‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 138 sur 331 · DE · texte numérisé non relu

DE

Vincent, par 4belly. iv. u, ch. v.

Saint Vincent regarde les séminaires comme l'accessoire de la Mission.

2) Lettres de feu M. Vincent, lettre à un évéque, 20 juillet 1650, p. 65,

(3) Fondat. de la Mission, ibid.

t. nu, fol. 112, (4)Gallia chris- {iana, t. 1, col.

sornait ;introdui

Mais un de vénéra

les prêtres de Saint-Lazare résidassent constamment dx cette maison, pour former les ordinands et les instruire: | les déchargea ‘tout-à-fait des missions diocésaines quil donna aux religieux de la congrégation de Chancellade, par suite de cet arrangement, ordonna que nul de ses di, MR? °t" césains ne serait admis aux ordres sacrés qu'après qu'il ag. Mr" Mal rait fait une année de séjour au séminaire (1). Il fut ainsi |, MReontre tou premier des évêques de France qui prit et exécuta avecun plusi inflexible fermeté, une résolution si sage, si tardive cts épiscopale nécessaire. que-à à sa Pour seconder le zèle fervent de ce prélat, saint Vincen MR :"h d° de Paul consentit à ce nouvel ordre de choses, sans en cor. Ps tot da sidérer alors les conséquences, tant par rapport à Ja bull MR! ‘°2£7CE: d'Urbain VIII de laquelle on semblait s'éloigner en accp Vincent de tant ce séminaire, qu'à l'attrait de la plupart de ses prêtre Mpomation entrés dans sa compagnie pour s'y livrer à l'œuvre de Mail les ait missions. Mais un autre évêque lui ayant demandé, à son tour R:502: qui des prêtres pour ses ordinands seulement, sans qu'ils eussent Run coner s'occuper des missions, il lui répondit le 20 juillet 1650. « Vous M'oulait être » avez en vue le séminaire, et nous avons obligation aux ‘elements » missions. Notre principal est l'instruction du peuple de h ans la n6C4 » campagne, ct le service que nous rendons à l'état cccl- mstitution » siastique, n'en est que l'accessoire. Vous dites qu’à Cahors ur auxilia » nous ne faisons que le séminaire ? Je l'avoue, mais ilest scrétion, € » vrai aussi que, Monseigneur de Cahors s'étant réserve à JR ‘ait vrais »

. 4 . * A 26] n Q faire les missions par les chanoines réguliers de Chan- 1ssion des cellade, je ne fis pas réflexion alors à la conséquenceni NS SUCCCSSC

» à la peine que nos prêtres auraient, de ne vaquer pas que. fus. désira » quefois à leur principal emploi. Et cette peine est telle. irant les se » qu'ils n'ont pas de sujet de tentation plus grand ni plus e son sémii » ordinaire. C'est aussi l'unique de nos maisons qui est ri- mme contr » duite au seul séminaire : toutes les autres, Dieu merci juil s'était » travaillent aussi aux missions (2). » Ce fut ainsi que, du- enir jamais

rant les vingt premières années de son existence, la con: grégation de la Mission, cédant au zèle des évêques les

x . » ot . + Ce fu là plus fervents, eut à diriger quatre grands séminaires ci We tla province : ceux de Cahors, de Saintes, du Mans et de Saint cu C6) pe

: ; ae : elle se M2: üistorien Malo +; tandis que, dans ses autres établissements, elle se : ie LA l G :S

Bal qui les

Éra rail 5 appréciat + Nous ne mettons pas dans ce nombre le séminaire Le

d'Agen, donné en 1648, ou plutôt en 1650, aux prêtres de Ses la Mission (5): parce qu'il n'était encore alors qu'un semr eines naire-collége rétabli, ainsi que nous l'apprennent les si Pavillon lee vants auteurs du Gallia christiana : sub 1artholomæi Del vo: é " bène episcopi moderamine, RESTAURATUM EST PURRORUM SEMI pas le NaARIuM, et Patribus Missionartis commissum (4). ni tee: f Ton,

sornait aux exercices des ordinands, qui insensiblement ‘introduisirent dans tous les diocèses.

