviser le clergé de l'rance. M. d'Alet, ennemi par caräctère de toute contestation, affecta de garder unc entière neutralité, les premières années de ces disputes (5) ; et s'il refusa, en 1651, à saint Vincent de Paul et aux ecclésiastiques de Saint-Sulpice, de signer la lettre des Évèques de France au Pape, pour demander la condamnation des cinq propositions (6), ce fut par un faux amour de la paix. Car ayant été sollicité aussi par les onze Éviques opposants, il prit le parti de ne se joindre ni aux uns niaux autres, par la crainte, disait-il, s'il en usait autrement, de contribuer à un schisme ; et il fit partager son avis à l'Évéque de Pamiers (7). Au reste, l'amour de la nouveauté eut si peu de part dans cette conduite que les rapports du sémimire de Saint-Sulpice avec ces deux Prélats furent les mêmes qu'auparavant, et que saint Vincent de Paul invita dpuis plusieurs fois l'évèque de Pamiers à faire les entretiens des ordinands à Saint-Lazare (}. Ilest vrai que M. d'Alet, naturellement austère, avait moins d'éloignement que son collègue pour ceux des ouvrages du parti qui exaltaient la pénitence : il faisait lire à sa table le livre de la Fréquente Communion et les Lettres de l'abbé de Saint-Cyran, que cependant il interrompait tout le temps que l'évèque de Pamers était à Alet, sachant que ce Prélat ne pouvait £n souf-
hon vers les doctrines sévères. Aussi publia-t-il à Alet la ulle d'Innocent X, qui condamna enfin les cinq propositi-
kpuis Evéque de Saint-Pons (10), M. de Caulct, frère de 1 de Foix (11), M. Gabriel de Ciron, qui établit à l'oulouse ls Maitresses régentes, d'où vient l'Znstitut de l'enfance, si “bre depuis (19).
(1) Zbid, t. n, », 131.
(2) Gall. christian.,t. n, col.
3) Entretiens de la retraite faite à Alet, fol. 387, 404, Hs. in-4°.
(4) Lettres aut.
de M. Olier, p.
(5) Vies des quatre Evéques, t.1, p. 150.
Pavillon, t. 1,
(7) Vie de saint Vincent de Paul, par Collet, t. 1, p. 538, 539.
(8) Ibid, t. 1, p. 30.
(9) Vies des quatre Evèques, tou, p. 156. — Vie de M. Pa-
villon, À. 1, p.