‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 151 sur 331 · XI. Maïs comme les besoins étaient les mèmes dans · texte numérisé non relu

XI. Maïs comme les besoins étaient les mèmes dans

| SRE un grand nombre d'autres diocèses, M. Olier g

| restent douze Voyant sollicité de toutes parts rappela de Nantes,

ans à Nantes. VErs le mois d'octobre suivant, M. de Queylus

qu'il mit à la tête de la communauté de la paroisse,

et joignit à M. d'Hurtevent, devenu alors supérieur

Qu Leu. aut. du séminaire, M. Balthazar Maillard de Paris, qui

à son tour fut chargé de la supériorité, lorsqu'un

peu plus tard M. d'Hurtevent eut été rappelé au

séminaire de Saint-Sulpice. Le dessein de M.Olier

en les envoyant à Nantes n'avait été, selon ses ex-

pressions, que d'y jeter les semences de l'esprit ecclé.

siastique ; mais considérant d'un côté les bénédic-

tions que Dieu répandait sur leurs travaux, ete

l'autre la difficulté qu'il y aurait eu alors à les rem-

+ Les grands séminaires n'ayant pas été établis directe ment pour donner aux jeunes clercs l'instruction théologique, qu'ils avaient reçue jusqu'alors dans les colléges et les universités, on ne leur faisait guères, dans les séminaires de province, que des leçons de théologie morale ou

| des cas de conscience, comme s'exprime ici M. de Beauvau. C'est ce qu'on voit d'ailleurs par l'ouvrage d'Abelly : Medulla Theologiæ, suivi dans un grand nombre de séminaires, par celui de M. Raymond Bonal, qu'on suivait à Touloust,

| | Valence, Thiers et ailleurs; par la théologie morale de

| M. Genet, professeur au séminaire d'Aix. Il est même à re- | marquer qu'à Nantes et dans toute la Bretagne, il n'y eut pas d'enseignement public dethéologie dogmatique, avant l'année PA Me 1653: c'est alors qu'on établit au collége des Oratoriens de Travers, écrite Cette ville un professeur de théologie, auquel la ville assigns en 1750, ‘publiée deux cents livres d'honoraires. L'année suivante, il y eut

en 1841. deux professeurs de théologie chez les Oratoriens (5).

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mèmes dans M. Olier se a de Nantes, de Queylus, e la paroisse, rs supérieur le Paris, qui é, lorsquun & rappelé au n de M.Olier selon ses exl'esprit eccliles bénédicavaux, ete ors à les rem-

établis directeruction théololes colléges et dans les sémiogie morale où . de Beauvau.

d'Abelly : Me- » de séminaires, ait à Touloust, pgie morale de est même à re e,iln'y eutpas e. avant l'annét | Oratoriens de Ja ville assigni ante, il y eut briens (3).

placer par des prêtres du pays (M. de Beauvau ne

voulant donner à aucune congrégation la conduite

de son séminaire) il les y laissa jusqu'à sa mort,

ou plutôt ils y passèrent douze années consécu-

tives (1): ce que les prêtres de Saint-Sulpice n'a- (1) Eglise de vaient fait jusques-là nulle part. Il y a mème assez Bretagne 1839, d'apparence qu'ils y seraient restés indéfiniment, FE

à «ils n'eussent été contraints d'en sortir à l'occasion

que nous allons dire.

Ils avaient commencé les exercices du séminaire XIII.

sur la paroisse de Saint-Clèément, dans une maison Les prêtres

avec jardin, appelée les Malvoisines, habitée autre- de Saint-Sul-

bis par diverses communautés (2), et dont M. de P* UE : : ; e diocèse de

Beauvau leur avait attribué l'usage par acte du 17 Nues.

aobt 1649 +. Ce bâtiment devint bientôtinsuffisant, (2) Annales

tant à cause du nombre des séminaristes obligés d'y Nantaises, t. u,

passer le temps prescrit avant la réception de cha- P 6

cn des ordres, qu'à raison des prêtres qui deman-

daient d'y être reçus pour des retraites spirituelles :

œquiavait fait prendre aux Directeurs la résolution

d'en construire un autre plus spacieux. Mais les

grands séminaires étant alors une institution toute

suvelle, plusieurs, au lieu de les favoriser, cher-

chaient à y mettre obstacle, et les magistrats de Nan-

Aus entrèrent eux-mèmes dans cette tentation, par la crainte peut-être que la nouvellecommunauté ne

ftune charge pour la ville. Quoi qu'il en soit, ils s'opposérent au projet de bâtir, sans que M: de Beauvau osût ou pût faire cesser ces obstacles, nonobstant ks pressantes soliicitations que lui firent les directeurs du séminaire, en sorte que les choses restè— rent dans le même état pendant plusieurs années. « Voyant alors, dit Grandet, que l'Évêque ne les »soutenait plus et que la ville s'opposait au bâti-

+ Le dernier continuateur du Gallia christiana, est inexact attribuant à M. de Beauvau la construction de cette mai- (3) Gallia fn: Ab eodem, eo anno (1642) extructum Nannetensis cleri christ. t. xiv, fninarium (3. col. 830.

(1) Grandet, vies Mss., t.1, p. 169.

(2) Assemblées du séminaire de Saint-Sulpice , t. 1, p. 4, 5,6.