Mais un plus grand nombre d'évèques, quoique remplis de vénération pour saint Vincent de Paul, n'étaient pas disnosés, surtout dans les commencements, à lui donner la

tamment dan es instruire:|l césaines quil “hancellade, « ul de ses dit î

mème marque de confiance, par suite de leurs préventions contre toutes les congrégations en général. On eût dit que dans plusieurs cette défiance fût comme attachée à la charge épiscopale. Ainsi M. Pavillon, si dévoué et si soumis jusque-là à saint Vincent de Paul, et qui même n'avait accepté lévèché d’Aleth que par déférence à ses avis (1), ne fut pas plus tôt dans son diocèse, qu'il sembla avoir pour suspecte k congrégation de la Mission. Il avait demandé à saint Vincent deux de ses prêtres, pour s'en servir dans la frmation de son séminaire, ct on sera surpris d'apprendre qu'il les ait congédiés au bout de deux ans, par cette seule raison, qu'il était résolu de ne confier aux membres d'aucune congrégation l'éducation de ses ecclésiastiques #. Il voulait être libre, disait-il, de faire, dans les occurrences, les glements qu'il jugerait convenables; ne pas se mettre ans la nécessité de laisser aller son séminaire selon les unstitutions et les pratiques d’un institut; et n'avoir enfin ur auxiliaires, que des prêtres qui se donnassent à lui à iiscrétion, et Se missent sous son entière dépendance (2). Léait vraisemblablement pour imposer aux prêtres de la llission des conditions qui les assujetissent ainsi à lui et à «s successeurs, que M. de Montchal, archevèque de Touuse, désirait que saint Vincent de Paul le prévint, en lui jrant les services de sa congrégation pour l'établissement + son séminaire : ce que ce saint prêtre refusa de faire, mme contraire à la conduite de la divine Providence,

après qu'il au

Il fut ainsi k:

‘écuta avec une i tardive cts

saint Vincent S, Sans en con- Jort à Ja bulk gner en accep de ses prêtre:

à l'œuvre dés indé, à son tour qu'ils eussenti let 1650. « Vous obligation aux lu peuple de à l'état cccles qu'à Cahors ue, mais il est tant réserve à liers de Charconséquence ni quer pas quelpeine est telle.

grand ni plus bns qui est rt-

s, Dieu merci qu'il s'était contenté de suivre jusqu'alors, sans la préainsi que, du- chir jamais (5). L'année suivante, 1651, ce prélat sachant

ence, la cons évêques les séminaires en hs et de Saint ments, elle &

ïCe fut là le seul motif qui détermina M. Pavillon à rendre ce parti, ct non pas, comme l'avance témérairement historien, le défaut de science théologique dans ces cux prêtres de Saint-Lazare. S'il eût connu la Vie de M. Bal qui les remplaça à Alcth, il aurait sans doute modifié Sappréciations sur plusieurs points, et notamment sur ‘ui que nous signalons ici. « Ces missionnaires, dit-il, kmeurèrent à Aleth environ deux ans ; mais comme ces tonnes gens avaient moins de lumière que de piété, M. Pavillon les trouva plus propres à suivre les règles et les usages de leur communauté, qu'à former des clercs et à les instruire solidement; et il en écrivit à M. Vincent ui les fit revenir à Saint-Lazare (4). »

Ton,

le séminairc ix prêtres de qu'un séminent les Siholomæi Del HRORUM SEMI

Défiance des évêques de la province de Toulouse à l'égard des

congrégations.

Pavillon.—Vies des quatre Évéques. — Vie de saint Vincent de Paul, par Collet, t. 1, liv. 1, p. 189.

Raymond Bonal, Ms.

(3) Lett. de feu M. Vincent à M.

Alméras, à Rome, 4 fév.1650, p. 60.

Pavillon, t. 1, p. 40, in-12,

que M. Olier ne pouvait, quelque désir qu'il en eût, venir luc, il nom . # [ H \ Û

à son aide, par défaut de sujets, consentit à user des ser. tion, pour

vices de M. Bonal, prêtre du diocèse de Rodez, instituteur Nous sort

d'une congrégation pour la direction des séminaires, Mais M aontrer la

les précautions qu'il crut devoir prendre en traitant ave D rer prin

lui, montrent la plus extrême défiance, l'ayant obligé à de D minaires ec

certaines constitutions, qui le mettaient lui et les siens ques à ent

même par vœu, dans une dépendance absolue des arche prètres, qui

vêques de Toulouse : ce qui fut une rude et dure épreur ouverte de

pour M. Bonal. sous leur en

XI. 5 Avant de conclure cet arrangement, M. de Montchal vor Difficultés Jut consulter les Évêques ses voisins. {1 les invita parlettre que rencontre à aller en conférer avec lui; et il paraît que ces prél APPROBATII M.Bonal dans n'étaient guère d'avis de confier à des congrégations la cor LE CARD! l'établissec-- duite des séminaires. L'un d'eux, M. Pavillon, quoiqu'il fi ment de sa plein d'estime et d'affection pour M. Bonal, apprenant, «

