ÉPEND. DE ST-SULPICE ENVERS LES ÉVÈQUES
\u par plu- » Monseigneur,
à former
Saint-Paul , Étant entré dans votre diocëse par le comman- XIIL. ablissement dement de Monseigneur votre prédécesseur, et Lettre de M. rme de son M. Couderc, par qui j'avais désiré continuer mes Olier à l'évéà point au D obéissances à votre personne, ayant été agréé de que de Lodé-
. Couderc' e leur avait lifficile d'er r à l'oppifansénisme quet ait ct:
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. vous dans les commencements, j'avais été ravi, ,non-sculement de lui conserver votre bienveil- , lance, mais aussi de le faire subsister avec quel- , ques autres sujets, pour votre plus grande satisfaction. Mais maintenant qu'il n'a pu mériter la continuation de vos grâces, je lui ai mandé de se démettre de son bénéfice, en lui faisant connaitre qu'il n'était pas juste d'être dans la maison , d'un maitre sans son agrément, et qu'il ne pousait espérer aucune bénédiction que dans l'union de votre charité. C'est sur ce fondement et cette maxime qu'est établie la maison de Saint-Sulpie. Elle ne se réserve d'autres droits sur les sujets qui en sortent par la vocation de Messeigneurs les Prélats, que de leur faire toujours » connaître la dépendance absolue où ils doivent ètre à leur égard, et de les reprendre de toute manière, s'ils y avaient manqué. C'est pourquoi, Monseigneur, dans la douleur que je souffre en voyant un des sujets de la maison indigne de , votre affection, je ressens une véritable joie de faire le sacrifice entier de ce bénéfice, afin de témoigner par là, dans un de nos premiers établissements, que les sujets de la maison n'ont point de vie, d'intérèt, ni de conduite, que dans l'obéissance de Messeigneurs les Prélats. Ils peu- : ventnous appeler et nous renvoyer quand ils le veulent ; et la maison fait profession de ne rien ètre et de ne rien posséder que dans leur simple dpendance. L'œuvre de Dieu ne doit jamais cau- &r rien d'incommode ni de contraire à la simplicité et à la justice de l'Évangile; et si je savais quil dût sortir jamais de Saint-Sulpice quelque
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sujet qui choquât les ordres de Nosseigneurs jes Prélats, ou appuyäât le violement de leur respect je demanderais que la maison fût détruite, et de. vint un objet d'anathème à la face de tout l'univers.
» C'est pour ce sujet, Monseigneur, qu'ayat appris qu'il s'était passé quelque émotion et quel. que mutinerie dans la ville de Clermont, contre votre obéissance, j'écris à M. Couderc de se démettre de son bénéfice entre vos mains, pure ment et simplement, pour que vous en disposie en faveur de qui il vous plaira. Nous ne devor: ni violer le respect dû aux saints Prélats, ni approuver ceux qui le violent, ou souffrir qu'à ne tre occasion il arrive rien de pareil dans les lieu où nous sommes présents. Si propter nos exori est tempestas, dejiciamur in mare: il vaut bi mieux qu'on ne nous voie jamais, et qu'on nentende plus parler de nous, que s'il était dit que notre occasion il se soit passé rien de semblable ou que même nous ne l’ayons pas désapprouvi, lorsque nous le pouvions. Je suis bien aïse qu'on voie l'horreur que nous avons d’une pareille conduite, et que, pour cela, nous ne voulons point qu'il reste rien de nous dans ces lieux, afin d'oblger les violateurs de vos respects de penser à leur faute. Bien loin d'entrer dans leur parti, nousk détestons, et s’il y avait quelque chose au-delà l'anathème et de l'exécration, j'en userais pour détester et condamner une si indigne conduit: Du moins, Monseigneur, devons-nous faire tout ce que nous pouvons, pour vous témoigner combien nous honorons la dignité épiscopale en votre personne et en tous Nosseigneurs les Prélats. L me suffit qu'en la présence de Dreu, et à wi pieds, je reçoive, avec ceux qui ont déférence: ma voix, votre sainte bénédiction, et que j'aicl satisfaction de vous avoir témoigné nos.respects et nos obéissances. Si nous eussions eu l'honnuï