SÉMINAIRE DE N.—D.--DE-L'HERMITAGE
ports en préparèrent d'autres. Dès que M. Olier fut curé de Saint-Sulpice, M. Planat quitta tout pour aller l'aider dans la réforme de sa paroisse +. Là. il mérita par sa picté et sa sagesse l'estime de tous ceux qui le connurent (1). M. Olier surtout le regarda dès lors comme un coopérateur zelt, prèeparé de longue main pour l'œuvre de Saint-Sulpice, « J'avais toujours cru, lui écrivait-il dans la » suite, que vous deviez faire partie de la petite » socièté que Notre-Seigneur liait à Saint-Sulpice, » ayant remarqué en vous des inclinations tou- » jours conformes à l'esprit que Notre-Seigneur » semblait donner à la maison (2). » Aussi, pour atisfaire aux demandes des Evèques qui réclamaient les services de sa compagnie, se priva-t-il de bonne heure du secours que M. Planat lui donsait à Saint-Sulpice. En 1645, il l'accorda à M. de Foix, qui le fit grand-vicaire et official, et l'occupa rès-utilement durant cinq ou six ans dans le diose de Pamiers. En quittant ce pays, il se rendit au diocèse de Viviers pour y aider M. de Queylus dans la Mission des Cévennes (3). M. Olier l'avait incore promis à l’archevèque d'Embrun (4), mais xut-être ne put-il remplir cette mission; du moins quelques années pius tard nous le trouvons à Bérs, auprès de M, Clément de Bonzy, évêque de xtte ville, qui, pour lui donner moyen de traailler à la réforme de son diocèse, l'y Ctablit frand-vicaire et official. M. Planat quitta Béziers ers 1659, époque où mourut Clément de Bonzy,
ét c'est alors qu'il s'associa à l'œuvre naissante de \otre-Dame-de-l'Hermitage, dont il fut le principal
ï D'après la Biographie des personnages d'Auvergne,
(1) Mém. de M.
du L'errier, p.
(2\ Lettres aut.
de M. Olier, p.
(3) Ibid.
(4) Ibid.
uques Planat fut Prévôt de Notre-Dame de Saint-F'lour, *qui n'a pu avoir lieu qu'avant son entrée à Saint-Sul- (5) Schola bice. Ce fut sans doute alors qu'il enseigna la théologie et Christ. pars æsit parmi ses élèves, M. Jean Pélissier qui plus tard ap- tiva, ad calcem. fouva un de ses ouvrages (5) et partagea ses travaux à NOEB Lin: otre-Dame-de-l'Hermitage. RES
pre ndre part remiers rap-
au moment où , presque tous . se montraitl
352 PARTIE III. LIVRE VII. — 1659 et suiv.
soutien durant plus de vingt ans, et à laquelle il
rendit de si grands services qu'il en a été regardé
PL ACT comme le fondateur (1). Il y établit, en l'honneur Marthede Biron, du très-saint Sacrement, diverses pratiques de ps 90: piété, dont il avait pris l'usage auprès de M.Olier +, et employa le reste de sa vie à la sanctification
des ecclésiastiques et à l'œuvre des missions. Avant
de mourir, il obtint de l'Evèque de Clermont que
sa communaute fût unie à celle des missionnairre
de Notre Time-de-Banne!" jo 0 lieu. uu oi
mat plus doux, et ues :::5, ces deux maisons n'ont
formé qu'un seul corps qui s'est maintenu jusqu
la grande révolution “+. Le séminaire de Notre- Dame-de-l'Hermitage était surtout une commu-
nauté de missionnaires; aussi n'eut-il, mème du
vivant deM. Planat, aucune dépendance de cel
de Saint-Sulpice consacré exclusivement au ser-
vice du clergé. M. Laurent Chénart qui, en 16,
succéda à M. Couderc dans la supériorité du sé-
minaire de Clermont, aurait bien désiré rem-
+ On a vu que M. Olier et ses premiers associés, dans leur
retraite à Vaugirard, récitaient l'Oraison du très-saint S-
crement avant leurs conférences, et que leur ardente dévo-
tion pour Notre-Scigneur dans ce mystère les portait, encore
à passer à ses pieds une partie de leurs récréations. Animé
de ce même esprit de religion, M. Planat établit à Notre
Dame-de-l' Hermitage de semblables pratiques. Tous k
dt Pratt jours avant l'oraison, on devait y réciter l'antienne O salua taris ; après l'oraison, la prose: Lauda Sion Salvatorem; avant ni, 1684. le diner et le souper, l'hymne: Verbum supernum prodiens E ++ L'un des derniers membres de cette communauté, après
avoir échappé aux dangers de la persécution révolution
naire en se cachant, reprit ensuite son premier genre dt
vie, et fit un très-grand bien par son zèle apostolique dans
le diocèse de Clermont, surtout dans les environs d'Ambert
où il avait établi sa résidence. Nous parlons du père Gr
chon, qui mourut à l'hôpital d'Ambert, en novembre 1810,
et dont la Vie a été donnée au public. Sa mémoire est €1
grande vénération dans toute l'Auvergne, aussi bien que
son tombeau qui est devenu l'occasion d'un pieux pélerinagf
pl sic s'a qu ant qui M.