congrégation. moment où il allait monter dans sa litière, pour se rendr NOTE 2 à Toulouse, qu'un de ses mulets venait de se casserb ES ncte Marie jambe, et que le voyage était rompu, en prit occasion él: Cardinali dire: Qu'il fallait que cette œuvre fût de Dieu, qui l'empt cipem Ludov chait ainsi d'aller y mettre obstacle, ce qu'il eùt fait ens Sinum, ct u 13 rendant à la conférence. M. Bonal nous apprend quels éminia, civi 1 | Évêques voisins d'Aleth étaient dans les mêmes défiances il kcta, ac dic

IRL l'égard de toutes les congrégations et de la sienne en parti culier. Il en avait formé d'abord un essai à Foix, et pour «li

M. de Caulet lui avait donné la cure de ce lieu, qui dépendait

de son abbaye de Saint-Volusien. Mais l'Evêque de Pamiers,

M. de Mégase, dans le diocèse duquel était cette cure, n

pouvait goûter les congrégations, à cause de la crainteir

surmontable qu'il avait, disait-il, qu'elles ne s’affranchis-

sent de la juridiction épiscopale. M. Henri Sponde, onck

et prédécesseur de M. de Mégase, dont il fut aussi queh

1! que temps le successeur, était dans les mêmes appréha sions; et malgré l'estime singulière qu'ils faisaient l'un

l’autre de M. Bonal, ils lui refusèrent toute espèce d'appr

| bation; ce qui l’obligea d* quitter enfin ce diocèse. Il pas alors dans celui d'Aleth, où il trouva les mêmes opposition à son dessein, du côté de M. Pavillon, nonobstant les est | | rances contraires qu'il lui avait données en l'y attirant, 4 | malgré les services qu'il recevait de lui pour la format de ses ecclésiastiques. Enfin, si M. Charles de Noaills À EÉvêque de Rodez, érigea l'association de. M. Bonal en Go! (1) Vie de M. Srégation, sur la recommandation des prêtres de Saint

Bonal. Sulpice (1), ce fut à condition qu'elle dépendrait entitr

ment de luietdeses successeurs, non-seulement au spiritut

mais même au temporel, quoiqu'il ne lui eût fait aucun do

qu'elle suivrait les constitutions qu'il lui donnerait l

même; et pour faire un premier acte de cette autorité abs

Patris et Do &ntià Papæ :

Dilectis not rbus semina:

Sancti Germa Domino Semp Ex injuncto nur ad ca qua Stbilita, et pr &tione, nec n larum ecclesi fucrunt, nostra Et illibata per Possumus imp Sanè, pro pa kltius vos, Deo um sæcula puante Spiritu Blum augcretur tioque, dotat tistianissimi ü COmprobat On solüm eni rtibus ad dic PS eruditi et i

| | | fl | |

eût, venir lue, il nomma M. Bonal supérieur de la nouvelle congrégaser des ser- ion, pour l'espace de trois ans seulement (1). (1) Archives de , instituteur Nous sommes entrés dans ces détails historiques, pour l'Aveyron. Sémi-

aires. Mais nontrer la sagesse de la conduite de Dieu, qui voulant pro- faire de Villeraitant ave aurer principalement par M. Olicr l'établissement des sé- LAN a obligé à de minaires en France, lui inspira, pour déterminer les Evé- février 048. t les siens, ques à entreprendre cette œuvre, l'idée d'une société de » des arche M prètres, qui en s'y dévouant uniquement, fit une profession lure épreuve MR ouverte de ne point s'ériger en congrégation, et de vivre sous leur entière dépendance. ontchal votita parletts DD |LpROBATION DU SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE PAR

je ces prélat ations la cor LE CARDINAL CHIGGI, LÉGAT A LATERE ET NEVEU

, quoiqu'il fi D'ALEXANDRE VII.

