Jour
naux de M. Des lyons, an. 1659, p. 192.
(10) Catalogue d'entrée, p. 14.
(11) Zbid. p. 8.
(12) Ibid. p.9.
— Vie de M. l'arillon, t.1, p.
(1) Vie de saint Vincent de Paul, par Collet, t.1, p. 544.
(2) Histoire des cinq propositions de Jansénius,t,1,p. 206. (3) Vie de saint Vincent de Paul, par Collet, t. 1,
(4) Histoire des
cinq proposi-
tions, t. 1, p.
Pavillon, t. 1, p. 52.
Pavillon, t. 11, p. 60.— Vies des quatre Évéques, tip. 158;t,n, p. 158.
(7) Vies des quatre Évèques, t.1, p. 150.
8, Journaux de M. Deslyons,
(9) Histoire des cinq proposifions, t. 11, p.
‘10) Journaur de M. Deslyons, année 1666, p.
ons (1); et, l'année de la mort de M. Olier, étant consult par le docteur Arnauld sur le fameux cas de conscience re. lat: au formulaire, il répondit en bon et sincère catholique® « Il faut demeurer ferme ét mourir dans cette conviction, » dit-il à l'abbé de Rancé, et les raisons contraires ne valent » pas la peine d'être écoutées. Je le laissai dans ces senti » ments, continue cet abbé : je sais qu'il en changea depuis, » mais je sais aussi de quelle adresse ct de quels artifices » on s'est servi, et quelle diligence a été faite pour ly » porter 5). »
M. Pavillon commença par se déclarer contre le formulaire après la mort de M, Olier et celle de saint Vincent (4). Les lettres qu'il écrivit à ce sujet, jetèrent dans la consternation les ecclésiastiques de Saint-Lazare et ceux du séminaire de Saint-Sulpice 15), non moins que l'Évèque de Pamiers. Islu: écrivirent plusicurs fois dans les termes les plus pressants « L'Évêque de Pamiers, dit l'historien de M. d'Alet, plein de » ces préventions sulpiciennes, était fort propre à agir selon » leurs vues. Il fit en effet tout ce qu'il put pour le faire » changer; mais M. Pavillon répondit qu'il fallait attendre » les évènements et prier beau-:oup (6). Qui aurait pu penser » que M. Pavillon, élevé à Saint-Lazare par M. Vincent, «t » étroitement lié avec MM. de Saint-Sulpice, ct qui même » ne connut que plus tard tous les intéressés de la cause,s » serait mis à la tête du parti (7) ? » Ce fut cependant le rûke qu'il joua depuis jusqu'à sa mort; et nous pouvons ajouter qu'il fit la fortune de la secte par sa réputation de veri. Quoique l'Évêque de Pamiers eût eu déjà la pensée de « séparer de son collègue à cause d'une certaine inclination pour les novateurs qu'ilavait remarquée en lui (8, il necrut pas devoir rompre encore, après ses lettres contre le for mulaire, se flattant de le ramener par la voie de la persussion et de la douceur. Il ne cessa de le presser; mais malheureusement ce fut lui-même qui succomba. M. Pavillon. dans son mandement relatif au formulaire, se déclara pour le silence respectueux sur la question de fait; et l'Évéquede Pamiers, si ferme jusqu'alors, eut la faiblesse de se laisser séduire (9): exemple terrible qui montre combien la communr cation avec un homme rebelle à l'Église peut devenir funeste aux esprits lesmieuxintentionnés. Un changement si inatten du affigea les prêtres de Saint-Sulpice au-delà de toutcequun pourrait dire : ils lui écrivirent diverses lettres, mais qu n'eurent aucun succès. M. de Poussé lui ayant dit quest mandement n'était pas recevable, l'Évêque s'étonna, danss réponse, qu'un simple prêtre voulut instruire sur ces mali res un Évèque de vingt ans d'épiscopat (10); et, ce qui doi faire frémir,il en vint, dit-on, à ce point d'aveuglemen d'appliquer à sa rébellion ces paroles de saint Paul: Mis
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ricordiam à Domino consecutus sum, ut sim fidelis, et de regarder Arnauld comme un homme suscité de Dieu pour défendre la vérité (1). C'est ce que rapporte Deslyons, auteur Janséniste, il est vrai, mais le plus sincère peut-être et le plus véridique du parti. L'Évèque de Pamiers demeura constamment attaché à M. Pavillon; il l'assista à la mort, prononça son oraison funèbre (9), et l'on ne voit pas qu'il ait fait aucune rétractation avant de mourir, autrementqu'en se prêtant à la paix de Clément IX, si cette rétractation prétendue pouvait en étre une,