‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 152 sur 331 · RE RATE · texte numérisé non relu

RE RATE

Olter, par le P.

Giry, 1'° part., ch. xx.

(2) Lett. aut. de M. Olier, p.

Olier, par M.

de Bretonvilliers, tu, p.368.

(4) Vie Ms, par M. de Bretonvilliers, t.11, p. 362, 363.

(5) Lett, aut.

de X. Olier, p.

330 PARTIE Il. LIVRE vil. — 1651,

passait, une espèce de mission (1). « Nous sommes » témoins dans nos voyages, écrivait-il, des des. » seins de notre maître et de ses volontés sur e » clergé en toutes ces provinces. Il faut y contri. » buer, pendant que l'on y est, de tout ce que l'n » peut en Jiésus-Curisr (2). » Un jour, ayant ren. contré en chemin un jeune ecclésiastique, il lui demanda à quoi il pensait ; et comme celui«i lui eut répondu qu'il ne pensait à rien: Hé quoi! lui dit le serviteur de Dieu avec un ton de voix qui ne marquait pas moins sa grande douceur que & surprise, faut-il au'un ecclésiastique soit sans penser à Dieu et sans lui rendre quelque devoir dans son cœur (3)?

Dans un autre voyage, étant arrivé à Pontcharrat, près de Lyon, et ayant commencé à catéchiser, selon sa coutume, quelques bonnes gens de la campagne, il les trouva si bien instruits qu'il conçut l'opinion la plus avantageuse du pasteur qui paissait ses ouailles avec tant de soin. Après qu'il leur eut fait quelques questions sur sa personne, l'ayant rencontré par hasard dans le bourg, il s'empressa de lui donner mille marques d'estime, et le pria de lui permettre de dire la sainte Messe dans son église le lendemain, Quoique cet ecclésiastique logeàt fort loin du bourg qui n'était point alors érigé en paroisse, il y revint le lendemain de grand matin M. Olier lui fit sa confession, et après qu'il eut ctlébré la sainte Messe, il voulut avoir avec lui un nouvel entretien, et le quitta en lui témoignant combien il se réjouissait de le connaître : tant il considérait un ecclésiastique qu'il savait être rempli de l'esprit sacerdotal (4). « Mais, hélas! c'est » une merveille, écrivait-il, de voir un bon prètre » dans des provinces entières. Je ne puis recevoir » de joie dans la désolation que je souffre partout, » sinon à la rencontre de quelques ecclésiastiques » établis dans la solidité des vertus et la prudence » d'un zéle fervent (5). » Dans les villes, M. Olier

faisait et ses les plu

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» pour Ce fu rables l'Univer Parmi le Saint-Su dns ce d deux, d’ djà don ile, luif sin. M.F tions, à Ce de laconfi consacrer rie, quoi réputât in ques ecclé riteur de ] lors vaca acheta daï ne Mmaiso!

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témoignant itre : tant il ait être remhélas! c'est n bon prètre buis recevoir ffre partout, clésiastiques la prudencé es, M. Olier

fisait quelquefois des entretiens de piété au clergé;

et ses discours laissaient toujours dans les cœurs

les plus salutaires impressions. « Oh! que vous avez

» baucoup gagné dans votre mission, lui écrivait

» le Père Yvan parlant de son voyage de Provence!

» tous les prêtres qui entendirent votre discours

; en ont été vivement touchés; ils sont tous vôtres,

, ils ne peuvent se rassasier d'en parler, avouant

» qu'il n'ont jamais rien ouï qui les ait plus émus.

