RENÉ
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plusieurs mois à Bourbon ou dans les environs, s buer rendit à Clermont, sur l'invitation de l'Evèque, pour BW envoy conférer avec lui sur le nouvel établissement : JB de ses M. de Bretonvilliers paraît l'avoir accompagné dans Bi lus, le ( HONATRES ce voyage (1), et il est vraisemblable que ce futen À clésias 10!” ” cette occasion qu'il donna deux mille livres pour; M de la construction du séminaire de Clermont, auquel ; Re cices (2) Baudrand, porta toujours le plus vif intérèt (2). Dès que k 2 plus t Vie Ms. de M. nouveau bâtiment fut en état d'être habité, Louk cices d Olier, À, 1, p. ;, 6 } ; HE à : Wa 459. d'Estaing rendit l'ordonnance qui instituait ch qui, d noniquement le séminaire. Elle est du 95 i- M. Ral
vrier 1656: le prélat y déclare ériger à perpi un an tuité un séminaire de clercs, qui sera sous sa juri- cances
diction, et celle des Evèques, ses successeurs, « M lEviqu
sous la direction de M. Gabriel de Queylus, abb: RM « consi
de Loc-Dicu et prètre de Saint-Sulpice, « leque, M ? du sc
» ajoute Louis d'Estaing, à cause de sa vertu, «-{3 ? com
» traordinaire prudence et grands mérites, nous clui d
» avons nommé et nommons supérieur de notre dit MR demeur
» séminaire de Saint-Ferreol, et lui donnons pouvoir fi moyen
» d'y vivre en communauté et d'y recevoir leseccl- R !t sien
» siastiques que nous lui enverrons pour être ins Mi ni" | » truits en théologie, cas de conscience, cérémonie ‘ Nous
» de l'Eglise et plain chant, et s'y perfectionner par R? °criva
» les retraites, entretiens spirituels, conférences eR ? Yoyon
(3) Arch.dusé- » autres exercices qui regardent l'état ecclésiast- "(men
min. de S.- dans l'a teur d
Clermont, »que(3)++t.» M.Olier ne doutant point de la volonte de Dieu,après l'invitation du Prélat, et ravide conti } SErvCe » comm
» de ce ) avons :
» décenc
+ On lit dans le Gallia Christ. : D.Olier, vere anni 1654, m: sit Claromontium, in Avernia, operarios qui seminarium is tituerent quod tamen effectu caruit usque ad annum Ii Quoique les savants auteurs du Gallia se soient trompt sur l'année où commença le séminaire de Clermont, ayan pris la date de son union au séminaire de Saint-Sulpit pour celle de son établissement, ce qu'ils disent de l'annt 1654 n'est pas dépourvu de fondement et doit s'expliqut par le voyage que M. Olier fit cette année à Clermont.
tnéanmoi autres o » Ferréol ; » qui vivre ) à laquell > nous, pa dispositior
+t Louis d'Estaing, en nommant lui-même M. de Queylui. supérieur de son séminaire, n'entendait pas s'écarter du plat que M. Olier avait tracé dans le Projet présenté aux Et ques en 1651. Voilà pourquoi le Prélat ajoute: « Vol
; environs.
Evèque, pour blissement :
)mpagné dans que ce fut en livres pour k ont, auquel | 2). Des que ke habite, Lou instituait t«st du 95 tger à perpta SOUS Sa juri- UCCesseurs, ét Queylus, abb pice, « lequel e sa vertu, e&lmérites, nous ur de notre dit nnons pouvoir evoir les ecckpour ètre insce, CÉrémOonts rfectionner pér conférences et tat ecclésiastint de la volont t ra vide contr:
ere anni 1654, n: i seminarium hs » ad annum li
huer à l'établissement d'un séminaireen Auvergne, envoya à Clermont, au mois de mai suivant, quatre
de ses prêtres qui, sous la conduite de M. de Quey-
lus, leur supérieur, réunirent au séminaire les eccésiastiques désignés pour participer à l'ordination de la Pentecôte et les y préparèrent par les exer— cices de dix jours. Ce ne fut cependant que six mois plus tard que l'on commença réellement les exerces du séminaire. En l'absence de M. de Queylus qui, dès lors, Ctait destiné à l'œuvre de Montréal, M. Raguier de Poussé en eut la direction pendant un an (1). M. Pierre Couderc lui succéda aux vaances de 1657, et ce fut sous sa supériorité que l'Evèque de Clermont et les députés de son clergé, «considérant les grands fruits que l'établissement » du séminaire avait faits dans le diocèse, dès son » commencement (2), » propostrent de l'unir à «lui de Saint-Sulpice, duquel jusque-là il était demeuré indépendant, M. Olier n'ayant pris aucun moyen pour le conserver à sa compagnie. L'union üt signée le 13 janvier 1659, et Dreu continua de bénir les travaux de ceux qui y furent envoyés. { Nous devons beaucoup espérer de cette œuvre, écrivait M. de Bretonvilliers, quand nous lui » voyons porter de si beaux fruits en ses commen- » cements (3).» Les laïques eux-mêmes en ctaient dans l'admiration. « Belle institution, disait l'édi-
teur des Origines de Clermont, laquelle étant ob-
» servée à l'avenir avec exactitude comme elle a » commencé, l'ignorance sera bannie des prêtres » de ce diocèse, en aussi peu de temps que nous »avons vu la réforme en leurs déportements et la
(1) Rem. hist.