dan nro| Jo prèt soit l'éta:
fond néce:
leur Pa:
assOC missi qu'il :
ils ave Nous du di, destin put cr sémine même même effet il 1665, s ville, ment, € licat et des sën cette m, réussir, > mière.
» jeunes 'etson Tom. x
et Suiv.
et à laquelle il | à Été regardé en l'honneur pratiques de s de M.Olier ï, sanCtification issions. Ayant Clermont que missionnaire savaiC ii. Uu vai maisons n'ont intenu jusqu aire de Notreune commut-il, mème du dance de celui ment au ser- « qui, en 16, ériorité du sé- désiré rem-
ssociés, dans leur du très-saint Sur ardente dévoles portait, encore créations, Animé
établit à Notretiques. Tous le ‘antienne O sah- Salvatorem:; avant ernum prodiens
>mmunauté, après ution révolution >remier genre de apostolique dans \virons d'Ambert, ris du père Gi:
1 novembre 1015.
| mémoire est tn , aussi bien qu pieux pélerinagt.
placer de temps en temps par les sions, les exercices de Ja Communa sassocier quelques ecclésiastiqu quels il se livrerait, durant Quelques mois chaque année, à cette œuvre de zèle ; mais niM. de Poussé qui reçut sa demande durant ] M. de Bretonvilliers à quionen dans cette vue (1); et quoique M, nrojet lie éminaires diocés Jnuié aux & teurs de ces prêtres zélés et instruits, destiné soit aux autres besoins du dioce l'état actuel des choses, se confo fondateur, en écartant un dessei nécessairement les directeurs d leur occupation Exclusive, Parmi les prêtres que M.C XXIX, 4Socier au séminaire de Clermont, en qualité de sr de Ville missionnaires, il Y En avait un de trés-grand mérite nn qu'il avait connu au séminaire de Saint-Sulpice où supérieur du ils avaient été formés l'un et l'autre l
Séminaire de Nous parlons de M. René de Mornay de Villetertre, Besançon.
(?) Cat, d’entr.
ein plus important ; et l’on Sn “4 l'avait conduit autrefois au tait pour le mettre à lui-même une œuvre du inaire de Besançon, dont en tre le premier Supérieur, en 1665, sur les instances de l'archevêque de cette ville, M. de Villetertre, dans le nouvel établisse- Ment, eut même Pour sa part l'emploi le plus dé-
licat et le plus important, Ja direction Spirituelle
des séminaristes : et, au rapport de l'historien de
&tte maison, rien ne Semblait Jui Manquer pour y Kussir, « En même temps que Sa vertu et ses [u= aient en état d'inspirer aux ? Jeunes gens l'esprit ecclésiastique, Sa naissance
*6tson usage du fonde lui Pérmettaient de leur To. nr. 23
travaux des mis— uté, et à cet effet, ES à la tête des
1) Anc, visites ains, eût Proposé de Clermont. 1663.
rmeér aux vues du n qui détournerait € Ce qui devait être
hénart aurait voulu