» Ils l'ont écrit, ils en font un très-grand Ctat, ctils (1) Lettres du ,eussent bien vouiu vous entendre davantage Père Yvan, t. 1, , pour se mieux réformer (1). » | RME Ce furent apparemment ces dispositions si favo- XV. rables du clergé de Provence, qui inspirèrent à M. Olier pro- M. Olier la pensée d'établir un séminaire à Aix, où cure l'établisl'Université attirait grand nombre d'étudiants. sement du sé- Parmi les prêtres qui se formaient au séminaire de Minaircd'Aix. faint-Sulpice (2), se trouvait un ecclésiastique né (2) Catalogue ans ce diocèse, M. Philippe, homme docte, judi- d'entrée du sém. eux, d'une vertu remarquable (3), et qui, ayant PL dijà donné des preuves de sa capacité et de son (3) Vie de la ile, lui parut très-propre à l'exécution de ce des- at en ge «in, M. Philippe, cédant à ses pressantes sollicita- z4. " ” tons, à cause de la vénération qu'il lui portait et

de confiance qu'il avait en ses paroles, résolut de

consacrer à cette œuvre ses soins, sa fortune et sa

vie, quoique par une humilité tres-sincére il se

rtputât incapable de l'exécuter *. Il s'associa quel- + NOTE 6, p. ques ecclésiastiques formés comme lui par le ser- 369.

rieur de Dieu, se rendit à Aix, dont le siége-était

alors vacant, et de concert avec ses associés, UE de des theta dans le voisinage du palais archiépiscopal, Epir gr oo ne maison où, del'approbation du chapitre cathé- pars F4 Hal, il commença le nouveau séminaire (4) à la ,55 1678, 1" par. ande satisfaction du serviteur de Dieu qui ne tie, titrer, chap. sit de soutenir puissamment et d'encourager %,P:, 3% —

ms ds ; ds x Annales de la on zèle, « On ne saurait rien ajouter à l'affection, sainte Eglise

Bérivait M. Philippe, et au zèle que M. l'abbé Air, par Pit-

À À f : ton, Lyon 1668, Oier a eus pour l'établissement et le soutien de in-4,p. 204.

332 PARTIE HI, LIVRE vu. — 1051 et suiv.

» cette maison; et l'on peut dire qu'elle est en b » DbEa

» quelque manière son ouvrage, puisque je n'ai en- » trepris d'y travailler que par ses ordres. J'aità. A » ché aussi d'y établir son esprit et ses sentiments temb (1) Lett. de M. » le mieux qu'il m'a été possible (1).» Le motifsur. dtabli Philippe 4 M: tout qui excitait le zèle de M. Philippe dans k ' ronson. 16 oc- . =: RP lus tobre 1684. formation de ce séminaire, était l'espérance d'u À céder bientôt la conduite à quelqu'un des prêtres M. P de Saint-Sulpice, selon la promesse que lui « MR ‘°° 1°! avait donnée M. Olier en le portant à l'entre. Est

prendre. Mais, le siège d'Aix étant resté vacant (eue depuis la mort du cardinal de Sainte-Cécile, frère es du cardinal Mazarin (et il vaqua l'espace de plus prélere

(2) Gallia de sept ans) (2), M. Olier voulut attendre l'arrivk He de chrtian® du nouvel archevêque, afin de dépendre en tou M ‘°° 539. de la puissance épiscopale. C'était le cardinal Jé. re, Îl rôme Grimaldi, ancien gouverneur de Rome «à ‘ Aix, nonce en France, nommé à l'archevèché d'Aix en ha ré 1648, et qui n'en put prendre possession que "°°"

1655. Frappé de l'édification que répandait dix 139

(8)Recueildes dans la ville la communauté du séminaire (3),« Yoyait Ts prélat, qui dans la charge pastorale voulait prendre ne christiana.lbid. pour modèle saint Charles-Borromée (4), sen- dEmb pressa d'approuver cette institution, et, par ss Sr RR

lettres du 7 octobre 1656, en fit son séminaire die | (5) Recueil des Césain, dont il nomma directeur M. Philippe lu PAPE