(2\ Archiv. du sémin. de S.-S.
Clermont, V. 1, p. 14.
(3\ Vie Ms. de M. Olier, t.n, p.
(4) Origines de Clerm, in-fol. p.
e soient trompts L Clermont, ayant de Saint-Sulpit disent de l'annt t doit s'expliqui!
à Clermont.
» dècence en leurs habits bien établie (1). » L'un
tnéanmoins et ordonnons qu'à l'avenir, le supérieur ct autres officiers de la dite maison et séminaire de Saint- Ferréol soient nommés et choisis par les Ecclésiastiques + qui vivront et seront de la communauté dudit séminaire, | à à laquelle nomination nous assisterons et présiderons par
> nous, par nos vicaires. etc, » L'acte d'union annula cette
disposition de l'ordonnance épiscopale,
ne M. de Queylus.
s'écarter du pli résenté aux Ent joutc : «€ Voulois
Î (1) Vie de M.
4 de Lantages, liv.
V, p. 240elsuiv.
— Journaux de
| M. Deslyons, p.
XXVIIT.
Séminaire de Notre-l)amede - l'Hermi lage.
(2) Arch. du sèm. de Clerm, Lettres pat. du | sémin. de N.-D.
de l'Hermitage.
(3) Lettres aut.
de M. Olier, p.
(4) Hém.t.1,
350 PARTIE II. LIVRE Vil. — 1659.
des avantages les plus considérables qu'elle procura au diocèse, ce fut, après la formation du clergé, destruction entière de l'hérésie du Jansénisme, qui s'y Ctait répandue de toutes parts (1).
En même temps que, par les soins de M.Olier et de ses disciples, le séminaire de Clermont commençait l'œuvre de la rétorme du clergé, il se formait, dans les montagnes qui bornent à l’est ce grand diocèse, un autre Ctablissement dont nous devons dire un mot, parce que le serviteur de Dieu n'y fut pas com. plèternent étranger. Il s'agit du séminaire royal de Notre-Dame-de-l'Hermitage, érigé canoniquement par M. Louis d'Estaing, le 5 janvier 1659, confirmt peu après par lettres patentes du Roi, et approuve enfin en 1668 par le cardinal de Vendôme, légat du papeen France. Cettecommunaute, etablie à l'extré. mite du diocèse de Clermont sur les confins du Forez, « devait se composer de douze prètres qui, sous l'autorité et juridiction de l'Evêque de Clermont et la direction d'un supérieur pris d'entre eux et choisi par leur communauté, vaqueraient à l'ins truction des villages environnants, feraient pendant trois mois des missions dans le diocèse, ct retireraient gratuitement, vers le temps des ordi nations générales, quelques étudiants aspirants » aux ordres, auxquels ils apprendraient les dispo- » sitions requises pour en bien recevoir le sacre- » ment (2). » C'est par M. Jacques Planat, dont ila été déjà parlé dans cette Vie, que le séminaire de Notre-Dame-de-l'Hermitage se rattache à celui de Saint-Sulpice. Ce fervent ecclésiastique, originaire de la petite ville de Blesle, alors du diocèse de Saint-Flour, eut de bonne heure occasion d'être connu de M. Olier qui, voyant le zcle dont il était animé, l'invita à aller prendre part à ses missions d'Auvergne (3). Ces premiers rap-
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+ Le P. Rapin n'a pas craint de dire qu’au moment où Louis d'Estaing fut fait évèque de Clermont, presque tous ceux qui se piquaient d'esprit dans cette ville se montraicit favorables à la nouvelle doctrine (4).
ports fut c pour à La, il tous ç regard parè d pice, « » suite » socié » ayan{ » jours » semb satisfai maient de bonn qait à S:
Foix, q très-util se de au diocès dans la encore pi peut-être quelques er, aup wtte ville tailler à srand-vic.
rers 1659, kt c'est alo lotre-Dan
ï D'après ques Plar ‘qui n'a p jee, Ce fut Ut parmi se fouva un d otre-Damc-.
Île procura 1 clergé, la nisme, qui
[.Olieretde ommençait rmait, dans ind diocèse, ons dire un ut pas comire royal de oniquement 59, confirmé et approuvé me, légat du blie à l'extrenfins du Fores qui, SOUS de Clermont l'entre eux tt raient à lins feraient penle diocèse, tt ps des ordints aspirant
ent les dispioir le sacrtnat, dont ile séminaire de ache à celui astique, orilors du dioheure occioyant le zële