328 PARTIE II. LIVRE vil. — 1660,

» ment qu'ils voulaient construire, ils quittérent » Nantes et retournèrent à Paris (1). »

Mais le défaut d'un bâtiment plus spacieux ne fut pas le vrai motif de leur retraite. Après la mort de M. Olier, le zèle de M. de Beauvau s'était considérablement affaibli par les funestes insinuations d'un de ses grands-vicaires, auquel il témoignait une confianceillimitée. Cet ecclésiastique, peu ports pour la réforme des abus, avait résolu de ruiner l'œuvre du séminaire, et il y réussit en faisant ren. dre au Prélat, en 1659, une ordonnance qui attribuait aux grands-vicaires de Nantes toute autorité sur cette maison. Il s'en servit pour renverser l'ordre établi, et obliger par là les prêtres de Saint- tables d Sulpice à quitter le diocèse. M. de Bretonvilliers, ment a qui n'avait aucun engagement pour les y laisser, DD lantes leur écrivit, au mois de mars 1660, quesi, sur leurs D méde. humbles représentations, M. de Beauvau vouit D d'i bien remettre les choses dans l'état précédent, ils D 1 et d devaient rester à Nantes ; mais que, dans l'autrecas, D ;; Je re ils pourraient lui proposer leur départ pour Paris. à, n'y pe et que s'il y consentait, ils regarderaient ce conser- D, ins tement comme une marque de la volonté de Do De, 1 dés: pour quitter le diocèse. Ce fut ce qui arriva Î LE, bosses écrivit alors à M. Maillard, qui partit le dernier, D, 2 nou de ne faire aucune plainte à personne des affronts D, ent 1: qu'il avait reçus, tant au dedans qu'au dehors di disposé « séminaire , et de remercier Notre-Seigneur de l'a EE Sint.cie voir rendu participant de ses opprobres, et digne BB :ependan de souffrir quelque chose pour la gloire de 50 xs eccl nom (2). de son d

Gilles de la Baulme, neveü et successeur de Nantes le M.Gabriel de Beauvau, ne fut pas plus tôt placésur Bi use c le siége de Nantes qu'il s'empressa de rétablir le Bustactes séminaire dans son premier état, autant du mois Metisreme que le lui permettaient les circonstances. Au défis des prêtres de Saint-Sulpice, il en donna la cor chose duite 8 quatre ecclésiastiques de son diocèse, qu'en à que envoya préalablement se former à Paris, sous L}D,;, pour

; quittérent

spacieux ne près la mort s'était coninsinuations | témoignait 1e, peu porté lu de ruiner | faisant ren- :e qui attriute autorité ar renverser res de Saintretonvilliers, les y laisser, le si, sur leurs uvau voulait précédent, ils ns l'autre cas, rt pour Paris.

nt ce consenlonté de Dirt qui arriva. Îl tit le dernier, e des affronts 'au dehors du igneur de l'& bres, et digne œloire de s01

uccesseur de

tôt placésur de rétablir le ant du moins es. Au défaut donna la cor diocèse, quil aris, sous là

direction des successeurs de M. Olier. L'un d'eux,

M. J.-B. Couperie de Jonchères, qui avait été pré-

sident au présidial de Nantes avant d'entrer dans

la céricature, en fut nommé supérieur, et durant

plus de quarante ans il s'efforça, mais sans succès,

de maintenir cette maison dans les bons principes.

Par ordonnance du 14 mars 1673, Gilles de la Baulme l'avait unie à la communauté de Saint- Clément, que M. René Lévèque®, dont il a été * NOTE 5”, parlé plus haut, venait de fonder à Nantes, et qui, P* °°? du vivant même de son saint fondateur, fut infectée

de Jansénisme. De là pour ]: séminaire une source

de divisions scandaleuses et d'autant plus regret-

tables que, par suite des conditions imprudem-

ment admises dans l'acte d'union, les évèques de Nantes ne pouvaient que difficilement y apporter

remède. De là encore, pendant plus de vingt-huit

ans, d'inutiles efforts de la part de M.Gilles de Beau-

au et de son successeur, M. de Tressan, pour obte-

air le retour des prêtres de Saint-Sulpice. « Nous

» n'y penserons jamais, écrivait M. Leschassier, à

» moins que Messieurs du séminaire de Nantes ne

» le désirent. Ce n'est pas notre usage de prendre

> possession d'une maison, si ceux qui l'occupent

» ne nous appellent, et ne nous cèdent volontaire-

» ment la place (1). » M. de Jonchères y était tout (1) Lett. dir. disposé depuis longtemps, mais la communauté de t- 11, p. 283, Saint-Clément résistait. L'Évèque de Nantes obtint D. 660$. Li pendant de M. Leschassier, dès 1716, deux ou

trois ecclésiastiques de Saint-Sulpice, originaires

de son diocèse, pour remplacer au séminaire de

Nantes les professeurs qu'il avait dû en expulser,

à cause de leur doctrine. Enfin, en 1728, tous les

obstacles ayaht été levés, la Compagnie reprit XIV.

fetièrement la conduite de cette maison qu'elle a Dans ses

toujours dirigée depuis. PA Lt A Chaque voyage de M. Olier , outre qu'il donnait ,, A leu à quelque établissement de ce genre, était en- ecclésiasti-

tre pour les ecclésiastiques des villes par où il ques.

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