actes. Ibid. mème (5). ) Le É XVI. Bien plus, malgré la résolution qu'il avait prie] ? +1 Le ue de ne donner son séminaire à aucune commumaut ; 0 pour Aix et régulière ou séculière, entrant néanmoins dans ls à ap ne peutenen- Vues de M. Philippe, il écrivit à M. Olier pourlu rade voyer. demander quelques prêtres de sa compagnie quiet ie Ja (6) Lettre de prissent le gouvernement. (6). Touché de cette cor : . À eo 17 0. fiance et de l'exception qu'il voulut faire en sa f k AU tobre 1684. veur, M. Olier qui n'avait alors aucun sujet dispo à “ | nible, promit au prélat de lui envoyer sous pel d qe : M.d'Hurtevent.«Nous ne pouvions recevoir un pl ns k

» grand sujet de satisfaction de M. l'abbé Olier, sv

» écrivait M. Philippe, que de nous accorde

suiv.

a'elle est en ue je n'ai endres. J'ai tà.

s sentiments Le motifsurippe dans li pérance d'en 1 des prêtres : que lui en nt à l'entre.

resté vacant Cécile, frère space de plus ndre l'arrivée ndre en tout e cardinal lé.

de Rome à rèché d'Aix en session quet répandait dé minaire (3), c« roulait prendre ée (4), senn, et, par ss séminaire div . Philippe lu

u'il avait prit e communaut oins dans ls Olier pour li pagnie quieo

é de cette col faire en sai n sujet dispo byer sous pel

cevoir un plus

l'abbé Olier nous accorde

, M. d'Hurtevent. Son Eminence s'en reconnait » beaucoup obligée et aurait souhaité qu'il fût venu , pour l'ordination prochaine, (1) » celle de septembre 1656. Dans cette attente, le Cardinal, pour établir solidement son séminaire, acheta des Carmes déchaussés un local situé près de son palais, plus spacieux et plus commode que celui où M. Philippe l'avait commencé, et y fit construire des logements et une chapelle (2). Mais sur ces entrefaites, des besoins plus urgents appelaient ailleurs la sollicitude et les efforts de M. Olier, et comme il avait pour principe de servir toujours de préférence les diocèses qui étaient les plus dépoursus de secours, et qu'il voyait que M. Philippe et ses associés Ctaient en Ctat de conduire ce séminaire, il ne crut pas pouvoir envoyer M. d'Hurtevent à Aix, ni même M. Louis Tronson qu'il avait fait espérer au défaut de l'autre, et pria le cardinal de lui accorder encore quelque délai.

Ce n'était pas la seule occasion où M. Olier se voyait dans la nécessité d'ajourner l'accomplissement de ses promesses aux :vèques. Il avait fait espérer aussi à M. Georges d'Aubusson, archevèque dEmbrun, un autre de ses ecclésiastiques; mais n'ayant pu dans l'intervalle le refuser à des besoins plus pressants, il écrivit à ce prélat: « L'amour que » vous avez pour l'Eglise et votre zèle à la secourir » dans ses urgentes nécessités vous porteront, » Monseigneur, à accorder à M. Planat dispense » pour quelque temps, afin qu'il puisse être en Ctat » de vous obcir et de vous servir selon les désirs » de votre charité. Ilest depuis peu àViviers, pour » travailler dans ces cantons infectés d'hérésie, où » déjà quelques-uns de nos messieurs avaient ct: » appelés. Il est tout à vous, Monseigneur, ainsi » que le reste des sujets de la maison. Pendant le > délai que je vous demande, ils prendront de nou- » velles forces pour servir l'Eglise de Dieu, et se

» mettre en Ctat de rendre leurs devoirs parfaits et

(t) Lettre de M. Philippe à M. Hudon, prieur deChambon, du 15 août

(2) Recueil des actes ele, Annales etc.

A. diet g) ne

ne

se

gens

(1) Lettres aut, de M, Olier, p.

(2) Ibid, p. 17, 18, 19.

*NOTE 7, p.

XVII

L'Archcevéque d'Aix envoie ses directeurs au séminaire de Saint -Sulpi ce. Fruits à Aix.