apprenant, a our se rendr NOTE 9, p. 258. — Flavius, miseratione divinä, tituli

se casser sance Mariæ de Populo, sanctæ Romanæ Ecclesiæ presbyit occasion & M ter Cardinalis, Chisius nuncupatus, ad serenissimum prinu, qui l'empWcipem Ludovicum, Franciæ et Navarræ Regem Christianis- Leùt faitensinum, ct universum illius regnum, ejusque provincias, prend que lp ominia, civitates, oppida, terras ct loca cidem Regi subnes défiancés iBBicta, ac dicto regno adjacentia; sanctissimi in Christo ienne en part Pitris et Domini nostri, Domini Alexandri divinâ proviix, Et pour cl entià Papæ VIT, et apostolicæ scdis de latere legatus.

, qui dépenkif Dikectis nobis in Christo superiori et presbyteris sæculaque de PamkrsBrbus seminarii, Sancti Sulpitii nuncupati, in suburbio cette cure. Müncti Germani prope Parisios siti et fundati, salutem in ç la crainte it {Domino sempiternam.

Le s'affranchis à Ex injuncto nobis legationis apostolicæ officio adstringi- Sponde, onhnur ad ca quæ regiis diplomatibus, ct auctoritate ordinarià fut aussi quiubilita, et pro divini cultûs augmento ac religionis{propames appréh#irtionc, nec non confmunitatum seu seminariorum, persoaisaient l'un narum ecclesiasticarum feliciori statu providè instituta spèce d'app' ferunt, nostræ solertiæ curas libenter dirigere; et ut firma iocèse. [past illibata persistant, cujus partes quantüm cum Domino hes oppositipossumus impendere eflicaciter.

Lstant les es Sanè, pro parte vestrâ, nobis nuper expositum fuit, quôd l'y attirant, dltius vos, Deo inspirante, universam seu universum clerir la formattirum sæcularium communitatem seu seminarium, in quâ, s de Noaillés £ilante Spiritu divino, virtutum semina crescerent &c fide- Bonal en til um augeretur fides, fundastis, dotastis et instituistis, funtres de Saint Litioque, dotatio etinstitutio hujusmodi, serenissimi Regis ndrait entière tistianissimi patentibus litteris et Ordinarii loci auctorint au spirit it comprobatæ, annuente Deo, exitum habucre felicem. fait aucun doi on solüm enim clerici de vicinis, sed de pluribus Europæ

donnerait ll Briibus ad dictum seminarium quotidiè convolant, in quo

autorité ab: cruditi et instituti ad suas partes revertuntur operarii

} | (1) Registre des

Î décès de la pa- | | 4 | roisse S.-Sul- Î pice.

facti in missionibus ferventissimi ac in muniis ecclesiasticis subeundis peritissimi; undè fit ut vinea Domini det odorem suaviorem et fructum uberiorem suum. Quarè, pro parte vestrâ, nobis fuit humiliter supplicatum quatenüs in premissis opportunè providere benignè dignaremur.

Nos igitur, qui cultûs divini et religionis augmentun pi. que personarum ecclesiasticarum vota confovere summoperè cupimus, vos ac vestras singulares personas à quibus ; excommunicationis, suspensionis et interdicti aliisqu

celesiæ interdictis, censuris et pœnis, in quibus quomodolibet innodati existitis, dummodà tunc in eis non insor dueritis per annum, ad effectum præmissorum duntaxi consequendum: harum serie absolvimus et absolutas fon censemus; hujusmodi supplicationibus inclinati, fundatio nem, crectionem et institutionem seminarii hujusmodi, a uta quæcumque licita tm et honesta ac sacris ca nouibus conciliique Tridentini decretis minimè contrari auct aposrolicæ sedis, quâ ad id per ejus litters suMicieuti facuitate muniti fungimur, in hâc parte, tenor

indà

præsentiuin, s'tie u!lo alicujus præjudicio, approbami et confrmamu. . ffique inviolabilis apostolicæ firmitatis robur &ciichinus, :+ omnes ct singulos tàm juris quàm facti

defectus, si qu inc, crerint in eisdem, supplemus: non obstantibus constitutionibus et ordinationibus apostolicis, cæterisque contrariis quibuscumque.

Datum apud Fontem-Bellæ-Aquæ, Senonensis diœcesis, anno Incarnationis dominicæ millesimo sexcentesimo sexa gesimo quarto, tertio nonas augusti, pontificatüs prælibati sanctissimi Domini nostri Papæ anno decimo.

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