(3) Annales de la Sainte Eglise d'Aix, par Pitton. Ibid.

(4\ Gallia christiana, recentior. t, 1, col.

334 PARTIE INT, LIVRE VI. — 1651 et suiv.

leurs obéissances à Messeigneurs les Prélats, Ils se sont consacrés à eux et à vous en particulier, Monseigneur, qui leur témoignez une bienveil. lance qu'ils ne méritent pas, dont ils se sentent très-honorés et qui m'oblige de vous en remer. cier en leur nom (1). » Il avait écrit précèdem-

ment à un autre évêque : « Vous faites trop d'hon.

neur à notre petite maison, en la jugeant capable de servir votre clergé. C'est une obligation pou nous de nous préparer à cette grâce et de now

» mettre dorénavant en Ctat de vous obéir. Vow » aurez, Monseigneur, tendresse et compassion » pour une maison naissante, qui ne se défend de

vous obGir et de s'abandonner à vos désirs que par les extrèmes besoins du lieu où elle est éta-

» blie, et qui se voit quasi ctouflée dans sa nais- » sance par l'accablement des services qu'elle lui

doit à tous moments (2). » Pour ce motf,

M. Olier ne put répondre aux désirs de M. d'Hurdivilliers, archevèque de Bourges *, et de M. & Montchal, archevèque de Toulouse, qui lui demandaient de ses prètres pour commencer leur: sérninaires diocésains.

Le serviteur de Dieu n'en ayant envoyé aucun

Aix, ce fut pour M. Philippe une nécessité de conti nuer à diriger le séminaire, qui, selon les espérances du serviteur de Dieu, prospéra de plus en plus. Les bâtiments entrepris par le cardinal Grimaldi furent habitables au mois de février 1658, et l'on ouvrit la chapelle le 4 novembre de la mème année, fète de saint Charles (3). Du consentement du prélat, M. Philippe s'adjoignit quelques autres ecclésiastiques de mtrite, entre autres M. François Genet, ancien professeur à Avignon, auteur d'une thcolgie morale, et qui dans la suite devint évèque de Vaison (4). Mais l'archevèque, qui n'avait pu obtenir pour son séminaire des prètres de M.Olier, voulut que les directeurs de cet établissement allassent

faire quelque séjour au séminaire de Saint-Sulpice,

pour 4 maxi ter M.

année fite du aux es

» vait

» est à

» formi

» entre son t{ quil

» saires

» piété Sulpid

» venir

» emplo » muna » grand Malgr maldi et pendant de M. OI pagnie. « » esprit .

» Œuvre, » lire, n » naire di > Clevé , | » Jours pi » il sera « » enfants, > procure vait-il e » l'affectic > pour cet } Savoir q commer iduite, 1

suiv.

Prélats. Ils particulier, e bienveils se sentent | En remerprécèdemtrop d'honant capable ation pour > et de nou:

obcir. Vous compassion se défend de s désirs que elle est ctaans sa naiss qu'elle lui r ce moti, e M. d'Huret de M. de qui lui denencer leurs

oyé aucun à sité de conti :S CS pérances en plus. Les maldi furent kt l'on ouvrit année, fète it du prélat, es ecclésiasnçois Genét, ‘une thtolot évèque de ait pu obte- .Olier, vou ent allassent \int-Sulpice,

pour 8€ pénétrer de plus en plus de l'esprit, des maximes et des règles de cette maison: sans exceptr M. Philippe, qu'il y renvoya en 1664, pour une année entière (1), quoiqu'il y eût déjà si bien proité durant son éducation. Les effets répondirent aux espérances du cardinal. « Plût à Dieu, écri- , vait-on d'Aix, que vous pussiez voir en quel état , est à présent ce diocèse, et que vous fussiez in- ; formé du changement qu'y a fait cette institution entreprise par ce grand prélat. Ce n'est pas pour

son temps seulement qu'il a acheté des places, , quil a bâti une église et les logements nèces- , aires, qu'il a assemblé tant d'ecclésiastiques de » piété exemplaire qui s'étaient signalés dans Saint- Sulpice et dans les autres séminaires, et a fait ; venir de Sorbonne des docteurs en théologie. Il emploie ses revenus à l'entretien de cette com- »munauté et donne à tous ses successeurs un » grand exemple (2) *.»

Malgré le succès de cette œuvre, le cardinal Grimaldi et M. Philippe réitérèrent leurs demandes pendant près de trente ans auprès des successeurs de M. Olier, pour obtenir des prètres de leur compagnie. « Les impressions qu'avait faites sur mon » esprit l'affection de M. l'abbé Olier pour cette » œuvre, écrivait M. Philippe, mon estime singu- » lire, mes premicres inclinations pour le sémi- » aire de Saint-Sulpice où j'ai eu l'honneur d'être rtlevé, et les grands biens que je me suis tou- » jours promis du séminaire d'Aix, surtout quand » il sera conduit par l'esprit de M. Olier et par ses » enfants, m'ont porté à faire tous mes efforts pour > procurer cette union (3).»— « Je vous prie, » écrivait-il encore à M. Tronson,de vous souvenir de l'affection et du zèle que M. l'abbé Olier a eus »pour cet Ctablissement. Personne ne peut mieux le savoir que vous, Monsieur, qu'il avait destiné au *commencement pour en venir prendre la coniduite, Mais ce que Dieu ne permit pas en ce

(1) Assemblée du séminaire de Saint - Sulpice.

21 mars 1664, 1.1, p.42.

(2) Recueil des actes etc. Plaidoyer pour le directeur du séminaire, p. 255.

* NOTE 8, p.

XVIII

Efforts de l'Archevêéque pour unir son séminaire à celui de Saint- Sulpice.

(3) Lettres de M. Philippe à M. Tronson. 3 nov. 1684.6mai 1685. 30 juillet

336 PARTIE 111. LIVRE VII. — 1651 et suiv.

» temps-là, à cause sans doute que nous n'enétions » pas dignes, se pourra accomplir maintenant: et il | > vous POUVEZ, par ceux qu'il vous plaira d'en- LL À » voyer, faire ce que vous auriez fait par votre JE | » présence. J'espère donc qu'en considération de | » la gloire de Dieu, du bien d'une province entière » et des premières intentions de M. l'abbt Olier. | (1) Lettres de » vous aurez la bonté d'écouter ma prière (1), rs n Aie 0 ï Mais l'année 1685, lorsqu'on paraissait ètre sur ke octobre 1681. point de consommer cette union, le cardina! Grimal. (2) Gailia di mourut le 4 novembre, fète de saint Charles (9):

christiana. Ibid. 4 #7 | | (3) Lettres div, SOn successeur, M. Legoux de Laberchère, n'ayant It de M. Tronson, pas réitéré la demande, M. Tronson ne crut pas de. ( Se voir le prévenir (3), quoique M. Philippe fut all 4) Ibid., t.n, lui-même à Paris pour ce dessein (4). Le séminaire 20 mars 1386 d'Aix continua d'être dirigé par la communauté ecclésiastique formée au commencement, etila persévéré de la sorte jusqu'à la Révolution fran

LA çaise.

{ | XIX. M. Olier s'étant rendu par l'ordre des médecins qu À Origine des AUX CAUX de Bourbon, en 1652, ce voyage fut plus IE séminaires de long qu'il n'avait cru d'abord, et devint l'occasion | | Saint-Charles de l'établissement de plusieurs séminaires. Il reçut, AU or étant à Bourbon, une lettre par laquelle on le supghons pliait de se rendre dans le Comtat Venaissin pour en commencer un à Avignon. Cette ville, où l'Un: versité attirait un grand nombre d'étudiants er théologie , était encore dépourvue d'un séminaire. quoique le concile, qui avait été tenu en 1594,eù tracé des règlements pour la formation et la con- | (5) Concil. Har- duite de ces établissements (5), et que Jacques duin. Tit. XX, crati, évèque de Carpentras, eût déjà essayé, «1

t. x, col. 1863. VAE E LATt \ (6) Gall. chris. 1585, d'en procurer un à son diocèse (6). M. Olier, DER MARIN sur l'invitation qu'on lui faisait, et apres avoir pri l'influence, t. 1, l'avis des médecins, se détermina à entreprendre plis. ce voyage (7),et se rendit d'abord à Viviers. Li, dæ Fr as il apprit que l'établissement projeté n'etait que hi 217. blement désiré par l'archevèque d'Avignon, quoi: que beaucoup de personnes considérables de cette

EE

s n'enétions intenant: et plaira d'enit par votre idération de vince entière l'abbé Olier, prière (1). »

it ètre sur le dina! Grimal- Charles (2e “chère, n'ayant e crut pas Ge:

ilippe fut all . Le séminaire communauté ement, etila volution fran-

> des médecins royage fut plus vint l'occasion aires. Il recut, elle on le supenaissin pour ville, où l'Ui:d'étudiants t1 l'un séminaire, Lu en 1594, eù tion et la conue Jacques St éjàa essayé, «1 e (6). M. Olir, près avoir pri à entreprendre à Viviers. Li n'était que fi Avignon, quoi rables de cet

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» Jestu Cettete snOn, } comme en effet, tafin d der, ses ainaire « par deux M. de BI ‘qui, n° teprit 1 concert k dessei drètres de anaire < mme il} sus le nd Gonna naid üre dirigé En s'arr4 GSsein de liques, ent AYoyé en 1 ilte ville, d “sain (6).

lumer da Aportante.

POSE oi #

sille le demandassent avec instance. Il y aurait contribué volontiers, y trouvant l'occasion de tc— moigner son dévouement au Saint-Siège apostoiique (1), à qui Avignon appartenait; mais jugeant, par les dispositions du prélat, que les moments de h Providence n'étaient point encore venus, il rompit aussitôt ce dessein. « Je ne m'exposerai pas, : écrivait-il, à entrer dans l'œuvre d'Avignon, que , je n'ai pas vue être assez müre, ne jugeant pas ‘encore les moments de la Providence arrivés. Il ; faut marcher pas à pas, suivant les ordres majestueux et éternels de Dreu en toutes choses (2).» Gettetentative, en apparence sans succès pour A vimon, porta néanmoins son fruit dans la suite, wmme M. Olier semble l'annoncer ici. Ce fut, effet, par respect pour ses premières intentions, tafin de réaliser ses désirs que, sous M. Leschasser, ses disciples acceptèrent la direction d'un stainaire dans cette ville (3) *. Il y avait été formé xr deux ecclésiastiques du pays, M. de Varie et M. de Blanc, élevés l'un et l'autr" Saint-Sulpice, #qui,n'ayant pu obtenir qu’ 1ronson en enveprit lui-mème l'établissement, formèrent de wncert une petite communauté d'étudiants, dans k dessein d'attirer plus aisément à Avignon les xètres de Saint-Sulpice, en leur proposant un séninaire déjà établi. La chose arriva en effet (4) mme ils l'avaient espéré, et ce séminaire, connu sus le nom de Saint-Charles, qui dés l'origine, donna naissance à celui de Sainte-Garde (5), est envre dirigé aujourd'hui par les prêtres de M. Olier. En s'arrètant à Viviers, le serviteur de Dieu avait lessein de visiter quelques-uns de ses ecclésiaslques, entre autres M. de Queylus qu'il y avait noye en 1650 pour seconder M. de Suze, évèque de tte ville, dans l'établissement de son séminaire dioain (6). On eût dit que Dieu l'y conduisait pour lumer dans tous les cœurs le zèle de cette œuvre Aportante. « J'eus le bien, écrivait-il, de me rendre

(1) Lettres aut.

de M. Pertuys à M. Tronson, 12 juillet 1690.

(?) Lettres aut.

de M. Olier, p.

(3) Lettres de M. Pertuys,1bid.

— Lettr. div. de M. Leschassier, p. 329, 2? mars 1703. — Lettres du même, Avignon, 17103.

(4) Gall. christiana, t. 1, col.

(5) Essai sur l'influence, t. 11,

M. Olier éteblit le séminaire de Viviers.

(6) Gall. christiana, t. vit, col.

1018, — Fie Ms.

de M, Olier,par M. de Bretontiiliers, tu, p.341.

Vie de H.

Olier, par le P.

Giry, l'°part.,e.

XIX. — Année Dominicaine. - le marques historiques, t. 111, p.

ee

ne

| (1) Lettres aut.

de M. Olier, p.

(2) Lettres aut.

de M. de Suze.

« ici par une conduite particulière de la divine

» Providence, l'avant-veille du synode où je vis l'évêq » des merveilles de la main de Dieu, dans le cœur gnant » de Monseigneur et des bons Messieurs les curés. sQur : » pour le séminaire, ceux-ci en disant tout haut clésias » beaucoup de bien, et témoignant y vouloir faire de le

» leur retraite (1). » Ils désirèrent de plus de con- Jusque tribuer aux frais de l'établissement. L'évêque, de ia son côté, céda pour ce dessein les anciens bâtiments Le p de l'évêché, situés dans la partie haute de la ville RE appelte le château +, et au mois ‘de juin suivant. tradicti ces bâtiments étant déjà habitables, il publia se M être lettres d'établissement le 18, dans son synode gt- sente cc néral. « Ayant plu à Dieu, dit-il, de faire cesser contrer » les obstacles quiavaient empêché jusqu'à présent de pre » de mettre notre projet à exécution, et lui ayant eufenr » plu aussi d'inspirer à des personnes de haute JR “""S Pa » piété et d'érudition, de s'offrir à nous pour con- penetre I « tribuer de leurs soins et de leurs travaux àce ques de » saint emploi: nous Ctablissons, par ces présentes, ; de Qu » un séminaire de clercs dans notre ville et château de lar » de Viviers, et dans notre maison épiscopale, sous ‘op de lo » la conduite et direction de notre tres-cher cousin AE ec » M. Gabriel de Queylus, abbé de Loc-Dieu, que Lente » nous instituons supérieur pour le régir, gou- fuite spir

Suvent le wnduire, d'autres fc confiance « aoments, 0Ses pers ur de Dir ke Sptemb Ur, étant + Ces bâtiments furent entièrement consumés par les Euvre ains flammes, da”:s la nuit du 10 àu 11 mai 1772; pour éviter k concert an un semblab!e accident, on résolut alors de bâtir le séminaire Fuselier qu'on voit aujourd'hui, et dont toutes les chambres son! ka vil voûtées : on en posa la première pierre le 21 mai 1777. L ds d son côté,

» verner et administrer (2). » D'après sa coutume, M. Olier ne prétendait pas s'établir d’une manière fixe dans ce séminaire, quoique lui et les siens en supportassent en partie les frais. On a déjà faitremarquer ailleurs que, pendant plus de cinquante ans, il n'exista aucune espèce d'acte qui en assurûtla conduite à la compagnie de Saint-Sulpice; et les choses persévérèrent dela sorte jusqu'en 1706. Alors

de la divine de où je vis dans le cœur urs les curts.

int tout haut vouloir faire

l'évêque et le clergé du diocèse de Viviers, crai— gnant que ce séminaire, où l'on se rendait de plusieurs diocèses voisins, ne vint à déchoir, si les eccésiastiques qui l'avaient établi cessaient un jour de le conduire, levérent tous les

obstacles qui, jusque-là, avaient empêché

de l'unir Pour touplus de con- jours à la compagnie de Saint-Sulpice. (1). L'évèque, de Le projet de cet établissement avait éprouvé, Jp comme il Ctait ordinaire, plus d'une sorte de conte de la ville.

tradictions de la Part même de ceux à qui il aurait dù être plus agréable. Quelques-uns l'avaient représnté comme une honnète Prison où l'on Scrait contraint de vivre dans une servitude ç t de pratiquer des Mortifications qu'on ne soutenir (2); et cette idée si défavorable qu'e

seurs pays on se formait alors d'un sémi

juin suivant, il publia ses n synode gile faire cesser squ'à présent , €t lui ayant nes de haute us pour contravaux à ce es présentes, lle et château scopale, SOUS -cher cousin oc-Dieu, que régir, Bousa coutume, une manière les siens en | déjà fait rele cinquante en assurâtla lpice; et les n 1706. Alors

n plu-

pénétré Particulièrement dans le diocèse de Viviers. Aussi, depuis son arrivée dans cette ville, en 1650, M. de Queylus S'était-il borng à faire faire les exercixs de la retraite aux ordinands, et, après la publication de l'ordonnance de M. de Suze, à récevoir au sé-

inai curés qui Sy présentaient de leur

Mouvement, pou tate spirituelle : ce qui était c Suvent les directeurs, n'ayant Presque pe wnduire, POuvaient, dans l'intervalle, se livrer à dautres fonctions. Néanmoins M. Olier, plein de ünfiance en Ja Providence dont il attendait les » NE laissa pas d'envoyer à Viviers quel-

eur de Dieu, arrivée en 1657. Cette an * Sptembre, M. de Bretonvilliers, Son succes— Er, Ctant venu à Viviers Pour perfectionner sumés par les leuvre ainsi ébauchée, organisa enfin le Séminaire

2; pour éviter Méconcert avec M. de Suze, ct en no ir le séminairt BRL pic

chambres son 5, , ville d Alais, où M. Olier les avait envoyés. mai 1777.

‘Sn côté, M. de Suze voulut que chacun de ses

(1) Traité d'un'on du sémin,

24 mai 1706, p.

Commencement du séminaire de Viviers,

(21 Vie Hs, de inaire, avait #. Olier, par M.

liers, Li,p.341.

340 PARTIE III. LIVRE vi. — 1659 ct suiv.

diocésains qui aspiraïit à l'état ecclésiastique, passit au séminaire un temps plus considérable que celui qu'il avait fixé au commencement. Le 24 octobre (1) Mémoire de de cette année, il ordonna que les prétendants à la È 1 au di tonsure y demeureraient au moins huit jours, ceux sb qui se préparaient aux ordres mineurs, dix jours, et les aspirants aux ordres sacrés, au moins trois

mois avant chacun de ces ordres (1).

XXII. La différence qu'on remarqua bientôt entre les Fruits du sé- ecclésiastiques formés dans cette maison, et ceux minaire de Vi- Qui avaient été ordonnés sans de semblables pri- SR parations, était si sensible, qu'on applaudissait de

toutes parts à la fondation du nouvel établissement. Ceux qui en sortaient devenaient, par leurs lumières et leurs vertus, l'édification et le modéle des peuples. Quant à ceux qui y étaient venus, conduits par des vues criminelles, ou aveuglés, faute d'instruction, sur les suites d'une entré illégitime dans le sanctuaire, ils se retiraient etem- (2) Vie de M. brassaient un autre état (2). On vit encore plu- Ouer, par M. de sieurs ecclésiastiques des provinces voisines imiter ral sidi ceux du diocèse, en venant y chercher l'instruction \ ou y faire des retraites ; et ainsi cette maison devint en peu de temps une source féconde de grâces pour de vastes cantons de l'Auvergne, du Dai-

phiné, du Comtat et de la Provence.

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